Suspension de la FEMAFOOT par la FIFA : Enorme gâchis pour le football malien

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Suite à la dissolution du Comité exécutif de la Fédération malienne de football (Femafoot), et son remplacement par un comité transitoire, la FIFA a réagi. Elle a suspendu la Femafoot jusqu’à l’annulation de la décision de dissolution du ministre des sports et le retour du bureau fédéral dirigé par Boubacar Baba Diarra. Les conséquences sont énormes pour le football malien, réputé pour ses performances ces dernières années. Un énorme gâchis qui prend en otage notre sport roi et écorne l’image du pays.  

Après la dissolution du Comité exécutif de la Femafoot, et la mise en place d’un comité de normalisation, la sanction de la Fifa est tombée. Comme on pouvait s’attendre, l’instance suprême du football mondial a été sans état d’âme pour exprimer sa désapprobation par rapport à la décision  du ministre des Sports Housseini Amion Guindo. Contrairement à ce que l’opinion pense, ce n’est pas le Mali qui est suspendu, mais la Fédération malienne de football. Comme le dit la lettre de la Fifa : « …dans les circonstances de dissolution de la fédération, et de mise en place d’un comité provisoire, le bureau du conseil a décidé de suspendre la Femafoot avec effet immédiat à compter du vendredi 17 mars 2017. La suspension ne sera levée que lorsque les décisions ministérielles N° 2017 -0011 et N° 2017-0012, auront été annulées et que le comité exécutif de la Femafoot, présidé par Boubacar Baba Diarra aura été réinstallé ».

Cette suspension de la Femafoot entrave le développement de notre football et ne donne pas une bonne image du Mali. Ses conséquences sont énormes et comportent des aspects systématiques, immédiats et de moyen terme.

D’office, la Femafoot perd tous ses droits de membres (cf. art 13 des statuts de la FIFA). Cette décision implique que la Femafoot et ses membres ne peuvent plus bénéficier des programmes de développement de la Fifa et de la CAF.

Par ailleurs, aucune des équipes représentatives et aucun des clubs affilés de la Femafoot ne sont désormais plus en droit de prendre part aux compétitions internationales et d’entretenir de relations sur le plan sportif avec les autres associations membres de la FIFA.

Déjà les deux clubs engagés en coupe de la Confédération, à savoir les Onze Créateurs et le Djoliba, partis respectivement au Rwanda et en Egypte pour défendre leurs avances respectives de 1-0 et 2-0 obtenues à Bamako, ont été automatiquement disqualifiés. De façon solennelle, les commissaires des matchs et les arbitres sont allés leur annoncer la mauvaise nouvelle et la raison. Une première dans l’histoire du Mali. Les jeunes sont retournés au pays, la mort dans l’âme.

Ensuite, nos arbitres qui devraient officier un match au Burkina Faso, furent remplacés par des Nigériens. Tout cela pour rien.

En plus de la disqualification de nos deux clubs, les Cadets ne participeront pas à la CAN de leur catégorie prévue en mai prochain.

Les Aigles du Mali connaitront le mĂŞme sort dans les Ă©liminatoires de la coupe du monde, et la CAN 2019.

Les aides de la FIFA en faveur de notre pays sont suspendues, les projets de développement au nord et relatif au gazonnage des régions de Tombouctou, de Gao et de Kidal sont arrêtés. Enorme gâchis !

Sur un tout autre plan, en analysant de près cette lettre de la Fifa, l’on se demande sur quelle base, le ministre des sports prétend vouloir attaquer cette décision, avec quels arguments et devant quelle juridiction ? Dans la mesure où la Fifa a suspendu un de ses membres qui adhéré à tous les principes la régissant.

O. Roger Sissoko

 

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4 COMMENTAIRES

  1. Franchement c’est grave ce qui vient de se passer. Le seul but de cette dissolution est de faire une main mise sur la nouvelle fĂ©dĂ©ration et par les sous du football. Sinon comment comprendre Ă  7 mois de la fin du mandat on prend une telle dĂ©cision? C’est parce que n’ayant pu manipuler la Femafoot, il sera difficile de faire main mise sur la nouvelle fĂ©dĂ©ration car c’est le bureau sortant qui organise les Ă©lections. C’est vraiment pour cette raison que la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise. Il y n’y avait plus de crise car le championnat se jouait, les clubs et les Ă©quipes nationales participaient aux compĂ©titions internationales.

  2. Ce que le ministre et ses alliĂ©s ne savent la FIFA a ses principe et règlements le MALI ne faira pas exception s’ils ont vue pays qui a gagnĂ© son bras de fer contre la dissolution de sa fĂ©dĂ©ration le MALI sera le deuxième et s’il compte sur la dĂ©mission de baba et son Ă©quipe ce n’est pas en traitant de traĂ®tre et voleurs ou ennemi publics et en bafouillant leur dignitĂ© qu’il parviendra

  3. Ce ministre ignard et incapable après​ avoir foutu le bordel espère une dĂ©mission du bureau de la Femafoot pour aller supplier la FIFA. C’est tout ce qu’il peut faire. Comment professionnaliser un championnat qui n’a aucune valeur ? Il croit que les sponsors sont cons comme lui pour aller injecter de l’argent dans un championnat qui n’a aucune valeur en dehors du Mali? PathĂ©tique de voir l’autre pantin de prĂ©sident de la commission tentĂ©e de donner de piètres explications Ă  la tĂ©lĂ©. Ils n’ont qu’Ă  ressusciter Jaccques Verges pour aller plaider Ă  la FIFA, le Mali restera suspendu tant qu’ils ne reviendront pas sur leurs conneries.

  4. Que ça soit la FEMAFOOT ou le Mali s’est du pareil au mĂŞme. Le football malien est suspendu de toutes les compĂ©titions en dehors du pays comme vous le dite d’ailleurs. Donc dites nous la diffĂ©rence entre cette suspension de la FEMAFOOT et celle de non suspension du Mali.

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