Sortie de crise du football malien : Le ministre Poulo dit tout

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Le ministre Housseini Amion GUINDO
Le ministre des Sports, Housseini Amion GUINDO

Dans une interview exclusive accordĂ©e Ă  notre rĂ©daction, le ministre des Sports, Housseini Guindo dit “Poulo” revient sur les circonstances qui l’ont conduit Ă  dissoudre le bureau de la FĂ©dĂ©ration malienne de football, les contours de l’accord de sortie de crise signĂ© et sa propre participation Ă  la mouvance prĂ©sidentielle…

Pourquoi aviez-vous dissous le bureau de la FEMAFOOT dirigé par Boubacar Baba Diarra?

La crise au sein de la FEMAFOOT a dĂ©butĂ© en 2013, suite au renouvellement du bureau exĂ©cutif Ă  Mopti. Des mĂ©sententes ont plongĂ© le bureau dans une crise qui a durĂ© presque quatre ans. Tout le Mali a tentĂ© une mĂ©diation en vain: le prĂ©sident de la RĂ©publique  Ibrahim Boubacar KĂ©ita; Dioncounda TraorĂ©, ancien chef de l’Etat; Issiaka SidibĂ©, le prĂ©sident  de l’AssemblĂ©e nationale; les leaders religieux Ousmane Cherif Madani Haidara, Mahmoud Dicko et le ChĂ©rif de Nioro; les familles fondatrices de Bamako, le ComitĂ© Olympique qui regroupe 32 associations sportives, les personnes ĂągĂ©es, etc.  Toutes ces personnalitĂ©s ont tentĂ© de faire la paix entre les deux tendances rivales qui se combattaient au sein du bureau de la FEMAFOOT. Toutes ces mĂ©diations ont Ă©chouĂ©.

Face Ă  cette situation de blocage, le ministre des Sports que je suis, garant du bon fonctionnement du sport national, n’avait d’autre choix que de dissoudre le bureau fĂ©dĂ©ral. Il ne fallait pas permettre que dans un contexte de crise, un nouveau bureau soit mis en place car il aurait Ă©tĂ© Ă©galement contestĂ© et  la crise se serait poursuivie au moins jusqu’en 2021. Plusieurs cadres de la FEMAFOOT Ă©taient en effet suspendus Ă  vie, d’autres pour  20 ou 30 ans : ils auraient Ă©tĂ© exclus des Ă©lections prĂ©vues pour fin 2017 et auraient continuĂ© Ă  contester le bureau sorti de ces Ă©lections. La crise avait conduit Ă  la formation de bureaux parallĂšles. La crise s’Ă©tait mĂȘme dĂ©localisĂ©e au niveau des ligues : SĂ©gou avait eu deux ligues,   Bamako aussi.

En dissolvant le bureau fĂ©dĂ©ral, mon but Ă©tait de donner au pays les moyens de rĂ©soudre Ă  l’interne la crise de la FEMAFOOT.Je savais que la FIFA  suspendrait la FEMAFOOT suite Ă  ma dĂ©cision.

Un accord de sortie de crise a été signé le 27 avril: dans quelles circonstances ?

Avec le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga, nous avons rencontrĂ© toutes les parties. Le Premier Ministre, aprĂšs m’avoir consultĂ©, a dĂ©signĂ© une Ă©quipe de mĂ©diation composĂ©e du Ministre du Commerce, porte-parole du gouvernement, Abdel Karim KonatĂ©; du ministre de la Jeunesse,  Amadou Koita; du directeur national des Sports qui me reprĂ©sentait; du prĂ©sident du ComitĂ© de normalisation du football que j’avais nommĂ©, et d’autres personnalitĂ©s.

L’Ă©quipe de mĂ©diation a rĂ©uni les deux camps rivaux pendant deux jours. Les discussions ont abouti Ă  un accord.

Cet accord n’est-il pas un dĂ©saveu de votre dĂ©cision de dissoudre le bureau de la FEMAFOOT ?

Au contraire, c’est ma dĂ©cision qui a permis l’accord de rĂšglement de la crise. Elle a permis aux deux parties de  se mettre autour de la table pour discuter, ce qui n’avait pas Ă©tĂ© possible avant la dissolution du bureau. L’Ă©quipe de mĂ©diation dĂ©signĂ©e par le Premier ministre n’est pas plus respectable que le prĂ©sident de la RĂ©publique ou les autres personnalitĂ©s qui, auparavant, avaient tentĂ© sans succĂšs une mĂ©diation. Si la mĂ©diation a abouti cette fois-ci, c’est parce qu’elle intervenait aprĂšs que le bureau fĂ©dĂ©ral avait Ă©tĂ© mis en position  de faiblesse suite Ă  sa dissolution. Et dĂšs lors qu’il y a eu accord entre les parties en conflit, je ne pouvais que revenir sur  ma dĂ©cision. Je n’avais aucune raison de maintenir des sanctions qui pouvaient empĂȘcher nos jeunes de participer Ă  la Coupe d’Afrique.

Quel est le contenu de l’accord ?

L’accord rĂ©pond Ă  tout ce qu’on avait demandĂ© auparavant. Les parties signataires  se sont engagĂ©es Ă  lever toutes les sanctions liĂ©es Ă  la crise; Ă  suspendre toutes les actions judiciaires tant au plan nation qu’international. En plus, le bureau dirigĂ© par Boubacar Diarra s’est engagĂ© Ă  s’auto-dissoudre au plus tard le 12 juin 2017 pour que soit mis en place un ComitĂ© de normalisation sous la supervision de la FIFA. La prĂ©sence de la FIFA a pour but de constater l’auto-dissolution du bureau fĂ©dĂ©ral et de donner une reconnaissance internationale au ComitĂ© de normalisation.

En outre, les parties ont proposé au gouvernement du Mali :

– l’annulation des dĂ©cisions numĂ©ro 001 1/MS-SG du 8 Mars 2017 portant dissolution du Comité  exĂ©cutif de la FEMAFOOT et numĂ©ro 0012/MS-SG du 11 Mars 2017 portant mise en place d’un ComitĂ© provisoire ;

– l’indemnisation du “Djoliba AC” et des “Onze CrĂ©ateurs” de NiarĂ©la en raison de leur disqualification suite Ă  la dĂ©cision de suspension prise par la FIFA contre la FEMAFOOT.

L’accord prĂ©voit enfin le maintien dans le bureau dirigĂ© par Boubacar Baba Diarra du vice-prĂ©sident et du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© de normalisation que j’avais dĂ©signĂ©s.

Avez-vous des garanties que Boubacar Baba Diarra respectera le protocole d’accord ?

La meilleure garantie d’exĂ©cution du protocole d’accord, c’est le peuple malien lui-mĂȘme. Boubacar Baba Diarra a signĂ© l’accord librement et devant tout le peuple. Le Premier ministre est garant de l’accord.De surcroĂźt, ce mardi, les protagonistes de l’accord seront reçues par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Y a-t-il de garanties plus sĂ»res que celles du prĂ©sident de la RĂ©publique, du chef du gouvernement et du peuple malien ?

Que rĂ©pondez-vous Ă  ceux qui pensent qu’en remettant Boubacar Baba Diarra Ă  sa place, le gouvernement vous a trahi ?

Je ne pense pas avoir Ă©tĂ© trahi par le gouvernement. Le Premier ministre a engagĂ© tout le gouvernement aprĂšs m’avoir rĂ©guliĂšrement consultĂ©.

N’avez-vous pas perdu la face devant Boubacar Diarra  qui revient Ă  la tĂȘte de la FEMAFOOT ?

Je ne le crois pas. Boubacar Diarra avait chassĂ© des personnes du bureau fĂ©dĂ©ral. Ces personnes s’Ă©taient tournĂ©es vers le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui avait dĂ©clarĂ© leur suspension nulle. MalgrĂ© cette dĂ©cision du TAS, Diarra avait maintenu la suspension. Lorsqu’on se permet de violer les lois, l’Etat a le devoir de vous rappeler Ă  l’ordre. En tant que ministre des Sports, garant de l’application des textes dans ce secteur, je me devais d’agir. En dehors de cela, il n’ya aucun problĂšme entre moi et Boubacar Diarra.

Vous parlez du retour de Boubacar Baba Diarra comme d’une victoire de l’intĂ©ressĂ©. Est-ce vraiment une victoire ? Je ne le crois pas. En effet, Diarra  revient mais pour lever toutes les suspensions qu’il avait dĂ©cidĂ©es. Diarra revient mais pour traiter avec ceux-lĂ  mĂȘme qu’il avait chassĂ©s. Diarra revient mais pour seulement 45 jours. Diarra revient mais pour procĂ©der, avant le 12 juin, Ă  l’auto-dissolution de son propre bureau et passer le pouvoir Ă  un comitĂ© de normalisation qui organisera les futures Ă©lections. Et en attendant que ce ComitĂ© voie le jour, Diarra est flanquĂ© d’un secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral issu du bureau provisoire que j’avais installĂ©. Ce secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral remplace Yacouba Djan auquel Diarra tenait absolument. Est-ce vraiment lĂ  une victoire de Boubacar Baba Diarra?

Comment expliquer votre maintien dans le gouvernement malgrĂ© la crise, quand on sait que d’autres ministĂšres secouĂ©s par des grĂšves ont perdu leurs titulaires?

Je laisse cette appréciation à celui qui a formé le gouvernement.

La crise de la FEMAFOOT ne vous a-t-elle pas affaibli politiquement ?

Non, je ne le pense pas. La crise sportive dont nous sortons est la plus grave qu’un gouvernement ait affrontĂ©e depuis 1960 car elle avait des implications dans tous les domaines. J’ai pris une dĂ©cision qui, certes, aurait pu m’affaiblir, mais je prĂ©fĂšre toujours prendre une mauvaise dĂ©cision que de ne pas dĂ©cider. La crise m’a remis en selle car la solution est venue de la dissolution que j’ai prononcĂ©e.

Comment sera géré le cas de du sélectionneur national, Alain Giresse ?

Alain Giresse a Ă©tĂ© recrutĂ© par le bureau de la FEMAFOOT sur la base d’un contrat d’objectifs. Ces objectifs consistaient, de la part de Giresse, Ă  qualifier le Mali Ă  la coupe d’Afrique et Ă  la Coupe du Monde de football. Mais le contrat en lui-mĂȘme Ă©tait mauvais car il ne chargeait pas Giresse de remporter une coupe. En qualifiant le Mali pour la phase finale de la Coupe d’Afrique 2017, Giresse a  rempli une part du contrat. Il restait le second objectif Ă  atteindre: qualifier le Mali pour la Coupe du monde. Mais du fait que l’Ă©quipe nationale a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e dĂšs le premier tour de la CAN 2017, le bureau de Boubacar Baba Diarra et le sĂ©lectionneur se sont retrouvĂ©s sous la pression de l’opinion publique. Au lieu d’assumer sa faute (la signature d’un mauvais contrat), le bureau de Diarra a voulu se dĂ©barrasser du sĂ©lectionneur Giresse. Et pour cela, il m’a demandĂ© de verser au sĂ©lectionneur des indemnitĂ©s de dĂ©part de 300 millions de FCFA. J’ai refusĂ© net.

Vous savez, je viens d’un village pauvre. A 7 ans, avec mes deux frĂšres de lait, je devais marcher pieds nus sur des pierres brĂ»lantes pour aller Ă  l’Ă©cole distante de plusieurs kilomĂštres. Il n’y avait pas d’infirmier 80 km Ă  la ronde et mes deux frĂšres sont dĂ©cĂ©dĂ©s Ă  une semaine d’intervalle sans que je sache Ă  ce jour pourquoi. Croyez-vous que je sois capable de payer 300 millions d’argent public Ă  une seule personne parce qu’un bureau de la fĂ©dĂ©ration a signĂ© un mauvais contrat ? Je ne le ferai jamais ! Combien de puits, d’Ă©coles et de dispensaires pourrait-on construire avec une telle somme ? J’ai dit au bureau d’assumer sa faute et que l’Etat ne paierait pas pour lui. J’ai soulignĂ© que je m’en tenais au contrat signĂ© entre le bureau et Giresse: si ce dernier n’arrive pas Ă  nous qualifier pour la Coupe du monde, il sera remerciĂ© pour avoir manquĂ© son second objectif et l’Etat gardera son argent. Ayant su ma position, des membres du bureau fĂ©dĂ©ral sont allĂ©s raconter que si Giresse gardait son poste, c’Ă©tait parce qu’il Ă©tait “l’homme du ministre”. La vĂ©ritĂ© est autre. Diarra lui-mĂȘme a prĂ©tendu que Giresse devait partir car sa sĂ©curitĂ© ne serait pas garantie au Mali. La vĂ©ritĂ© est autre et je ne comprends pas comment on se permet de jeter le discrĂ©dit sur tout un pays pour masquer les mauvaises clauses d’un contrat.

Quelle est la force actuelle de votre parti, la CODEM, du point de vue des Ă©lus ?

La CODEM, Ă  l’issue des Ă©lections communales du 20 novembre 2016, a obtenu 707 conseillers et 38 maires, ce qui nous classe 4Ăšme rang des forces politiques du Mali,  derriĂšre le RPM, l’ADEMA et l’URD. Nous sommes la 3Ăšme force politique de la mouvance prĂ©sidentielle aprĂšs le RPM et l’ADEMA. Nous avons bĂ©nĂ©ficiĂ©, plus tard, de multiples adhĂ©sions Ă  Sikasso, Diago, Bamako et ailleurs. Ces adhĂ©sions ont portĂ© Ă  737 le nombre de nos conseillers communaux. A l’AssemblĂ©e nationale, nous sommes aussi la 4Ăšme force avec 5 dĂ©putĂ©s. Nous ne cessons de progresser puisqu’en 2009, nous n’Ă©tions que le 6Ăšme parti sur l’Ă©chiquier national.

Votre force Ă©lectorale ne se reflĂšte pas dans votre reprĂ©sentation au gouvernement…

Notre congrĂšs qui se tiendra du 13 au 14 mai 2017 tranchera cette question.

Vous n’ĂȘtes que ministre des Sports malgrĂ© votre poids Ă©lectoral…

Contrairement Ă  ce que vous insinuez, le sport revĂȘt Ă  mes yeux la plus haute importance. C’est par le sport que je suis entrĂ© dans la politique. En 2004, Ă  Sikasso, on m’a confiĂ© un club de football (le Stade malien de Sikasso) qui, la mĂȘme annĂ©e, est montĂ©e en premiĂšre division. C’Ă©tait historique pour la jeunesse de Sikasso car le club, crĂ©Ă© depuis 1963, n’avait jamais rĂ©ussi un tel exploit. Sur ces entrefaites, un dĂ©putĂ© est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  Sikasso en 2005. J’ai Ă©tĂ© alors dĂ©marchĂ© par le RPM pour ĂȘtre son candidat. Je n’Ă©tais pas militant de ce parti qui n’avait mĂȘme pas de siĂšge local. Lors de cette Ă©lection lĂ©gislative partielle, j’ai battu la candidate de la majoritĂ© prĂ©sidentielle. VoilĂ  comment je suis arrivĂ© Ă  la politique grĂące au sport. Et si la politique m’amĂšne ministĂšre des sports, j’y vois une consĂ©cration.   Donc, le dĂ©partement des sports me convient parfaitement. Une fois Ă  ce poste, j’ai revalorisĂ© les primes des joueurs car les rĂ©sultats passent par la motivation. Les rĂ©sultats ont suivi…

Propos recueillis par Abdoulaye Guindo

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14 COMMENTAIRES

  1. C’est le ministre qui parle, juste pour vous dire que ce Monsieur est trĂšs mĂ©chant
    citation:
    Alain Giresse a Ă©tĂ© recrutĂ© par le bureau de la FEMAFOOT sur la base d’un contrat d’objectifs. Ces objectifs consistaient, de la part de Giresse, Ă  qualifier le Mali Ă  la coupe d’Afrique et Ă  la Coupe du Monde de football. Mais le contrat en lui-mĂȘme Ă©tait mauvais car il ne chargeait pas Giresse de remporter une coupe. En qualifiant le Mali pour la phase finale de la Coupe d’Afrique 2017, Giresse a rempli une part du contrat. Il restait le second objectif Ă  atteindre: qualifier le Mali pour la Coupe du monde. Mais du fait que l’équipe nationale a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e dĂšs le premier tour de la CAN 2017, le bureau de Boubacar Baba Diarra et le sĂ©lectionneur se sont retrouvĂ©s sous la pression de l’opinion publique. Au lieu d’assumer sa faute (la signature d’un mauvais contrat), le bureau de Diarra a voulu se dĂ©barrasser du sĂ©lectionneur Giresse. Et pour cela, il m’a demandĂ© de verser au sĂ©lectionneur des indemnitĂ©s de dĂ©part de 300 millions de FCFA. J’ai refusĂ© net.
    Fin de citation.

  2. Maliko, vous transformez ce qui s’est rĂ©ellement passĂ©. C’est le sier Yeli SISSOKO alors Ă  l’époque trĂ©sorier de la FEMAFOOT qui avait refusĂ© de se soumettre Ă  un audit de la FIFA et avait essayĂ© de bloquer les comptes banquaires de la FEMAFOOT. Alors Boubacar Baba DIARRA l’a destituĂ© comme le prĂ©voit les textes de la FEMAFOOT. Comme Boubacar Baba DIARRA avait dĂ©jĂ  des problĂšmes avec Mamadou Dipa FanĂ© Ă  l’époque PrĂ©sident des anciens joueurs. Le problĂšme entre Baba et Mamadou Dipa FanĂ© est survenu quelque jour aprĂšs la nomination de POULO comme Ministre des Sports. Mamadou Dipa FanĂ© a fait croire au Ministre des Sports Poulo nouvellement nommĂ© que Baba ne satisfait pas Ă  leurs dolĂ©ances. Baba trĂšs en colĂšre l’a interpellĂ© verbalement devant le Ministre des Sports Poulo. Le Ministre des Sports Poulo voulant chercher des problĂšmes avec la FEMAFOOT a dĂ©cidĂ© de soutenir Mamadou Dipa FanĂ© sur Baba. Le mĂȘme Mamadou Dipa FanĂ© a dĂ©cidĂ© alors de se joindre Ă  Yeli SISSOKO pour crĂ©er le clan des frondeurs (dĂ©nommĂ© clan des clubs majoritaires). Dieu le tout puissant ne dormant pas a dĂ©cidĂ© de soutenir Boubacar Baba DIARRA qui dĂ©tenait la vĂ©ritĂ©. PoulO, le Ministre des Sports ayant Ă©chouĂ© dans toutes ces tentatives contre Boubacar Baba DIARRA doit dĂ©missionner avant qu’IBK ne limoge du gouvernement.

  3. poulo t’es le plus nul des ministres des sports du Mali, ministre fumeur de chanvre indien, ecarteur des jambes de sa chargĂ©e de mission Aicha. Tes propos prouvent que tu merites pas de sieger dans ce gouvernement AIM.

  4. En Ă©coutant (ou en lisant, je sais pas si la transcription est bien faite) ce Monsieur, on a l’impression d’assister Ă  un dĂ©bat sous le manguier au grin. On dirait une affaire personnelle (DIARRA revient pour 45 jours, Baba accepte les personnes qu’il a refusĂ©, Baba a t-il gagne, non Baba n’est pas vainqueur, DIARRA a fait ceci, Baba a fait cela…..) ça doit ĂȘtre terrible le niveau du dĂ©bat intellectuel lors des conseils des ministres si tous les ministres sont Ă  l’image de celui-ci. Dieu sauve le Mali.

  5. Tu es trop petit pour dissoudre la FEMAFOOT, tout le monde sait que c’est ton idiot de PrĂ©sident IBK qui a pris cette dĂ©cision. C’est pour cette raison que tu es rester Ă  ta place au dernier remaniement, mais, jusqu’Ă  quand?.
    Pauvre de toi.

  6. MR LE MINISTRE VOUS AVEZ RAISON SUR TOUTE LA LIGNE DANS CETTE AFFAIRE. IL FALLAIT CONTINUER A VOUS TAIRE CAR SEUL LE SILENCE EST GRAND SURTOUT DANS UN PAYS OU L’IGNORANCE DES UNS, LA MALHONNETE ET LA MAUVAISE FOI ET LA MECHANCETE DES AUTRES EST LA REGLE.

  7. Quand allez vous savoir votre Baba DiarrakĂȘ lĂ  est indĂ©fendable ? Il est le plus tĂȘtu et plus rancunier de tout les Maliens. Vous traitez le ministre des sports de les noms d’oiseau, mais vous ne dites jamais ce qu’il a fait pour mettre la femafoot en crise. Votre acharnement a un but inavouĂ©. Tout s’est devant nous au Mali ici.
    Votre Baba Diarra n’a rien fait d’extraordinaire pour le foot malien, qui mĂ©rite un engouement s’il l’a fait dites le. Continuer Ă  prĂȘcher dans le dĂ©sert, tampis pour vous.

  8. RAPPEL :
    Voici Monsieur le Ministre ce que je vous disais depuis le 9 Novembre 2016 :
    RAPPEL
    kabako12 9 Nov 2016 at 13:13
    Les propos du Ministre prouve qu’il ne dit pas la vĂ©ritĂ© au sujet de ses rencontres Ă  Zurich.
    Quand il dit que “si la FIFA ne prend pas ses responsabilitĂ© l’état Ă  travers sa personne sera amenĂ© Ă  prendre ses responsabilitĂ©s”.
    S’il a Ă©tĂ© mandatĂ© par la FIFA de rĂ©gler la crise ce n’est pas pour mettre hors jeu la FEMAFOOT mais au contraire, de part sa fonction, d’ĂȘtre un maillon entre les deux protagonistes pour une issue favorable. Cela a Ă©tĂ© un gĂąchis car, il a montrĂ© tout ce qu’on savait dĂ©jĂ  de lui depuis le dĂ©but de cette crise. Ces pourquoi Mr. le Pdt, cet homme n’est plus utile pour ce DĂ©partement, il vaut mieux en toute urgence mettre hors d’état de nuire en nommant un interlocuteur neutre et compĂ©tent pour ce poste.
    RĂ©pondre
    http://www.maliweb.net/sports/crise-football-malien-fifa-veiller-a-lexecution-correcte-de-sentence-tas-1879362.html

  9. Kabako12 2 Mai 2017 at 10:57
    Vu la décision inopportune de dissolution du comité exécutif de la FEMAFOOT ; par le Ministre sports,
    Vu les diffĂ©rents conseilles qui lui ont Ă©tĂ© faits depuis le dĂ©but de la crise jusqu’à la dĂ©cision de dissolution,
    Vu les médiations du panel ministériel conduit par le Ministre du commerce, porte parole du Gvt et celui de la jeunesse et construction citoyenne avec la bénédiction du PM,
    Vu que le Ministre des sports est un jeune,
    Vu que le Gouvernement a eu la sagesse, Ă  travers le PM de persuader le Ministre Poulo, d’annuler les dĂ©cisions de dissolution et de nomination du CONOR,
    Vu qu’un protocole d’accord a Ă©tĂ© signĂ© entre le ComitĂ© ExĂ©cutif de la FEMAFOOT et le collectif des clubs maj.
    Vu que les dites décisions ont été annulées par le Ministre des sports,
    Vu que le Bureau FĂ©dĂ©ral a envoyĂ© un fax Ă  la FIFA faisant Ă©tat de l’annulation des deux dĂ©cisions du ministĂšre des sports,
    Vu que la FIFA a envoyé un fax faisant état de la levée de la suspension de la FEMAFOOT,
    Vu que le comité exécutif dirigé par Baba Diarra est installé désormais dans ses droits,
    Vu les conséquences désastreuses suscitées par ces deux décisions prises par le Département des sports, sur les acteurs du Football, les supporters et les populations Maliennes,
    Vu le coup portĂ© Ă  l’image du Mali, du Gouvernement Malien, des Institutions de la RĂ©publique du Mali ; dans le Mali et Ă  l’étranger.
    Le Ministre des sports, Ă  travers tout ce qui prĂ©cĂšde devrait dĂ©missionner de son propre grĂ© ou ĂȘtre dĂ©mit par le PM.
    En dĂ©pit de cela, personnellement, compte tĂ©nue du jeune Ăąge du Ministre, je pense qu’on peut lui donner une seconde chance pour lui permettre de corriger ces erreurs.
    Mais, attention ! Monsieur le Ministre de ne pas utiliser cela pour vous venger.

  10. Monsieur le Ministre, je pensais que vous aviez appris des leçons de ce qui vient de ce passer. Mais, à travers cet article, je demeure convaincu que vous voulez toujours en découdre avec Baba Diarra.
    Il faut savoir arrĂȘter la bataille et reconnaitre votre dĂ©faite. Vous aviez gagnĂ© une partie de la bataille contre Baba en dissolvant le Bureau fĂ©dĂ©ral. Vous venez alors de perdre la guerre devant Baba. Il faut saluer le PM pour vous avoir sauver du naufrage, il ne faut pas en ajouter.

  11. Poulo tout ce que tu dis est do folklore et si rĂ©ellement tu es un vrai dogon, un hallala tu dois dĂ©missionner. ça m’Ă©tonne trĂšs fort que tu aies une dignitĂ©.

  12. “Vous parlez du retour de Boubacar Baba Diarra comme d’une victoire de l’intĂ©ressĂ©. Est-ce vraiment une victoire ? Je ne le crois pas. En effet, Diarra revient mais pour lever toutes les suspensions qu’il avait dĂ©cidĂ©es. Diarra revient mais pour traiter avec ceux-lĂ  mĂȘme qu’il avait chassĂ©s. Diarra revient mais pour seulement 45 jours. Diarra revient mais pour procĂ©der, avant le 12 juin, Ă  l’auto-dissolution de son propre bureau et passer le pouvoir Ă  un comitĂ© de normalisation qui organisera les futures Ă©lections. Et en attendant que ce ComitĂ© voie le jour, Diarra est flanquĂ© d’un secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral issu du bureau provisoire que j’avais installĂ©. Ce secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral remplace Yacouba Djan auquel Diarra tenait absolument. Est-ce vraiment lĂ  une victoire de Boubacar Baba Diarra?” VOUS PARLEZ COMME S’IL SAGISSAIT DE PROBLEMES PERSONNELS. ICI IL SAGIT DE L’AVENIR DE JEUNES TALENTUEUX QUI SONT L’AVENIR DE NOTRE FOOT

  13. Donc toutes ces conneries, c’est pour la suspension de quelques membres du bureau fĂ©dĂ©ral ? Et pourtant cet ignard parlait de problĂšmes de sĂ©curitĂ© dans les stades, de mauvaise gestion lors de la dissolution du bureau. Et lĂ  aucun mot sur ces accusations. Ah connerie quand tu nous tiens.

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