GENERAUX DANS L’ARMEE MALIENNE: ATT fait porter le nombre à 23 !

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Du jamais vu dans un pays sous-développé, considéré comme l’un des plus pauvres de la planète ! Trois Maliens en activité sur 5 ne gagnent pas 1 dollar par jour. Amadou Toumani Touré est-il en train de donner des arguments à ses détracteurs qui lui font le reproche de banaliser la fonction présidentielle ? On se demande quelle mouche a piqué notre président pour se mettre ainsi à la fin de son mandat de vouloir distribuer des distinctions et des promotions à tour de bras.
Sans forcément remettre en cause le mérite des récipiendaires, la distribution de pas moins de 500 médailles d’un seul coup au cours d’une cérémonie grandiose organisée au Palais de la république avait quelques relents électoralistes. Autant que cet autre réflexe de doter l’armée malienne de nouveaux généraux, 16 tout d’un coup, portant ainsi le nombre de ces officiers supérieurs qui ne courent pas les rues, à 23.
Ainsi, dans le communiqué du Conseil des ministres du 17 janvier dernier, ATT a t-il promu, dans l’armée de terre : les colonels Brahima Coulibaly (son chef d’Etat-major particulier), Toumani Sissoko (Ambassadeur du Mali au Burkina Faso), Sadio Gassama, (ministre de la Sécurité et de la protection civile), Pangassy Sangaré (attaché militaire en Chine), Tiéfolo Togola (Inspecteur général des armées), Lassina Koné (Chef d’Etat major adjoint des armées).
Armée de l’Air : le colonel Youssouf Bamba (chef d’état-major de l’armée de l’Air). Au sein de la Gendarmerie nationale : les nouveaux généraux ont pour noms : les colonels, Souleymane Yacouba Sidibé dit Bebel (ancien ministre de la Sécurité et de la protection civile), Naïny Touré (ancien directeur général de la Gendarmerie nationale).
La police a, elle aussi, ses généraux appelés Inspecteurs Généraux de la Police. C’est l’équivalent du grade de Général dans l’armée. Il s’agit des contrôleurs généraux : Modibo Sidibé (Secrétaire général de la Présidence, Anatole Sangaré (secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la protection civile), Hamèye Traoré (conseiller technique au ministère de la Sécurité et de la protection civile), Arouna Traoré, Magloire Kéïta (conseillers techniques au ministère de la Sécurité et de la protection civile) Mahamadou Niakaté, Mahamadou Diagouraga (président du comité de suivi des accords d’Alger).
A ceux-ci s’ajoute sept autres Généraux qui existent déjà, il s’agit de ATT lui même, de Moussa Traoré, de Kafougouna Koné, de Seydou Traoré, de Mamadou Coulibaly, de Sékou Ly et de Filifing Diakité. Ce qui porte le total à 23.
Le Mali bat désormais tous les records de nomination au grade de général en Afrique et même dans le monde.
Car, aucun pays du monde n’a encore, selon des sources militaires, procédé à une aussi spectaculaire vague de nominations de Généraux. Aucun pays de l’Afrique, en dehors du Nigeria, ne dispose d’autant de Généraux.
Quelle est l’opportunité de cette avalanche de nomination ? Qu’est-ce qu’un pays aussi pauvre que le Mali a à faire avec ces Généraux dont la prise en charge revient extrêmement coûteuse à l’Etat ? Des interrogations qui fusent de bien de milieux. Inutile de se demander sur les incidences financières pour le Trésor public de ces nouvelles promotions.
Rappelons que les Généraux sont classés à l’indice 1100 qui leur permet de bénéficier d’un salaire qui dépasse les 500 000F CFA, primes compri. Sans compter que l’Etat assure la prise en charge de leurs factures d’électricité, d’eau et téléphone. Logement Voitures, carburant et sécurité également assurés.
En tous les cas, les dirigeants du pays classés récemment parmi les trois derniers au monde par le rapport annuel du Pnud sur le développement humain n’en finissent pas de surprendre les observateurs.
Alhassane H Maïga

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