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Histoire (Politique)
Interview du Général MOUSSA TRAORE : A mon sens, non seulement le pardon existe en politique mais il devrait même être la règle
 Le Patriote, 30/01/2007 Commentaires [ 108 ] E-mail Imprimer
Président Moussa Traoré, le 21-06-2006
Suite au décès de Modibo Kéita, l'ancien président du Mali Moussa Traoré a accordé  une interview exclusive à  la Rédaction de Voix d'Afrique.  C'était en  1977.

Question : Monsieur le Président, vous savez que, chez nous, dès qu’on apprend le décès d’un parent, d’un ami ou d’une connaissance, on pose toujours la question "qu’est-ce qu’il avait ?"Voulez-vous nous dire, donc, de quoi est mort le Président Modibo Kéïta ?

L’ancien président Modibo Kéïta est mort subitement d’un oedème aigu des poumons. Ce diagnostic a été fait par un praticien expérimenté de notre pays, qui immédiatement prévenu, a mis d’urgence en oeuvre tout ce qu’il fallait pour le sauver. Malheureusement la maladie a eu le dessus.

Depuis quand  M Modibo Kéïta était-il malade ? De quel mal souffrirait-il ? Avait-il un médecin qui le suivait régulièrement ?

 Je viens de rappeler la maladie qui a remporté  M Modibo Kéïta. En outre, cet comme vous le savez, il avait présenté une crise d’appendicite qui, sur mon insistance, avait été opérée dans les meilleures conditions en présence de son grand frère. En 1974, il avait demandé et obtenu une consultation ophtalmologique à l’issue de laquelle un traitement avait été institué. Il a eu bien sûr à souffrir de certaines maladies courante de notre pays (grippe, paludisme et rhume) pour lesquelles il a été toujours correctement traité.

Quant à la question de savoir s’il était régulièrement suivi, la réponse est bien entendue oui.

En effet, il existe un médecin-chef des armées qui, avec l’aide d’une équipe, s’occupe en permanence des militaires et des détenus. Ces médecins veillaient de façon particulière sur l’état de santé de l’ancien président et faisaient régulièrement appel, à chaque fois que cela s’avérait nécessaire, aux spécialistes civils qui eux aussi traitaient régulièrement Modibo Kéïta pour des affections relevant de leurs spécialistes.

Son dernier bilan médical complet date de début avril  1977, bilan médical qui était répété une ou deux fois  l’an.

De plus, chaque fois que Modibo lui-même en exprimait le désir, on lui envoyait le praticien de son choix. Donc, comme vous le voyez, toutes les dispositions nécessaires étaient prises pour que Modibo soit régulièrement suivi sur le plan médical, par des médecins compétents et aussi surtout des médecins de son choix.

A cela je tiens à ajouter ceci : l’on peut par rancoeur et mauvaise foi nous suspecter d’avoir tué Modibo. Je ne m’adresse, du reste, pas ici à ces gens aveuglés par la malveillance. Les faits sont là et parlent d’eux-mêmes. En effet, si cela était vrai, nus n’aurons pas attendu tout ce temps pour le faire. Nous n’aurions pas non plus pendant neuf ans, veillé de près sur sa santé, puis à sa mort remis, son corps à sa famille.

Est ce  à cause de sa maladie qu’il avait regagné Bamako ou bien était-ce dans la perspective de son prochain élargissement dont fait état la rumeur publique ?

Non ! Ce n’était ni à cause d’une maladie ni dans la perspective d’un prochain élargissement que Modibo avait regagné Bamako. C’est à la suite d’une démarche effectuée auprès de moi l’année dernière par sa mère qui m’a fait savoir que compte tenu de son grand âge elle aimerait revoir son fils avant de mourir, que Modibo avait regagné Bamako. Au Mali cela à un signification profonde.

 Je ne pouvais bien entendu laisser un tel voeu non exaucé. C’est ainsi donc que Modibo avait été immédiatement transféré à Bamako. Mais, même s’il devait être élargi voyez-vous, ce n’était pas pour cela qu’il avait rejoint Bamako, mais pour des raisons humanitaires.

 Quelles sont les conditions dans lesquelles l’ancien  Président était détenu ? Avait-il droit à des visites ? Quel était son régime alimentaire ?

Pdt. Modibo KEITAJe voudrais dire ici que Modibo a été successivement détenu à Kayes, Kidal et Bamako. A Kayes et  Kidal, il ne recevait pas de visites parce qu’il ne le demandait pas, ses parents non plus.

A Bamako, j’avais autorisé qu’il rende visite à sa mère, je crois savoir qu’il ne l’a fait qu’une fois. C’était lui par la suite  qui recevait sa mère et les autres membres de la famille.

Du premier jour de sa détention jusqu’au jour de son décès, il avait toujours lu  les journaux, revues et livres qu’il désirait lire ; il disposait également d’un poste radio pour écouter les émissions radiophoniques de son choix.

Son régime alimentaire, en outre, était  fixé d’abord par lui-même ensuite par des médecins, le cas échéant.

Monsieur le président, il parait que le jour même où Modibo  Kéïta est mort, son corps a été rendu à sa famille. Ensuite tous ceux qui ont voulu l’accompagner à sa dernière demeure ont pu le faire librement. Pourquoi donc le Comité Militaire de Libération Nationale qui a permis ces actes qui ont été apprécié par l’opinion publique a gardé silence officiel source décès ?

Il est exact que le jour où Modibo Kéïta est mort son corps a été rendu à sa famille et qu’ensuite tous ceux qui ont voulu l’accompagner à sa dernière demeure ont pu le faire librement. Je tiens ici à souligner que le Comité  Militaire de Libération Nationale n’a pas gardé un silence officiel sur ce décès puisqu’il a lui-même officiellement prévenu la famille du défunt.

L’on a parlé de "situation potentiellement dangereuse»" au Mali, voulez-vous nous dire quels sont les éléments qui caractérisent cette situation ?

Comme on le sait, depuis le mois de février, nos étudiants et nos élèves se sont agités à la suite de la nouvelle réforme intervenue dans notre enseignement.

Malgré toutes les explications et tous les apaisements  qui leur ont été donnés, malgré le sang-froid, la bonne volonté et la disponibilité dont le Comité  Militaire de Libération et le Gouvernement ont fait preuve en l’occurrence, l’agitation a continué : les enfants sont "descendus dans les rues" et ont commis des dégâts matériels très importants. Mais nous avons bien vite compris que cette affaire d’élèves et d’étudiants n’était en réalité qu’un prétexte et que certaines personnes cherchaient tout simplement à se servir des enfants pour créer dans le pays une atmosphère d’instabilité, au moment précis où nous prenions les dispositions nécessaires pour mettre le nouveau Parti en place.

Le fait que le Comité Militaire de Libération Nationale ait envisagé l’opportunité de prendre "les mesures exceptionnelles" que  vous confère la Constitution a fait croire à une orientation de la politique interne vers une restriction des libertés. Cette croyance vous paraît-elle juste ?

Vous conviendrez avec moi qu’au rythme où se déroulaient les événements, je pouvais être amené un jour ou l’autre à prendre «ces  mesures exceptionnelles "non pas pour une restriction de libertés mais pour la défense des intérêts supérieurs de notre pays et de notre peuple.

Le brave courageux peuple malien ne doit plus souffrir (c’est ma conviction profonde) d’une limitation des libertés, après tout ce qu’il a enduré avant le  19 novembre 1968.

Cette croyance donc d’orientation de notre politique interne vers une restriction des libertés est justifiée;

 Monsieur le Président, peut-on penser que la situation actuelle qui prévaut au Mali risque de retarder la mise en place de l’UDPM ?

Aucun retard ne sera causé à la mise en place de l’UDPM. Nous respecterons le calendrier ainsi établi pour qu’en  1979 le nouveau régime constitutionnel puisse fonctionner normalement.

A quel moment faut-il  s’attendre à la libération des autres détenus politiques qui restent encore au Mali ?

La mise en liberté de ces détenus a été envisagée, elle aussi pour  un avenir très proche. Je préfère toujours prendre mes décisions librement et dans une totale séreniité. Or cette sérénité, vous en conviendrez , fait actuellement défaut.

Par ailleurs, il y a fort à parier qu’en procédant immédiatement à ces élargissements (comme, encore une fois, nous nous proposions de le faire) ce geste ne soit interprété de façon erronée ; dans un moment comme celui-ci, on a tôt fait de susciter autour de notre décision une malheureuse et dangereuse équivoque.

Mais de toute façon, tout n’est plus ici qu’une question d’opportunité et j’ose espérer que les choses évolueront de manière telle qu’il nous sera possible de procéder très rapidement à la libération du reste des détenus politiques.

Monsieur le  Président, une dernière question : le pardon existe -il en politique ? Si oui, comment peut-il être accordé ?

A mon sens, non seulement le pardon existe en politique mais il devrait même être la règle.  Tout le monde y trouverait son compte, qu’il s’agisse de l’Etat comme des individus.

Dans la politique, voyez-vous, toutes les parties en présence visent en définitive un seul et même but qui est de servir le pays. Il faut dès lors, les uns et les autres, admettre que vous visez tous les mêmes objectifs mais que vous avez simplement des conceptions, des philosophies, des stratégies divergentes. Il faut donc entre rivaux politiques bannir la haine, la méchanceté et la rancune et pratiquer la tolérance, la générosité et le pardon, l’autre, le rival, étant non point un ennemi mais un simple adversaire.

La manière d’accorder le pardon est bien entendu fonction de chaque situation, de chaque contexte.

Source :  Journal Voix d’Afrique
Le Patriote, est seul responsable du contenu de cet article  
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Post par mkb  10,  le 19 Sep 2008 20:34:02 GMT
 
modibo keita on gré fier de luit
 
  Rpondre < mkb >
Post par Edy  3,  le 13 Mar 2007 22:53:26 GMT
 
Moi je pense Moussa n'etait pas intelligent entoure par des gens qu'ils ne peuvent lui dire
la verité. Son destin est venu de la. Mais il a fait mieu que des soit disant
intellectuels du Mali d'aujourd'hui. Des cadres voleurs, dragueurs d'enfant, qui ont
agendres la perte d'humanisme, viol, vole, le regressement de ce beau pays Mali le reflet de
l'Afrique. C'est pas Moussa avant c'est les dirigeants d'aujourd'hui qui pilottaient les
mouvement occasionnant la mort et la destruction jusqu'au de nos jour
 
  Rpondre < Edy >
Post par fanta  16,  le 07 Feb 2007 20:38:48 GMT
 
decembre 1964 non 66.1966 c.est une autre histoire
 
  Rpondre < fanta >
Post par fanta  16,  le 07 Feb 2007 15:05:58 GMT
 
Dans cette histoire de Moussa et Modibo .Moi j ai perdu la personne laplus importante de ma
vie MON CHER PAPA .c,est dure dure .LE temoigne de ma VIE est BAKARA DIALLO 1965 . il etai
gouverneur AGAO .MON PAPA a ete oubligee d abandonner sa jeune femme incinta de 7mois
decembre 1966 .et le 10 ....2....1965 je suis nee .ET aujourt d,hui me voila .je remercie
infinement BAKARA .qui a aide apres 3 jours de ma naissance MA MAMMA a partire pour KAYES
:Modibo a condannee mon enfance sans mon PAPA .et le BON DIEU a reserve le meme distint pour
c est anfant .Aujour d hui jesuis fiere de moi .Cette histoire c,est tres difficile pour
rencontee . j.ecrirai un libre pour PAPA il le merite .LE GRAND DIEU MA JAMAIS LESSEE TOUT
SEULE.j, ai un bon travait una famille unie.:Le distint .
 
  Rpondre < fanta >
Post par leggal  3,  le 06 Feb 2007 18:05:04 GMT
 
celui qui tue par l'épée mourra par l'épée
 
  Rpondre < leggal >
Post par BECHIR  116,  le 06 Feb 2007 17:44:47 GMT
 
Je m'adresse a' NADJIMA.Je pensais que ce forum a ete fait pour que tout le monde fasse un
expose' de ses opinions.Ainsi,que je soutienne Moussa ou pas ou encore meme si l'autorite'
malienne execute Moussa aujourd'hui,cela ne va pas changer le gout de mon appetit.Je voulais
tout simplement faire savoir a' certains intervenants que nous avons beaucoup a' faire et
moins a' dire.D'abord ce sont les eleves et etudiants qui vaincu Moussa mais a' quel niveau
se trouve l'ecole malienne actuelle?C'est a' dire ne reveillons pas la colere de ceux qui
ont perdu des relatifs pendant 91.Donc je vous demande de vous orienter sur votre propre
sort et de ne pas me prejuger.Je vous remercie.Une autre chose,je n'ai jamais eu un parent
qui s'interesse a' la vie politique malienne.
 
  Rpondre < BECHIR >
Post par Kendi  1,  le 06 Feb 2007 14:58:01 GMT
 
Mes cers amis,tout du Mali fut douloureux.Quand des gens ayant vécu sous modibo parle de ce
régime,ce fut violant,répréssif,malsain.Quand tu parle avec ceux là qui ont subit des
trucs sous Moussa,ils vous disent se fut un régime dur,mais moins méchant que sous
Modibo.Moussa a tué des gens,OK.Et modibo?Filidabo,Hamadoun Dicko,Marabagakassoum?Le
village de Sakoïba,raser.Il est tant mes chers de regarder les choses en face de se
parler,de se pardonner et dire qu'il y a du meilleur dans nous tous.Le pardon,car ailleur,il
y a pire.Que Dieu nous protège et continu de nous aider à pouvoir nous parler.Amen
 
  Rpondre < Kendi >
Post par diarawara  1,  le 06 Feb 2007 14:17:54 GMT
 
L'ogre veut s'expliquer. On en a cure. Ce vqui compte c'est le nombre des morts par balles
ou par pénitence du Pinochet Malien. Quand on frappe une sangsue au moment où il suce du
sang, elle pense être victime d'acharnement gratuit.Moussa est une sangsue.
 
  Rpondre < diarawara >
Post par la rose du désert  1,  le 06 Feb 2007 13:56:58 GMT
 
On sent du mensonge grossier, de la mechanceté et de l'hypocrisie ainsi que des propos
contradictoires dans tout ce que ce fameux général à la retraite paisible a eu à
raconter. Comme l'a dit l'autre, tournons la page et voyons de l'avant car personne ne fera
le Mali à notre place. Que le Tout Puissant bénisse le Mali, la jeunesse malienne et le
peuple malien. On peut passer toute sa vie à tromper les autres mais la justice divine est
toujours celle qui prévaut et prévalera. Si c'est vrai que le soit disant assassin avait
osé ôter la vie à des êtres humains, des musulmans, des compatriotes, des chefs de
famille, frères, cousins ou pères d'autres personnes, il sera puni avant sa mort d'une
manière ou d'une autre. On peut se cacher aux hommes et non à Dieu. Allah ka hakili
gnouman danman. Tout se paie ici-bas. Amen
 
  Rpondre < la rose du désert >
Post par Malidén  197,  le 06 Feb 2007 10:43:00 GMT
 
Kayamakan, quelle sagesse! LE MALI, MALIBA, an ka MALIBA!!! Gloire éternel à Allah
Soubahanahou Wataalla. "Bi yooo, bi kadi sa! Massa Allah ma bi gnogon da!". Je dirai à
la suite du musicien Salif Keïta:"Folon, é té gninika. Folon, né té gtninika. Folon, a
toun bé kètén dé. Folon ko ko toun bi la, folon né té sé kô fô..." Merci
Maliweb pour cet espace que tu nous offre de vider nos... On dit généralement qu'un
pays n'a que les dirigeants qu'il mérite. Qu'en est-il de notre pays aujourd'hui? Une
société en parfaite déconfiture où mensonge, corruption, haine de la patrie et du
compatriote triomphent. Un pays où seuls les médiocres ont droit de citer( les animateurs
de l'ORTM et certains membres du gouvernement). Pourtant, pourtant, que d'atouts,
mais... Pourquoi ont ils choisi de passer sous silence le 2è et 3è couplet de notre
hymne national? Tout simplement parce qu'ils ne partagent pas du tout ce qui y est
mentionné. VIVEMENT UN S
 
  Rpondre < Malidén >
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