Suivi des réformes des projets et programmes de l’UEMOA au Mali : Booster l’intégration en augmentant le niveau de transposition et d’application des directives communautaires

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MEF - uemoa
Le présidium à l’ouverture des travaux présidée par Sidibé Zamilatou Cissé

Cette rencontre a permis aux représentants des départements sectoriels, des institutions et autres structures concernés de faire le point de la mise en œuvre des réformes, des programmes et projets communautaires en exécution dans notre pays, mais aussi d’analyser les difficultés de mise en œuvre et de dégager les voies et moyens pour accroître le niveau de transposition et d’application des directives communautaires.

C’est le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Mme Sidibé Zamilatou Cissé qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cet atelier, avec à ses côtés, le conseiller technique au même département chargé de l’intégration, l’inspecteur général des douanes, Amadou Togola  ainsi que le représentant-résident de l’UEMOA au Mali, Hyacinthe François Akoko.

Mandatée par les chefs d’Etat et de gouvernement pour la mise en œuvre de leur vision d’intégration régionale, la commission de l’UEMOA a entrepris depuis sa création des réformes dont la mise en œuvre est confiée aux gouvernements des Etats membres. Ceux-ci, dans le souci de booster l’intégration, ont adopté le 24 octobre 2013, l’acte additionnel portant l’institution d’une revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA. Le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances a souligné que selon, le constat fait par la Commission de l’UEMOA, «les réformes connaissent une application insuffisante au regard de l’attente des populations et de l’ampleur des défis à relever». En effet, l’évaluation faite de la mise en œuvre des réformes du 5 au 10 novembre 2014 à Bamako, a montré  que 61% des réformes sont transposées au Mali et 57% appliquées, avec respectivement par secteur : 68% de transposition et 39% d’application pour l’axe gouvernance économique et convergence ; 56% de transposition et 60% d’application relevant de la promotion du marché commun et enfin, 59% de transposition et 66% d’application des réformes sectorielles.

Suivant ces pourcentages, le représentant-résident de l’UEMOA, dira que le Mali a été un bon élève en 2014. Il a félicité ainsi le département pour ce travail, mais  Hyacinthe François Akoko d’alerter qu’il ne faut pas dormir sur les lauriers mais de travailler davantage car l’intégration au sein de l’UEMOA est irréversible et c’est le seul chemin qui nous amène au développement.

Malgré ce satisfecit du représentant résident, le secrétaire général de l’hôtel des finances, dira que la situation est préoccupante au regard de l’impact que ces réformes sont supposées avoir sur la compétitivité, la croissance économique, les équilibres macroéconomiques et plus globalement sur l’approfondissement du processus d’intégration régionale.

La revue annuelle 2015 portera ainsi sur l’ensemble des réformes de l’UEMOA. Ainsi, le présent atelier constituera une occasion pour faire le point avec tous les départements techniques concernés, de l’état d’application des actes communautaires (actes additionnels, règlements, décisions, directives …) adoptés par les instances de l’Union. Il s’agira aussi de rendre compte au conseil des ministres, des résultats des travaux et de recueillir les orientations, en vue de l’impulsion nécessaire à donner pour accélérer la mise en œuvre des réformes.

En tout cas, Mme Sidibé Zamilatou Cissé fonde beaucoup d’espoir sur les résultats de travaux de cet atelier devant permettre d’améliorer la performance du Mali d’ici la prochaine revue et de lever tous les goulots d’étranglement concernant l’exécution des programmes et projets communautaires au Mali.

Youssouf Camara

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