L’ébullition sociale perdure au Mali

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L’ébullition sociale perdure au Mali
Voilà plus d'un mois que le secteur de la santé malien est en grève illimitée à l'appel des principaux syndicats (photo: bloc opératoire de l'hôpital Gabriel Touré de Bamako). © wikipedia.org/Aboubakrsidiki

Abdoulaye Idrissa Maïga, ex-ministre de la Défense, accède à la primature dans un contexte social extrêmement tendu auquel Modibo Keïta, le Premier ministre sortant, n’a pas su répondre. Les grèves s’enchaînent, syndicats et gouvernement n’arrivent pas à s’entendre. Mais cela va peut-être changer.

Voilà plus d’un mois que le secteur de la santé est en grève illimitée à l’appel des principaux syndicats. Des marches, des manifestations et même une rencontre avec l’ex-Premier ministre Modibo Keita il y a quelques jours, sans qu’aucune solution ne puisse être trouvée. Les grévistes continuent de réclamer des augmentations de salaire et de nombreuses intégrations dans la fonction publique. L’ensemble des hôpitaux publics fonctionne au ralenti, seul le service minimum est assuré.

Il y a quelques jours, ce sont les enseignants du supérieur qui ont entamé plusieurs actions avant de lancer un appel à la grève illimité à partir de ce lundi 10 avril. Le docteur Abdou Mallé, président du SNESUP, le syndicat majoritaire dans l’enseignement supérieur, confirme que le mot d’ordre de grève est maintenu, peu importe ce remaniement. On devrait d’ailleurs rapidement connaître l’ampleur du chamboulement ministériel. Est-ce que les ministres de l’Education et de la Santé vont rester en poste ? Voilà la question que se posent les différents syndicats qui espèrent trouver une issue à ces conflits sociaux.

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