Mohamed Lamine Haïdara à propos de l’assassinat du supporter Zakaria Traoré à Heremakono : «La justice se chargera de cette affaire. Les parents de Zaki peuvent compter sur nous»

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En réaction aux accusations faisant croire qu’il a envoyé ses supporteurs  à Hèrèmakono pour provoquer les supporteurs de la tendance Tidiane Niambélé, Mamadou Lamine Haïdara dit Mao était devant la presse le mercredi 3 mai 2017 pour donner sa version des faits.

Dans son introduction, Mamadou Lamine Haïdara «Mao» a fait observer une minute de silence et des bénédictions pour la mémoire de feu Zakaria Traoré dit Zaki assassiné par des hooligans près de Hèrèmakono, le terrain du Djoliba. Ensuite, il précisera qu’il n’a pas voulu parler de cette affaire parce qu’il attendait les cérémonies de sacrifices du 3e et du 7e jour de la mort du défunt pour réagir. N’ayant pas assisté à l’assassinat de Zaki, il fera intervenir des témoins oculaires de la scène du crime. Selon Moussa Diarra, des supporteurs qu’il a identifiés sont venus les provoquer en proférant des menaces de mort s’ils ne quittaient pas les lieux. C’est ainsi que ces supporteurs mirent leur menace à exécution en tabassant tous ceux qu’ils considéraient comme étant de la tendance Mao.

Aux dires de Seydou Traoré, c’est vers 17 h qu’il a acheté un ticket pour aller assister à l’entraînement du Djoliba. En entrant à Hèrèmakono quelqu’un l’a indexé comme étant de la tendance Mao. Sans chercher à comprendre, des supporteurs se sont mis à le tabasser. Il n’a eu la vie sauve que grâce à ses jambes.

Banidjè Traoré qui avait toujours les sparadraps sur la tête, racontera qu’il connaît ses agresseurs et les agresseurs du défunt Zaki. Pour lui, ces agresseurs étaient en mission de quelqu’un qu’il n’a pas voulu nommer. Il a été tabassé quand il a tenté de sauver Zaki de ses agresseurs. Il sera sauvé par les policiers venus sur place. Mais c’était trop tard pour Zaki qui a été battu à mort. Ils seront par la suite évacués à l’hôpital. «J’ai porté plainte contre les agresseurs que j’ai identifiés», a-t-il dit.

Alou Bocoum témoignera qu’il connaît aussi les agresseurs de Zaki qui sont de la tendance de Niambélé. Ayant eu la vie sauve grâce à ses jambes, il a dit avoir porté plainte contre eux.

Après ces témoignages, Mao dira qu’une plainte a été portée contre X au Tribunal de la Commune V. Et les agresseurs étant connus, ils seront dénoncés. Car, aux dires de Mao, trois plaintes sont contre eux. Ce qui prouve qu’ils sont multirécidivistes. «Quand j’ai été informé de l’agression entre des supporteurs, j’ai saisi le commissaire du 4earrondissement qui a dépêché des éléments sur les lieux. Dire que j’ai envoyé mes supporteurs à Hèrèmakono pour provoquer n’est pas vrai. Tout ce que j’entreprends à Hèrèmakono, j’avertis les autorités comme cela a été le cas lors de la mise en place de mon bureau. J’ai toujours prôné la paix, l’union, le dialogue, la solidarité et non la division. Car la division n’apporte rien au club. A cause de la division, cela fait 4 ans que le Djoliba n’a rien eu comme trophée. Je ne suis pas partisan de quelqu’un. Je suis un homme de conviction qui se bat pour ses convictions. Et je travaille dans ce sens-là. Je ne serai jamais acteur de la division au Djoliba. Ce qui est sûr, il n’y aura pas d’accord sur la mort de Zaki. C’est la justice qui se chargera de cette affaire», a indiqué Mao avant de rappeler que Zaki était connu de tout le monde sportif. «Il n’était pas un  loubard. Il était vendeur de ticket. Un chef de famille tranquille», a-t-il témoigné, avant de regretter le fait que certains se sont vantés de l’assassinat de Zakaria.  Mao a apaisé les parents de la victime à qui il a promis que justice sera faite pour Zaki. «Les parents de Zaki peuvent compter sur nous. Et nous serons toujours envers Zakaria », a-t-il conclu, avant de faire des bénédictions pour le repos de l’âme de Zaki.

Siaka Doumbia

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