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Société
Mise en œuvre de la « responsabilité de protéger » : La société civile s’implique
 Le Quotidien de Bko, 17/04/2009   E-mail Imprimer
Le mercredi 15 avril dernier s’est tenue au centre international des conférences de Bamako, une conférence de presse sur la responsabilité de protéger, organisée par le réseau de développement et de communication des femmes Africaines (FEMNET) et le mouvement des peuples pour l’éducation aux droits humains(PDRHE).

Deux exposés ont marqué cette conférence de presse, il s’agit de celui de Mme Doumbia Mama Koité, présidente de FEMNET sur le rapport du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon, et de celui de Mohamed El Moctar Mahamar, secrétaire général de PDRHE-Mali sur les principes de la responsabilité de protéger.

Dans son exposé, M. Mohamed El Moctar Mahamar a rappelé que la responsabilité de protéger découle des événements qui sont survenus au Kossovo en 1999 qui se sont soldés par l’intervention de l’OTAN. Egalement, la responsabilité de protéger est apparue dans le concert des nations unies lorsque M. Kofi Anan invitait la communauté internationale témoin des exactions, des violations flagrantes et systématiques des droits humains au Rwanda en 1994 et en Bosnie en 1995.L’objectif selon elle, était de trouver une solution à l’intervention humanitaire qui constituait une atteinte à la norme internationale du principe de souveraineté et de la non ingérence d’un état dans les affaires intérieures d’un autre.

Selon lui, la responsabilité de protéger s’entend non seulement par le fait que la communauté internationale a la possibilité mais également le devoir de protéger les ressortissants d’un Etat lorsque les indicateurs montrent des manquements massifs des doits de l’homme, lorsqu’il s’avère que les autorités de cet Etat ne veulent pas ou du moins ne sont pas en mesure d’assumer cette responsabilité qui leur incombe.

A en croire M. Mohamed El Moctar Mahamar, la responsabilité de protéger comprend trois obligations fondamentales qui sont :
La responsabilité de prévenir qui consiste en l’élimination à la fois des causes profondes et les causes directes des conflits internes ainsi que les causes produites par l’homme et qui sont des dangers pour les populations.

Egalement expliquera t-il, il y a la responsabilité de réaction des Etats devant des situations où la protection des populations est nécessaire en utilisant les mesures appropriées. Et d’ajouter qu’il ya enfin la responsabilité de reconstruire qui indique que les Etats doivent fournir après une intervention militaire une assistance à tous les niveaux dans le but de faciliter la reprise des activités par le développement d’une stratégie post réaction.

Pour sa part, Mme Doumbia Mama Koité dira que pour la mise en œuvre de la responsabilité de protéger, les Nations unies ont jugé nécessaire d’impliquer la société civile. Selon Madame Koité, les chefs d’état ont affirmé en 2005 que la responsabilité de protection des populations est une chose qui incombe à tous les états. A en croire Mme Koité, quand les ressources sont centralisées par une minorité, quand il n’ya plus de justice sociale, cela peut créer des frustrations qui peuvent conduire à des conflits.

La communauté internationale, selon elle s’est engagée à protéger les états où il ya des prémices de violations de droits car dans le cadre de la responsabilité de protéger, elle peut intervenir pour prévenir les conflits. En outre, elle expliquera qu’il ya l’intervention militaire, mais avant d’en arriver là, il existe toute une série de mesures qu’il faut mettre en place et cette intervention est ainsi un dernier ressort comme indiqué par le secrétaire général des nations unies a expliqué Madame Koité. Parmi ces mesures dira t- elle, on peut citer la formation des militaires chargés de la protections des populations pour éviter que ceux-ci ne contribuent à la violation des droits humains comme en RDC où des agents ont reconnus coupables de viols a-t-elle expliqué.

Enfin Madame Mama Koité Doumbia a rappelé que leur rôle en tant que société civile est d’aider les pays dans la mise en œuvre de la responsabilité de protéger qui d’ailleurs pour elle est une norme qu’il faut encourager.
 
Dieudonné Diama

A la Suite de l’Assemblée Générale qui s’est tenue à la Maison de la presse le samedi 11 Avril 2009.
Il été mis en place un nouveau bureau de l’Association des Revendeurs de journaux (ARL) qui se compose comme suit :
1-    Président : Arouna Bouaré
2-    Vice président : Adama Berthé
3-    Secrétaire général : Babouya Touré
4-    Secrétaire général Adjoint : Yacouba Traoré
5-    Secrétaire Administratif : Bouba Téra
6-    Secrétaire Administratif Adjoint : Mory Traoré
7-    Secrétaire à l’organisation : Massiré Fomba
8-    Secrétaire à l’organisation Adjoint : Gaoussou Dembelé
9-    Trésorier général : Souleymane Coulibaly
10-  Trésorier général Adjoint : Soumaila Berthé dit Baye
11-  Secrétaire à l’information et aux relations extérieures : cheick oumar
12-  Secrétaire aux revendications Mohamed Latif
13-  Secrétaire Adjoint aux Revendications : Ousmane Diawara
14-  Commissaires aux comptes : Amadi Bah
15-  Commissaires Adjoint aux comptes : Mohamed Diallo
16-  Commissaires au conflit : Arouna Diarra
17-  Commissaire Adjoint au Conflit : Modibo Bah

Bamako, le 11 Avril 2009
Le Président
Arouna Bouaré
Le Quotidien de Bko, est seul responsable du contenu de cet article  
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