Procès en diffamation autour du livre «ATT-cratie» : rnIBK, Moussa Balla Coulibaly, Jeamille Bittar et Amadou Boré cités comme témoins

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Les trois avocats : Mes Jacques Vergès, Jean Charles Tchicaya – tous deux du barreau de Paris- et Harouna Toureh du Mali, constitués par Mohamed Saïdi, PDG de la SIGC pour assigner L”Harmattan en justice pour diffamation, ont organisé une conférence de presse à l”hôtel de l”Amitié, hier mercredi 10 janvier. Ils ont soutenu au cours de cette rencontre que leur client a été diffamé dans le livre "ATT-cratie, la promotion d”un homme et de son clan" , édité en septembre dernier par cette prestigieuse maison d”édition française. En outre, ils ont rendu publique une liste de quatre personnalités citées comme témoins par L”Harmattan. Il s”agit de Ibrahim Boubacar Kéïta, président de l”Assemblée nationale, Moussa Balla Coulibaly, président du Conseil Economique, Social et Culturel, Jeamille Bittar, président de la Chambre de Commerce et d”Industrie du Mali et Amadou Boré, président de l”Ordre des architectes du Mali.

Dans un article intitulé:"Procès autour du livre" ATT-cratie, Mes Verges et Tchicaya à Bamako lundi soir à la demande de Mohamed Saïdi " paru dans le N° 1630 du vendredi 5 janvier 2007, nous annoncions que " … L”Harmattan, pour sa part, a cité des personnalités maliennes notamment le président à la fois de l”Assemblée nationale et du RPM, Ibrahim Boubacar Kéïta en première ligne pour témoigner en sa faveur. Mais celui-ci a clairement annoncé sur les antennes de RFI qu”il ne témoignera pas.

Sa présence n”est d”ailleurs pas obligatoire. On voit mal IBK témoigner contre un citoyen malien ou étranger devant une quelconque juridiction. Citer IBK parmi les témoins n”est ni plus ni moins qu”une manière de semer la confusion dans l”esprit des uns et des autres au sujet de l”auteur ou des auteurs de l”ouvrage "ATT-cratie, la promotion d”un homme et de son clan".

Eh bien ! la conférence de presse, animée par le trio Mes Jacques Vergès, Jean Charles Tchicaya – tous deux du barreau de Paris – et Harouna Toureh du Mali, constitués par Mohamed Saïdi, patron de la SICG dans le procès en diffamation qu”il a intenté contre L”Harmattan, n” a nullement révélé l”identité de l”auteur ou des auteurs de cet ouvrage. Au contraire, la confusion s”est davantage installée dans l”esprit des journalistes avec la liste des personnalités citées comme témoins par L”Harmattan, rendue publique dans l”après-midi d”hier mercredi 10 janvier par les conseils de Mohamed Saïdi.

C”était dans la salle Union Africaine de l”hôtel de l”Amitié.

Elles ont pour noms : Ibrahim Boubacar Kéïta, président de l”Assemblée nationale, Moussa Balla Coulibaly, président du Conseil Economique, Social et Culturel, Jeamille Bittar, président de la Chambre de Commerce et d”Industrie du Mali et Amadou Boré, président de l”Ordre des architectes du Mali.

" Ces personnalités ont été citées pour conforter l”accusation sans avoir été consultées. Elles n”ont pas reçu de sommation d”huissier. De façon perverse, on les présente comme des informateurs. Mais nous, nous n”en savons rien. Nous n”accusons personne d”être le Sphinx. Nous allons nous battre pour faire condamner le diffamateur et retrouver l”auteur de ce pamphlet, le clouer au pilori. C”est surprenant, scandaleux et exceptionnel de porter des accusations sur des honnêtes citoyens de façon anonyme. La maison d”édition va répondre de cette situation", a déclaré Vergès.

Le célèbre avocat de poursuivre que : " le pseudonyme existe en littérature et non en matière de diffamation ". Il a cité plusieurs célèbres auteurs notamment Zola – dans "J”accuse". "L”avocat des causes perdues " est allé plus loin en affirmant que la partie adverse veut faire de ce procès un combat de gladiateurs entre populations africaines, notamment maliennes pour amuser le public français. D”où la "perversité dans la citation des témoins".

"L”honneur n”a pas de prix. Des accusations graves ont été portées contre notre client. On dit, entre autres, qu”il est interdit de séjour dans son pays la Côte d”Ivoire. Ce qui est faux. Mohamed Saïdi a fêté chez lui le nouvel an ", a soutenu Me Tchicaya.

Pour sa part, Me Harouna Toureh, le seul avocat malien présent dans ce dossier, "le Sphinx sera démasqué, puni et connu par tout le peuple malien".

" Au Mali l”article 37 de la loi portant la presse et les délits de presse condamne la diffamation et nous attirons l”attention des journalistes sur le fait qu”il leur est interdit de reproduire des propos diffamatoires " a poursuivi Me Toureh.

A la question de savoir qui est le Sphinx, Vergès répond : "Nous vous apporterons les ailes du Sphinx avant la fin de l”année 2007".

Auparavant, il avait expliqué que, dans sa requête, il a demandé 1 million d”euros de dommages et intérêts et 100 euros par livre vendu. Avant d”ajouter que " si L”Harmattan arrive à déposer le bilan, il aura des explications sanglantes et le nom de l”auteur ou des auteurs de la " longue lettre anonyme nous parviendra puisque celui-ci ou ceux -ci ne sont ni des saints, ni des anges, mais des crapules". Précisons enfin que la première audience de ce procès- «la mise en état», selon Verges- est prévue le 17 janvier à la 17è Chambre correctionnel de Paris.

Chahana TAKIOU

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