Mardi 20 Novembre 18:27 GMT 
à Bamako [La Météo]
maliweb.net
 Accueil  Politique Sports Économie Faits divers Musique Régions Monde Contributions Gastronomie Annonces   Nord-Mali Immigration 
Rechercher un article sur maliweb.net: 
Politique
Annulation des élections dans la commune de Moribabougou : Les 13 formations restent mobilisées
 Le Républicain, 03/08/2009   E-mail Imprimer

L’annulation par le tribunal administratif de Bamako, des élections tenues le 26 avril 2009, dans la commune de Moribabougou a été saluée hier par les 13 formations politiques qui en avaient déposé la requête. C’est pour manifester leur satisfaction des efforts consentis par les responsables politiques que les militants (hommes femmes et jeunes) sont sortis nombreux. Les représentants de ces formations politiques présents ont tenu à préciser que cette victoire est une étape, elle sera certainement confirmée par un arrêt de la cour suprême.

Sur le terrain non loin de la mairie, l’affluence des habitants de Moriba-bougou était assez significative, ce samedi 1er juillet 2009. Le tribunal administratif a annulé le 30 juillet les scrutins du 26 avril dans cette commune. Les dirigeants des formations qui ont déposé la plainte étaient là pour expliquer la situation à leurs militants. Tour à tour, ont pris la parole, Etienne Coulibaly du Mpr, Mme Cissé Zeïna Haïdara de l’Adema, Zoumana Sissouma du Pcr, pour remercier les populations de leur soutien indéfectible, et dont ils auront besoin pour le reste de la lutte.

Etienne Coulibaly a rappelé la conférence de presse et le meeting tenus après les élections pour expliquer la fraude massive qui a émaillé les scrutins du 26 avril dans la commune de Moribabougou, et la demande en annulation déposée devant le tribunal administratif. C’est le verdict de cette demande qui vient de tomber et qui annule les élections dans cette commune.

Selon les témoignages d’un ressortissant de Fombabougou, après la déclaration des résultats du scrutin, c’est la peur qui a marqué tout le monde car comment peut on comprendre que des gens qui sont pour le développement et qui ont fait des réalisations dans la commune, puissent se retrouver sans voix ? C’est à la fois étonnant frustrant et inquiétant pour l’avenir de la commune. « Moribabougou n’avance pas, mais recule, nous ne devons plus restés assis. Nous devons prendre notre destinée en main, pour faire avancer notre commune.

Selon la représentante de l’Adema, Mme Cissé Zeïna Haïdara, il est temps d’arrêter les mauvais procès qui consistent à dire, un tel n’est pas un ressortissant de la commune. « Nous sommes pour la construction et le développement de la commune », a-t-elle déclaré. La candidate de l’Adema a invité les femmes à resserrer les rangs, à continuer à se battre jusqu’à la victoire. « Ce verdict de la cour est tombé un 30 juillet, soit la veille de la journée panafricaine des femmes. C’est nous les femmes qui ressentons les difficultés, nous devons donc continuer de lutter », a conclu Mme Cissé Zeina Haïdara.

Abondant dans le même sens, Zoumana Sissouma du PCR, a signalé que la lutte n’était pas terminée, car les adversaires ont 15 jours pour faire appel de cette annulation devant la cour suprême. L’organisation de nouvelles élections n’interviendra que lorsque la cour suprême confirmera cette décision du tribunal.

Le représentant des personnes âgées est confiant car dit il, « la bénédiction est du côté de ceux qui sont pour le bonheur des populations, le développement de la commune. La cour confirmera ».

Après les élections communales du 26 avril 2009, les formations politiques

ayant pris part au scrutin dans la commune rurale de Moribabougou se sont retrouvés pour former un « collectif des partis politiques ». Ils ont décrié la fraude massive orchestrée par le maire sortant, avec la complicité de l’administration, en vue de rempiler.

Le collectif avait tenu une conférence de presse le 18 mai 2009 à la maison des jeunes. L’information capitale livrée à cette occasion concernait la requête introduite par le collectif auprès du tribunal administratif de Bamako pour l’annulation du scrutin du 26 avril 2009 dans cette commune. En plus des responsables locaux de ces treize formations politiques, l’avocat qu’ils ont commis, à savoir Me Aïssata Tembely était également présente pour avoir l’œil du juriste sur tout ce qui se fesait pendant cette procédure de contestation électorale. Les principaux animateurs de la conférence de presse du 18 mai à Moribabougou étaient Etienne Coulibaly du Mpr, Zoumana Sissouma du Pcr, Mme Cissé Zeïnab Haïdara et Habib Touré de l’Adéma-Pasj, Bouya Touré et Guimba du Cnid, l’indépendant Moriba Diarra etc.

Ils ont dénoncé la « fraude massive professionnellement organisée, donnant ainsi un résultat contraire à la volonté des populations qui aspirent à un cadre de vie propice au développement ». Pour le collectif, les élections se sont mal déroulées dans la commune rurale de Moribabougou, dans des conditions très irrégulières. Le tribunal administratif leur a donc donné raison dans son verdict du 30 juillet 2009. Affaire à suivre

B. Daou

*****`

Contentieux électoral à Kalabancoro : Le juge donne raison aux contestataires

Avec la décision d’annulation de résultats des élections dans certaines communes, le juge administratif, vient de donner raison aux Maliens, notamment ceux de Kalaban-Coro, qui avaient estimé que les élections s’étaient très mal passées dans leur commune.

Avant la tenue des élections communales du 26 avril 2009, plusieurs voix, et non des moindres, s’étaient élevées pour dénoncer l’impréparation de ces élections. Et mieux que de simples dénonciations, elles avaient prédit que ces élections allaient consacrer le règne de la fraude et de la corruption politique au Mali. Effectivement aux lendemains des élections, sans attendre la publication des résultats, les états major d’un certain nombre de partis politiques, s’étaient mobilisés pour contester ce qui venait de se passer dans les urnes le 26 avril 2009. Et pour sauver le processus démocratique malien de ce que certain ont vite fait de qualifier de marche à reculons, plusieurs partis politiques dans plusieurs localités du pays, ont décidé de sonner le tocsin, afin que chacun prenne ses responsabilités. A travers ces partis politiques, des maliens ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Et de dénoncer les fraudes massives et l’achat éhonté des consciences, devenus la spécialité de certains partis politiques et de certains hommes politiques. A l’époque, la contestation était très forte dans la commune rurale de Kalaban-Coro, dans le cercle de Kati et en Commune I du District de Bamako. Dans ces communes, des partis politiques avaient décidé de se faire entendre sur le terrain de la dénonciation des résultats des élections communales du 26 avril 2009. Tous avaient estimé que trop c’était trop et que le moment était arrivé de se mobiliser contre un certain nombre de comportements qui n’honorent aucune démocratie digne de ce nom à travers le monde : La fraude et l’achat éhonté des consciences de certains électeurs qui n’ont rien compris dans le jeu démocratique. En Commune I du District de Bamako, douze formations politiques s’étaient données la main pour mettre en place un regroupement, avec le dessein avoué de «poursuivre par toutes les voies démocratiques et légales l’annulation pure et simple des résultats du vote en commune I et à amener l’Etat à organiser de nouvelles élections». Les partis politiques ou mouvements membre de ce regroupement étaient : Alliance Miria-URP, SADI, CNID, MCC-Yéréko-ARC, PSR, UFD, PCR, Parena et Faso Jigi. Les partis membres du groupement avaient estimés que les irrégularités signalées et dûment constatées par acte d’huissier sont de nature à empêcher la libre expression de volonté des citoyens de la Commune I. Et, tout en réaffirmant leur foi en la démocratie malienne, le groupement de partis politiques et de mouvements mis en place pour contester les résultats des votes du 26 avril 2009, avait invité le gouvernement à prendre dans les meilleurs délais, les mesures exigées par les circonstances.

Mais, à l’époque la Commune I, n’ était pas la seule circonscription électorale où de tels regroupements avaient vu le jour dans le but de mener la lutte afin que des sanctions conséquentes soient prises contre les fraudeurs, perçus comme les ennemies de la démocratie malienne. Du côté de la commune rurale de Kalaban-Coro, dans le cercle de Kati, depuis le 1er mai 2009, neuf partis politiques avaient décidé de se donner la main pour contester les résultats des élections du 26 avril dans leur circonscription. Dans cette commune, à l’issue des élections du 26 avril 2009, quatre partis politiques se sont repartis les conseillers. Ce sont : L’Adéma, le CNID, PDM et REED. Mais, leur victoire n’était pas du goût de leurs adversaires qui estimaient qu’elle a été le fruit d’une fraude à ciel ouvert. Mais pour ne pas se contenter de simple contestation, les neuf partis politiques avaient décidé d’agir, en créant le collectif des partis politiques de Kalaban-Coro et la mise en place d’une commission de 5 membres pour formuler des plaintes en bonne et due forme pour attaquer les résultats des communales devant qui de droit. Ils estimaient qu’avec ce qui leur a été donné de constater le 26 avril 2009, si rien n’est fait, c’en est fini pour la démocratie malienne. Et voilà que le juge administratif vient de leur donner raison en annulant les résultats des élections à Kalaban-Coro.

Assane Koné

 

Le Républicain, est seul responsable du contenu de cet article  
1039 hits
Autres Articles dans la même catégorie
Contentieux post-électoral : L’annulation du scrutin en CIV inquiète le camp Moussa Mara  ( 10)
Contentieux post électoraux des communales 2009: Moussa Mara tombe en C IV ; Mme Conté confirmée en C I  ( 32)
Annulation des résultats des municipales en commune IV : Chronique d’un règlement de comptes politiques  ( 4)
Commune I : La vindicte populaire fera-t-elle partir Mme Conté ?  ( 3)
Commune IV du District : L’élection de Moussa Mara à la mairie annulée par le tribunal administratif  ( 2)
Présidentielle de 2012 : Lancéni Balla Keïta, candidat de l’ADEMA-Pasj : Du bâtiment à la politique  ( 13)
Verdict des contentieux électoraux : Les maires ADEMA- Pasj restent à Bama  ( 1)
Annulation des municipales en commune IV : Les zones d’ombre d’une décision judiciaire  ( 3)
Remonter


 Réagir cet Article !
Afin d'améliorer la qualité du débat sur maliweb.net, nous vous proposons de nouveaux  outils :
  • Devenez membre et votre commentaire apparaîtra immédiatement
  • Sinon, indiquez votre Pseudo (requis), et votre commentaire apparaîtra après modération
  • Pour pouvoir poster un commentaire, veuillez obtenir un compte.
    Poster un commentaire  
     
    NB. La rédaction de Maliweb vous demande d'éviter tout abus de langage en vue de maintenir le sérieux et de garantir la  crédibilité de vos interventions dans cette rubrique. Les commentaires des visiteurs ne refltent pas nécessairement le point de vue du Groupe Maliweb et de ses membres. Votre adresse IP est enregistrée. Vos commentaires n'engagent que vous, et non Maliweb ou ses membres.
     
     
    Autres Titres de l'Actualité
    Pour la dfense de la rpublique Codem en appelle l'union sacre
    Mali: ramnagement du gouvernement, ngociations Alger avec les rebelles touareg
    Dialogue Politique sur la recherche agricole pour le dveloppement en Afrique de lOuest : Donner la parole aux vrais acteurs
    Kati : Des jeunes en colre lancent une expdition punitive contre les familles touareg
    Attaques rebelles au Mali : Bamako at-il perdu le Nord ?
     
     
    Forums Rencontres Archives Horoscope Musique Petites Annonces Cuisine Portraits Etudiants Jeux
    © MALIWEB 2002-2011