Silence, on veut politiser notre football au profit des gens du Nord !

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Jamais, la crise au sein du football malien n’a autant durĂ©. Chaque jour que Dieu fait, elle ne cesse de s’aggraver aux yeux de tout le monde. Comme disait l’autre, tout le monde voit la vĂ©ritĂ©, mais on ferme les yeux et on ne dit rien. Parce que le problème est très simple. Il s’agit de l’application des textes qui rĂ©gissent notre propre football. Ils ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©s par les mĂŞmes acteurs, notamment les secrĂ©taires gĂ©nĂ©raux des clubs. Malheureusement, on veut laisser ces textes pour favoriser certains clubs (Djoliba, COB, CSK et Avenir de Tombouctou), qui ont refusĂ© de participer Ă  toutes les compĂ©titions de la Femafoot tant que Boubacar Baba Diarra est prĂ©sent. Alors qu’il est Ă©lu lĂ©gitiment pour 4 ans, depuis le 8 octobre 2013 Ă  Mopti.   Après avoir signĂ© trois forfaits, ces clubs ont Ă©tĂ© relĂ©guĂ©s en deuxième division. Ils ont Ă©tĂ© frappĂ©s par l’article 38 du règlement spĂ©cial du championnat. Il est bien prĂ©cisĂ© que : “Tout club ayant dĂ©clarĂ© trois forfait, consĂ©cutivement  ou non, en championnat national sera dĂ©clarĂ© forfait gĂ©nĂ©ral. Tout club dĂ©clarĂ© forfait gĂ©nĂ©ral en première phase est automatiquement relĂ©guĂ© en division infĂ©rieur”. MalgrĂ© tout, les autoritĂ©s maliennes ne veulent pas respecter les textes parce qu’il y a que ces quatre clubs sont plus forts que la loi. Parce que, aussi, AbĂ©ta Ag Seydou est membre influent du bureau politique du parti au pouvoir, le Rpm. Il est le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Section du parti des tisserands Ă  Kidal et prĂ©sident de la Ligue de football de la mĂŞme localitĂ©. Il est aussi l’un des acteurs clĂ©s du groupe des frondeurs, qui veulent coĂ»te que coĂ»te prendre notre sport roi en otage. Ce qui a aggravĂ© cette affaire parce que les trois ligues du Nord (Tombouctou, Gao et Kidal) sont concernĂ©es. Les responsables de ces ligues ne cessent de faire croire aux autoritĂ©s maliennes comme si, ils ont Ă©tĂ© Ă©cartĂ©s de toutes les activitĂ©s du football. Le hic est que cela est dĂ» Ă  leurs propres comportement vis-Ă -vis Ă  ceux qui ont eu la chance de gĂ©rer aujourd’hui le football malien.

VoilĂ  pourquoi, la crise du football ne finit pas parce qu’ils sont dans le “faux”. VoilĂ  encore pourquoi le football malien est en train d’ĂŞtre politisĂ© parce que ce groupe minoritaire est quelque part soutenu par les autoritĂ©s dans le “faux”. Si on disait la vĂ©ritĂ© aux frondeurs de laisser l’actuel ComitĂ© exĂ©cutif de la Femafoot reconnu par la Fifa et la Caf, de terminer au moins son mandat pour le bonheur du football malien. Puisque le Mali n’a jamais rĂ©alisĂ© ces diffĂ©rentes performances en 2015.

Jamais, le football malien n’a Ă©tĂ© aussi politisĂ©. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Ibrahim Boubacar KĂ©ĂŻta doit faire attention pour ne pas tomber dans le piège. Après le refus des 14 clubs de Ligue 1 et du ComitĂ© exĂ©cutif de la Femafoot des recommandations de l’AssemblĂ©e Nationale, certains clubs veulent manifester leur mĂ©contentement Ă  travers une sĂ©rie de marche. A notre avis, cette crise avait Ă©tĂ© terminĂ©e depuis la fin de la saison 2014 – 2015 oĂą ces quatre clubs n’ont pas jouĂ©. MalgrĂ© tout, le PrĂ©sident IBK a tenu Ă  prĂ©sider en personne la finale de la Coupe du Mali aux yeux de tous les supporters. Cela veut dire que lui-mĂŞme avait acceptĂ© la relĂ©gation de ces clubs en deuxième division.

Le risque est d’autant plus grave, si jamais, le dĂ©partement des Sports retirait la dĂ©lĂ©gation Ă  la Femafoot. C’est tout simplement la suspension du Mali dans toutes les activitĂ©s par la Fifa et la Caf.

Alou  B. HAÏDARA

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