MATCH SIERRA LEONE – MALI DE SEPTEMBRE : Une difficile équation à résoudre pour Jodar ?

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Arrivé en catastrophe pour monter une formation dont il n’a aucune connaissance réelle , Jean François Jodar a moins de deux mois pour se préparer à faire son baptême de feu contre les Sierra-Leonais. Et, s’il vous plaît, à Freetown. Pour beaucoup, les Aigles n’auront pas de mal à se défaire des Sierra Léonais.

Sous-estimer cette formation pratiquant un football musclé, serait commettre une grave erreur. Une chose est sûre, c’est que les Anglophones ne feront pas de cadeau à nos expatriés qui préfèreront ne pas aller au charbon. Or les Aigles ne doivent pas rater leur première sortie. Ils doivent se donner corps et âme pour arracher dès cette première sortie les points .Le billet pour Accra passe forcément par là. Peut-on réellement faire confiance à une formation composée uniquement de joueurs évoluant hors du Mali ?

Nous pensons que les locaux ont aussi leur place dans cette équipe nationale. Jean François Jodar devra faire assez attention dans le choix des joueurs pour ne pas connaître le même sort que ses prédécesseurs. Le public sportif malien est exigeant, compliqué et veut un résultat immédiat. On oubliera que le retard pris dans le travail ne lui est pas imputable.

Bâtir une formation exclusivement à partir des expatriés serait un grand risque pour Jean françois Jodar. Les locaux ont leur mot à dire dans cette confrontation contre la Sierra-Leone.
Tout le monde est unanime à reconnaître que le gros problème des Aigles, c’est au niveau de notre bastion défensif. Nous avons une défense poreuse qui s’affole et n’arrive pas contenir les assauts des attaquants adverses. A cette question de la défense, il faut ajouter celle du gardien de but.

Nous pensons qu’il doit consacrer l’essentiel des efforts à la mise en place d’une défense capable de conserver les avancées des attaquants et à trouver des remplaçants au Capitaine des Aigles Mamadou Djila, Djibril Sidibé, Soumaïla Coulibaly et Sékou Berthé,tous suspendus après les incidents de la Zambie. Pour ce faire, il doit recruter également parmi les locaux qui sont plus engagés pour la cause nationale et plus agressifs. Nous lui souhaitons beaucoup de réussite, de courage dans ses prises de décisions et prions beaucoup pour qu’il réussisse son baptême de feu. La Sierra Leone, pratiquant un football viril et évoluant chez elle, ne sera pas facile à battre. Voilà donc une difficile équation que Jodar devra s’employer à résoudre. Des joueurs comme Soumbeyla Diakité, Boubacar Sidiki Koné, Adama Tamboura, Alfousseyni Diakité et Janvier Abouta seront d’un apport positif. Ne nous fions pas aux défenseurs expatriés. Ils ont montré leur limite.

Tiémoko TRAORE

Le coup d’envoi des éliminatoires de la CAN 2008 qui se joue au Ghana débute en septembre 2006. Les Aigles du Mali effectueront le déplacement à Freetown avec leur nouvel entraîneur. Malamine Koné, promoteur de la firme Airness, a pu dénicher quelque part sur le territoire français, Jean François Jodar pour entraîner les Aigles.

Après la signature du contrat de celui que tout le Mali attendait, le commun des Maliens se pose la question de savoir ce que l’homme pourra apporter à notre sélection nationale minée par des questions de personnes, des querelles de clochers entre joueurs et des querelles entre le département et la fédération.

Pour bien préparer Ghana 2008, les responsables sportifs, les autorités de tutelle et autres doivent enterrer pour de bon la hâche de guerre.Ce n’est pas dans l’adversité que nous réussirons à redonner espoir et confiance à toute une nation qui veut voir son équipe évoluer aux côtés des autres nations au Ghana en 2008. Tant que l’on n’appuiera pas la fédération malienne de football dans sa démarche de réconciliation des coeurs et des esprits, sa quête d’une équipe unie,forte,gaie et consciente des enjeux; tant que l’on n’ arrêtera pas de faucher l’herbe sous les pieds de Malifoot, notre équipe nationale ne produira pas de résultats probants. Donnons-nous la main pour être présent en 2008 au Ghana et faisons comprendre aux uns et aux autres qu’à moins de deux mois des compétitions, il est impossible de bâtir une formation homogène. Jean François Jodar ne saurait alors être tenu responsable de quoi que ce soit.

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