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Société
Baptême : Ces prénoms tirés des croyances ancestrales
 L'Essor, 06/11/2009 Commentaires [ 34 ] E-mail Imprimer

La naissance d'un enfant est un événement majeur dans nos familles.
Les anciens choisissent son prénom en tenant compte des valeurs traditionnelles.


Le prénom précède le patronyme ou le nom de famille. Le prénom est utilisé pour désigner une personne de façon unique. Par opposition le nom de famille est partagé et hérité. La destinée d'un individu est fortement reliée au prénom que lui ont donné ses parents dit-on
dans certains milieux animistes. La signification des prénoms est riche d'enseignements. Elle aide à mieux appréhender l'entourage familial et social des individus. La communauté malinké abonde en prénoms affectés aux bébés pour symboliser et rappeler à tout moment le contexte familial et psychologique de leur naissance. Le professeur d'Anglais Mansa Kamissoko nous aide à pénétrer ce monde quelque peu ésotérique.

Les non malinké apprennent donc que la fille qui se prénomme Tounko est née après le décès de son père. La maman était déjà enceinte de cette fille au moment de l'événement malheureux. Le père dans un sens symbolique laisse Tounko comme un précieux héritage post-mortem. L'enseignant nous égrène plusieurs autres prénoms chargés de valeurs traditionnelles. Ainsi Sira désigne la première fille du couple, Dougokolo est attribué au sexe féminin et masculin. Il traduit la personnalité docile et patiente comme la terre de l'enfant prénommé ainsi. Les Sountougounba, les Filifing, les Nakounté témoignent de la volonté de leur mère frustrées par la perte de ses premiers enfants en bas âge de conjurer ce mauvais sort en donnant un prénom de dérision au nouveau-né.

Dans l'imagination populaire un petit de l'homme, bon à jeter sur un tas d'ordures, n'intéresse pas la mort. Elle ne volerait que les bébés chers à leurs parents. La série noire des bébés prématurément décédés s'éloigne donc de la maman qui livre son nouveau né à la risée générale. Le prof d'Anglais conclut en nous révélant que certaines mères confient leurs bébés à la protection des forces naturelles: Fakourou ( la fière et solide montagne), Namaké ( le protégé du très craint fétiche Nama), Fanégué ( aussi résistant au mauvais sort que la barre de fer) Khalifa (le nouveau né est placésous la protection d'Allah le Tout Puissant, le Très Miséricordieux).

A la naissance chaque personne se voit attribuer un ou plusieurs prénoms, dont un seul sera utilisé par la suite : c'est le prénom usuel. Mais dans de nombreuses cultures en Afrique, le prénom n'est attribué que plusieurs jours ou plusieurs semaines après la naissance. Le prénom Samba, fréquent en Afrique de l'ouest, plus précisément au Mali chez les peulhs, signifie « deuxième fils ». En Afrique sub-saharienne, le prénom traditionnel est relégué à la deuxième ou troisième place dans l’ordre des prénoms d’un enfant. Nos ancêtres étaient bien conscients que donner un prénom à un enfant, pour l’identifier et l’appeler, est une grande responsabilité. L’enfant risque de ne pas aimer le prénom qu’il porte. Il aurait préféré en porter un autre ayant un sens ou une signification qui lui plaît davantage. Aussi beaucoup de nos parents évitaient-ils d’assumer directement et tout seuls le choix des prénoms de leurs enfants.

Il semble que de nos jours le sens de cette responsabilité se perd au fur et à mesure que le temps passe. Ce relâchement moral découle de la conjugaison de plusieurs facteurs dont le brassage des cultures, le modernisme envahissant, la mondialisation galopante.

élément de distinction. Les jeunes parents d’aujourd’hui cherchent pour les nouveau-nés des prénoms qui riment bien à toutes les oreilles et qui passent partout. Ils cherchent ces prénoms à la manière des agents de marketing qui cherchent un nom de marque ou de type pour un nouveau produit.
Les peuples anciens ont laissé des souvenirs marquants. Les parents de ces époques, pour distinguer leur progéniture, leur donnaient des prénoms qui avaient un sens dans leur langue et une signification dans leur culture.

Le sociologue Fako Diarra, de l'institut national des sciences humaines, explique que dans toutes les sociétés la naissance d'un enfant est un événement majeur. C'est la raison pour laquelle les parents font attention au nom qu'ils vont donner au nouveau-né pour l'identifier dans la société. Le nom de famille est collectif, mais le prénom est personnel. C'est l'élément de distinction de l'individu dans le groupe, voire dans la société.

Le scientifique explique que dans la société traditionnelle bambara, les chefs de famille tiennent compte de beaucoup de facteurs avant de donner un prénom aux nouveau-nés. Le rang qu'occupe le nouveau-né dans la fratrie est déterminant. Si le bébé est le premier, deuxième ou troisième, le prénom attribué reflète cet ordre. Parfois le jour de la naissance et les circonstances de cette naissance influencent le choix des parents. Le prénom ici symbolise le contexte où l'enfant a des frères ou soeurs en vie ou décédés .

Les enfants du désespoir. Ainsi, la première fille est habituellement appelée Nyélen ou Sira dans la société traditionnelle bamanan. Aussi dans certains milieux, l'enfant qui naît un lundi est nommé "Nténèdjo" (enfant de lundi). Le mercredi, il s'appellera "Waraba". Le vendredi l'enfant portera le prénom de "Djouma" et ce, quelque que soit son sexe. Le sociologue ajoute que souvent dans la société traditionnelle bamanan, certaines filles sont nommées "Nyamagolo", "Fi-lifing", "Sounoungoun". Ces filles ont des aînées qui n'ont pas survécu. Toutes celles qui mettent fin à la série noire sont appelées les "enfants du désespoir".

"Dafalenden". La tradition est bien établie. L'épouse qui a des problèmes pour enfanter consulte les forces occultes. Si elle a un enfant comme fruit des sacrifices favorables, le nouveau-né aura un prénom en rapport avec le voeu formulé par sa maman d'avoir un enfant. Ce genre de bébé est communément désigné en bambara sous le vocable de "Dafalenden". Dans ce cas, l'enfant peut prendre soit le nom d'un génie, d'un arbre ou même celui du jour de la célébration d'une fête occulte. La naissance de cet enfant particulier peut coïncide avec une telle fête. Par exemple, une fille qui vient au monde le jour de la célébration du N'domo, s'appellera Diango, si c'est le jour du Komo, elle s'appellera "Konégué".

Le vieux Abdou Sissoko est fonctionnaire à la retraite. Il raconte que chez les Kassonké, la fille qui porte le prénom "Tounkô" a perdu soit son père ou sa mère peu de temps après sa naissance.

L'islamisation de nos régions, selon notre confrère Gamer Dicko, a eu comme conséquence la disparition progressive des prénoms traditionnels. La plupart des parents musulmans de nos jours sont enclins à choisir le prénom de leurs enfants dans le Coran. Il est constaté toutefois que dans certains milieux tamashek dans les zones Douentza, Menaka, Ansongo, les populations continuent de donner des prénoms porteurs d'espoir ou de souhait. Ainsi, une fille qui naît de parents esclaves s'appellera soit "Nèdjemad Tidimout" ou "Tokaï Tissouste" qui signifient que le poids s'allège ou que le fardeau nous quitte.

Notre confrère nous révèle que comme dans le milieu bambara, la femme tamashek qui perd prématurément ses enfants donne à sa progéniture des prénoms comme "Talfi" (confié à Dieu), ou "Ibdadje" (qu'il vive). Cette prière muette dans l'esprit de la mère longtemps frustrée aide à maintenir sa progéniture en vie.

Aïssata TRAORé

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34 réactions (3 en attente de modération)1 2  
Posté par katy  1129,  le 06 Nov 2009 23:58:27 GMT
 
Webmaster, il faut vérifier votre filtrage car il y a des ratés incompréhensibles. Revoyez
votre programmation s'il vous plait.
 
  Répondre à < katy >
Posté par hotgirl  612,  le 06 Nov 2009 22:33:39 GMT
 
Tu parles de noms qui changent au profit des noms arabe. J'ai l'impression que tous les
musulmans s 'appellent Mohamed et les fille fatoumata Sans offence
 
 
Réponse de < katy  1129 > à < hotgirl >,  le 07 Nov 2009 19:36:53 GMT
 
kadiatou, aissatou, aminata, diénaba, fatou, mariama, binta etc mamadou, amadou, mohamed, mamoudou, ibrahima, abdoulaye tetc...
 
  Répondre à < katy >
Posté par hotgirl  612,  le 06 Nov 2009 22:29:24 GMT
 
Les noms ont depuis l'air du temps eu des significations. Les noms etaient donnes pour une
raison bien specifique. Contrairement a notre generation ou on a tendance a faire des
combinaisons de noms pour nos enfants. C'est bien dommage car cela fait du bien par moment
de savoir qu'on a une histoire derriere son nom.
 
  Répondre à < hotgirl >
Posté par Fabilé  23,  le 06 Nov 2009 19:46:43 GMT
 
Bon article. La paresse intellectuelle gagne les gens. Avant de juger quelque chose ou
quelqu'un,nous devons chercher à comprendre le pourquoi des choses.Cela est possible soit
demandant ou en lisant.Cette paresse a donné naissance au complexe, d'ou cette
acculturation.Sinon "Fahd" en arabe n'est autre que "panthère"!Mais c'est un roi d'un pays
ami dont le 2e pont porte le nom.Cherchons,cherchons et cherchons toujours.
 
  Répondre à < Fabilé >
Posté par rosita  255,  le 06 Nov 2009 14:48:19 GMT
 
Très bon article!!! Les Nty... ont disparu au profit des prénoms arabes et autres.
 
  Répondre à < rosita >
Posté par moscou  94,  le 06 Nov 2009 13:05:17 GMT
 
Article très intéressant et riche en enseignement. Au fai, nous assistons impuissament à une
aculturation de notre société par des prénoms d'autres civilisations. Or aucune réligion
n'exige un prénom. De ce fait il à noter qu'on peut aborder l'universialisme tout en
conservant l'authencité pour ne peut être perdu dans un monde en perpetuel mouvement. Avant
dans notre pays le seul prénom permettait de connaitre la Region géographique d'une
personne et de se faire une idée sur son positionnement dans la famille. c'était comme un
systeme d'identification efficace qui n'avait rien à envié du RAVEC ou du RACE. Il nous
faudrait faire une large campagne pour amener la société à se retourner à sa source et à ses
valeurs car toute société doit être fierte et jalouse de sa culture. et dans le sens
éthimologique des prénoms, nos prémons d'antan ont plus de sens que ce que nous utilisons
actuellement et notre civilisation est plus forte que les civilisations qui nous sont
imposées.
 
 
Réponse de < Baro  140 > à < moscou >,  le 07 Nov 2009 01:14:40 GMT
 
Merci moscou de ta remarque, mais ne soyons pas aussi pessimistes. Si nous agissons vite, cette saignée identitaire et culturelle prendra fin. A commencer par toi et moi, et comme le proposait notre ami Kareem74 (qui sait révélé très créatif ici ) il faut opter pour les prénoms composés pour un premier temps. Et je te garantis que ça aura des résultats probants.
 
  Répondre à < Baro >
Posté par Ançaar  38,  le 06 Nov 2009 12:05:28 GMT
 
Dieu nous recommande de donner des bons noms à nos enfants c-à-d qui ne doivent pas être
ridicules, offensants.Nos us et coutumes regorgent de ces bons noms comme dans les religions
musulmane et chrétienne.
 
 
Réponse de < Babemba2000  5947 > à < Ançaar >,  le 06 Nov 2009 13:52:23 GMT
 
...Bien d'accord avec Ançaar et Moscou mais à cette nuance près (pour Moscou) que notre civilisation est tout aussi valable que celles qui nous sont imposées..........Aucune civilisation n'est supérieure à une autre. Le monde est un brassage de culture qui mène au progrès. ........ Le complexe de supériorité taraude surtout les pays dévéloppés qui se croient au dessus de tous,et ce, du fait de leurs puissances du moment.
 
  Répondre à < Babemba2000 >
Posté par Papichou  2623,  le 06 Nov 2009 10:26:44 GMT
 
Il est du devoir des parents de chercher un prénom saint et noble pour leurs enfants. Le
prénom a certainement une incidence sur sur celui qui le porte, c'est presque inexplicable
mais c'est comme ça. Avec l'arrivée de l'Islam, certains noms traditionnels aux relents
négationnistes ne sont plus permis. L'enfant est le plus beau cadeau que l'on puisse avoir.
Lui chercher un prénom bon est le moins que les parents puissent faire pour lui et lui
assurer une bonne éducation.
 
 
Réponse de < Baro  140 > à < Baro >,  le 07 Nov 2009 01:06:49 GMT
 
Ce n'est pas "les bons prénoms musulmans" qui éduquerons nos enfants à notre place. évitons les raccourcis.
 
  Répondre à < Baro >
Réponse de < Baro  140 > à < Baro >,  le 07 Nov 2009 01:02:14 GMT
 
Kareem74, je suis d'accord avec toi pour le fait que l'islam interdit des prénoms au relent animiste. Oui, c'est ce que l'islam dit. Mais de mon point de vue personnel, je pense que porter un nom animiste ne fait pas de toi forcement un animiste (lors même qu'il ne serait pas un crime ni une honte de l'être ) de même que cela n'atteste pas l'actualité de la pratique animiste qui y réfère. Mais au moins ça permet de rappeler une histoire. Et une histoire a beau nous faire honte ( si honte il y en a), il vaut mieux se garder d'être négationniste la dessus, sinon nous n'en serions que moins valeureux. je pense que garder ces prénoms nous permet de jeter un coup d'oeil derrière nous et de mesurer le chemin parcouru par notre peuple dans le grand voyage culturel des civilisations. Durant des décennies, nous en avons voulu aux occidentaux de chercher à nier nos cultures et nos civilisations. Quelle honte et quelle incohérence si cette négationnisme vient de nous! :smile
 
Réponse de < Baro  140 > à < Papichou >,  le 07 Nov 2009 00:40:38 GMT
 
Papichou, je ne sais pas ce que vous nommez "bons prénoms". A mon avis donner à ton enfant le prénom MOHAMED ne fait pas de lui forcement un saint. Sinon nous n'aurions pas connu autant de Mohamed, de Boubacar ou de Abdoulkarim immoraux et démoniaques! Donc ouvrons les yeux.
 
Réponse de < Papichou  2623 > à < kareem74 >,  le 06 Nov 2009 14:09:24 GMT
 
Exactement...........D'ailleurs les plus intelligents avaient remarqué que j'avais dit "certains" prénoms traditionnels
 
Réponse de < kareem74  795 > à < Papichou >,  le 06 Nov 2009 11:19:27 GMT
 
je veux juste te signaler aussi que les bons prenoms comme tu le dis, existent aussi dans nos langues; et y avoir recours n'est pas prohibé par l'islam qui ne combat que les noms qui se referent aux fétiches et aux pratiques paiennes.
 
Posté par turamag  83,  le 06 Nov 2009 10:22:20 GMT
 
tres bon bon article ici.Nous avons tout jette au profis des religions et ki sont dailleurs
maleureusement rester incomprise. Avant il suffisait quon se presente pour quon sache dou
tu viens ,ton groupe ethnique la structure de ta famille.et eventuellement les circonstance
de ta naissance. c'est dommage que cette science disparaisse ainsi. ojordhui che les
cousin sarakoles ,tout le monde sappelle Mamadou et che nous les malinke tout Mammadi
dommagge!!!!!!!
 
 
Réponse de < thierno  107 > à < Papichou >,  le 06 Nov 2009 15:39:55 GMT
 
Papichou !!! Je suis musulman, mais dire qu'il y a pas de dogme en islam ou dans n'importe quel autre religion revele tres certainement d'une fermeture d'esprit certaine !!! J'accepte l'islam sans imposition, mais je suis conscient du fait que cela m'est d'autant plus facile que mes parents et mon entourage avaient embrassé cette religion depuis ... Je pense que la foi te fait accepter ces dogmes de la religioin ... mais dire qu'il y a pas de dogme vraiment ... la ... j ai du mal a le comprendre !
 
  Répondre à < thierno >
Réponse de < Papichou  2623 > à < turamag >,  le 06 Nov 2009 11:22:14 GMT
 
Cherchez à connaître les religions c'est mieux pour vous. Il n'y a pas de dogme en religion musulmane: cherchez le savoir même jusqu'en Chine!
 
Posté par dramane  84,  le 06 Nov 2009 09:52:12 GMT
 
chez les soninké les prenoms arabe existe ,mais aussi les prenoms ancestral les
amedi,samba,demba selon le rang de naissance,aussi de prenom de circonstance comme wagui un
garçon dont le pere est mort pendant que la mere est enceinte les filles on l appelle
sokhané,d autres prenoms comme simballa confiè a dieu ,dalla( qui a tarder a venir),plein de
prenoms comme ceux ci, n oublions pas qu il y a plein de bonne choses a garder de nos
traditions,alors qu on a tendance a aller vers les coutumes et traditions des autre et
oublier nos propre valeurs : bon courage!
 
  Répondre à < dramane >
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