Préparation des Aigles du Mali : La FEMAFOOT fait preuve de négligence

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Le 21 janvier 2012, les regards des amoureux du football africain seront braqués sur le Gabon et la Guinée Equatoriale pour le coup d’envoi de la phase finale de la 28ème Coupe d’Afrique des Nations 2012. A dix jours du démarrage de cette grande messe du football africain, rassemblement biennal des pays membres de la CAF, les équipes qualifiées à ce grand radez vous, qui s’approche à très grand pas, entrent de plein pied, dans la phase préparation de la Sélection Nationale. Qu’en est-il de nos représentants, les Aigles ?

Les Aigles du Mali, basés  à Kabala, dans leur nid et cocon du Centre Sportif d’Elite «Ousmane Traoré», sont actuellement en stage de regroupement, en vue de la première phase de leur préparation pour la compétition africaine de haut niveau. Depuis le 8 Janvier 2012, ils sont internés et aux petits soins des autorités et de la FEMAFOOT.

Ce n’est qu’hier mardi, dans l’après midi, que les joueurs d’Alain Giresse, ont pu changer leur statut provisoire de «sans adversaire», en ayant eu à livrer, pour la petite forme et pour la petite histoire, un mini mach amical contre une sélection de joueurs et vedettes en vue, de l’actuel championnat national. C’est le stade du 26 mars de Bamako qui a été choisi pour abriter ce match inattendu, alors qu’on s’attendait à accueillir un adversaire de taille et équivalent au poids.

Cependant qu’au lendemain de la qualification de notre sélection nationale, le président de la fédération malienne de football (FEMAFOOT), avait eu à déclaré péremptoirement, dans la foulée de la joie suscitée d’alors, suite à notre qualification, que les Aigles «livreront un match amical international à domicile devant le public malien, dans le cadre de leur  préparation de la coupe d’Afrique des nations 2012».

En levée de rideau de cette rencontre, un  match original, peu coutumier entre gens sportifs inamicaux et certains responsables, ministres membres du gouvernement contestés, va opposer la fédération malienne de football à une telle «équipe extra gouvernementale et sportive» du Mali.

Comme pour dire, qu’il nous faut vaille que vaille imiter les voisins du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, dont les fédérations nationales de football ont eu à initier un tel affrontement amical avec leur étalons de football, en match de gala (à l’issue de cette rencontre, l’équipe du gouvernement ivoirien avec à sa tête le premier Ministre Guillaume Sorø, capitaine de cette formation, s’est imposée par le score de trois buts à zéro, dont deux buts ont été marqués par lui-même, et le troisième porte la signature du président de la République, SEM Alassane Ouattara).  Refermons la parenthèse.

Nous ne sommes pas tant obligés d’harmoniser toutes nos attitudes mentales dans le cadre de l’intégration africaine sans cultiver une différence qui nous reste propre, pour reprendre la chanson du rossignol du Mandé, l’artiste malien Salif Kéïta. 

Ce ne sera donc que 40 ans après, que la seconde descente en enfer du football malien va commencer, avec en pointe, une préparation timide qui n’annonce rien de bon. Pendant que le public, le peuple des supporters, les médiats et les patriotes nationaux comme ceux de la Diaspora, comptent sur nos joueurs pour rééditer l’édition de Yaoundé 72, en accédant en finale pour la seconde fois de son histoire. Toutes les télés sont achetées pour suivre l’évènement. Sans exagérer.

Les maillots aux couleurs de l’équipe nationale se vendent comme des petits pains. Mais sans adversaire du jour de taille à leur portée ou à leur merci. Comme le Nigéria (qui était prévu et qui reste à confirmer). Et pourquoi cette deuxième phase de la préparation va commencer  aujourd’hui, mercredi 11 janvier, à Lomé, alors que le Centre Sportif d’Elite «Ousmane Traoré» de Kabala est une merveille en matière de complexe et d’infrastructures sportives dans la sous-région ? Ce ne serait donc, qu’à l’issue de ce séjour au Togo, qu’ils prendront un vol spécial qui les mènera à France ville, où ils seront logés dans la poule D, en compagnie de la Guinéen, Botswana et du Ghana.

AMAN

 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.