Quatre mois après le verdict du tribunal arbitral du sport (tas) deboutant les frondeurs Yély Sissoko, Moussa Konaté, Boubacar Monzon Traoré sommés de payer plus de 6 millions de Fcfa de dommages intérêts à la Femafoot

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ci-contre Moussa Konaté, Bakari Monzon, Madou Sow

Le Tribunal Arbitral du Sport vient de dévoiler le montant que les frondeurs (Yéli Sissoko, Moussa Konaté, Boubacar Monzon Traoré et Me Basalifou Sylla) doivent payer plus de 6 millions de Fcfa à la Fédération Malienne de Football dirigée par Boubacar Baba Diarra au titre des dommages et intérêts, suite au verdict du procès qu’ils avaient tenté pour invalider l’Assemblée générale ordinaire de la Femafoot du 10 janvier 2015. Auparavant, ils avaient été condamnés à payer 3 millions de Fcfa à la fédération par voie d’huissier. 

Le procès des “frondeurs contre la Fédération malienne de football dirigée par l’Inspecteur Général de Police Boubacar Baba Diarra devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) continue de défrayer la chronique. Le mercredi dernier, le TAS a dévoilé le montant que les frondeurs (Yéli Sissoko, Moussa Konaté, Boubacar Monzon Traoré et autres) doivent payer à la Femafoot au titre des dommages intérêts. Il s’agit de plus de 6 millions de Fcfa et près de 300 000 Fcfa pour le TAS. Ils sont sommés de payer ce montant dans un délai d’un mois.  Auparavant, les frondeurs avaient payé plus de 3 millions de Fcfa à la Femafoot par voie d’huissier.

Il est nécessaire de rappeler que les frondeurs avaient attaqué l’Assemblée générale ordinaire de la Fédération malienne de football du 10 janvier 2015 devant le TAS. Il s’agissait d’invalider les recommandations issues de cette rencontre qui s’est déroulée dans les règles de l’art, conformément aux textes qui régissent le football malien. C’est le 18 septembre 2015 que le procès a eu lieu à Lausanne, en Suisse, au siège du TAS.

Le dossier sur l’invalidation de l’Assemblée générale ordinaire du 10 janvier 2015 a été défendu côté Femafoot, par l’ancien ministre Makan Moussa Sissoko, le Cabinet de Me Moustaphe Sow, Me Béatrice Loubié.

Quelques semaines après le procès, le TAS a rendu son verdict le 16 novembre 2015. Dans sa première décision, le TAS dit que “l’appel déposé le 20 mai 2015 par Yéli Sissoko, la Ligue de football de Bamako, le Club Olympique de Bamako ainsi que le Djoliba contre l’Assemblée générale ordinaire du 10 Janvier 2015 de la Femafoot et les décisions y adoptées est irrecevable” avant d’ajouter que “les frais de la présente procédure arbitrale dont le montant sera communiqué par le TAS par décision séparée, seront supportées à hauteur de 20% par la Femafoot et à hauteur de 80% par les frondeurs”. Ce n’est pas tout. Le président de la formation, Jacques Radoux, a aussi indiqué que “Yéli Sissoko, Boubacar Monzon Traoré, Moussa Konaté et Me Basalifou Sylla verseront, solidairement, un montant de CHF 3 000 à l’intimé valant participation à ses frais d’avocats”. C’est dire que le dossier de cette première affaire est désormais clos.

On se rappelle que ceux qui voulaient prendre en otage le football malien avaient été déboutés à plusieurs reprises par la Fédération internationale de football association (Fifa).

L’instance dirigeante du football n’a jamais hésité, un seul instant, pour réaffirmer tout son soutien et son accompagnement au Comité exécutif dirigé par Boubacar Baba Diarra. Cela tout simplement parce que c’est une fédération qui respecte le droit et les textes. N’eut été la résistance de Boubacar Baba Diarra et de son équipe, c’en était fini pour le football malien puisque les frondeurs avaient fait croire à tout le monde qu’ils avaient raison.

Après la Fifa et le TAS, c’est l’Assemblée nationale, la deuxième institution du Mali, qui a donné raison au Comité exécutif de la Femafoot. Grâce aux différentes raisons issues de cette médiation, on peut dire aujourd’hui que la crise du football est désormais un mauvais souvenir.

Le championnat national Ligue 1 est à sa troisième journée. La Ligue de football de Bamako a un nouveau président, en la personne de Kassoum Coulibaly dit Yambox élu pour quatre ans. Malgré tout, certaines personnes du côté des frondeurs n’arrivent pas à digérer cette sortie de crise, oubliant qu’ils sont les grands perdants aujourd’hui. Comme le ridicule ne tue plus au Mali, certains sont dans une logique de créer la Fédération de football du Nord.

La question qu’on se pose est de savoir si cette fédération sera reconnue et par qui ? Ce n’est ni la CAF ni la FIFA.

                 

 A.B. HAÏDARA

 

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