Ibrahim Boubacar Keita au Medef : Le Mali, pays de bonnes affaires

22 Oct 2015 - 06:47
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_1206732" align="aligncenter" width="640"]Le Président IBK accueilli à l'Elysée par son homologue français François HOLLANDE Le Président IBK accueilli à l'Elysée par son homologue français François HOLLANDE[/caption] Notre pays possède d’énormes potentialités pour l’exploitation desquelles les hommes d’affaires maliens et français sont appelés à nouer des partenariats. Une forte volonté politique les assistera Il s’agit sans doute de l’un des événements économiques majeurs pour notre pays cette année. Dans le cadre de sa visite d’État à Paris, le président Ibrahim Boubacar Keita a rencontré hier les membres du Mouvement des entreprises de France (Medef), l’organisation qui regroupe les patrons français. Le chef de l’État était accompagné tout naturellement d’une centaine d’hommes d’affaires maliens qui ont pu discuter avec leurs homologues français de la relance et du développement économique du pays. Côté français, on notait la présence de Patrick Lucas, vice-président du Medef et président des comités Afrique, ainsi que de Muriel Pénicaud, directrice de Business France et ambassadrice déléguée aux investissements internationaux de la France. Étaient également présents de nombreux patrons français ainsi que des responsables des structures françaises en charge de la promotion des investissements. Les opérateurs économiques maliens étaient emmenés par le tout nouveau président du patronat, Mamadou Sinsi Coulibaly, qui avait à ses côtés notamment le président de la CCIM, Youssouf Bathily, le président du Conseil malien des transporteurs, Youssouf Traoré, le président de la Chambre des mines, Abdoulaye Pona, et le président du Conseil malien des chargeurs, Babalaye Daou. Le président de l’Organisation patronale des industries, Cyril Achcar, le président de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers, Moussa Alassane Diallo, ainsi qu’une centaine d’autres opérateurs économiques et hommes affaires maliens étaient présents dans la prestigieuse amphithéâtre du Medef. REDYNAMISER LA COOPERATION ECONOMIQUE. La crise que traverse notre pays a sérieusement mis à mal l’activité économique et le tissu social. L’heure est donc à la relance de l’économie. Pouvoirs publics et partenaires étrangers sont, par conséquent, mobilisés pour mettre en place des stratégies et des outils appropriés à une mise en œuvre adéquate des politiques et programmes de relance. La rencontre avec les hommes d’affaires français conforte cette dynamique dans laquelle notre pays s’est engagé depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation en mai et juin derniers. Patrick Lucas et Muriel Pénicaud ont rappelé les liens économiques historiques entre le Mali et la France. Patrick Lucas a précisé que 125 sociétés et filiales françaises évoluent déjà dans notre pays dans divers domaines tels que la téléphonie, les BTP, les technologies, l’agro-industrie et que plus de 10% de nos importations proviennent de la France. Cependant, il a dénombré des contraintes à l’expansion des entreprises françaises dans notre pays. Celles-ci ont pour noms : problèmes de permis de construire, problèmes énergétiques, fiscalité élevée, etc. Muriel Pénicaud assurera, elle, les hommes d’affaires maliens du grand intérêt des investisseurs internationaux en général et français en particulier. Cette rencontre, dira-t-elle, permettra surtout aux entrepreneurs français de mieux connaître les opportunités au Mali afin de mieux ficeler leurs offres précises. Pour le vice-président du patronat malien, Seydou Mamadou Coulibaly, cette rencontre traduit le renforcement de la coopération économique bilatérale entre le monde des affaires des deux pays. « Il s’agit pour nous de promouvoir la destination Mali et surtout les secteurs clés de l’économie malienne à savoir les mines, l’agriculture, élevage, et de présenter à nos homologues français les potentialités du Mali et, pourquoi pas, signer des contrats avec les entreprises françaises. Notre pays a aujourd’hui entrepris des reformes courageuses qui permettront de moderniser et d’adapter notre secteur de l’investissement aux normes internationales », a-t-il assuré avant d’inviter les entrepreneurs français à développer avec leurs collègues maliens un partenariat économique fructueux. Le directeur des opérations de la Banque mondiale au Mali, Paul Noumba Um, a félicité notre pays pour le chemin parcouru dans la stabilisation et le retour de la paix. « Cet élan amorcé par le pays doit être consolidé par la relance économique qui constitue une priorité fondamentale du gouvernement malien. Cette relance économique passe par un secteur privé dynamique. Nous devons nous mobiliser pour répondre aux attentes des populations maliennes et principalement des jeunes. En effet, plus de 200.000 jeunes maliens arrivent chaque année sur le marché du travail et seulement 10% sont absorbés par le secteur formel de l’emploi et le reste est soit sous-employé, soit au chômage. Et le chômage endémique des jeunes est le principal défi qu’il nous faut surmonter. Cependant seul un secteur privé fort et créateur d’emplois peut aider le pays à relever ce défi », a-t-il développé en invitant les investisseurs français à s’intéresser au potentiel malien. L’expert de la Banque mondiale a situé les besoins de financement pour une relance économique effective de notre pays à plus de 2.350 milliards de Fcfa. « La transformation de la structure économique malienne passe essentiellement par la promotion du secteur privé, le développement du potentiel agricole, l’amélioration de la productivité des secteurs essentiels de l’économie et le développement d’une industrie de transformation. Le Mali a donc besoin de l’accompagnement de tous ses partenaires économiques pour relever ce défi », a-t-il plaidé. SECTEURS STRUCTURANTS. Très imprégné des réalités économiques du Mali, l’ambassadeur de France, Gilles Huberson, a livré un solide plaidoyer pour attirer les investisseurs potentiels. « Le Mali est résolument engagé sur la voix de la stabilisation et de la paix. Dans les circonstances actuelles, les grands acteurs de l’économie que sont les entreprises, peuvent aider le pays à se relancer, d’où la forte mobilisation des plus hautes autorités dans la recherche d’investisseurs nationaux et internationaux pour financer les grands projets prioritaires. Pour accompagner cet effort de mobilisation des investisseurs, les entreprises françaises sont fortement sollicitées et doivent être là, aux côtés de leurs homologues maliens, pour développer les opportunités d’investissements. De quoi donner un nouveau souffle à la coopération économique entre le Mali et la France. Les entreprises françaises, fortes de leur expérience dans le domaine des infrastructures de développement en Afrique, ne doivent pas hésiter à s’engager sur les projets présentés. Ces engagements se traduiront par le renforcement de la présence des entreprises françaises dans le développement économique du Mali», a souligné le diplomate français. Le ministre de la Promotion des Investissements et du Secteur privé, Me Mamadou Gaoussou Diarra, a, lui aussi, développé un argumentaire pour « vendre » la destination Mali. Il rappellera à cet effet que notre pays abrite une grande variété de conditions climatiques qui favorisent une large gamme de productions agricoles. Malgré ces atouts, nous importons encore une grande quantité de produits agroalimentaires qui pourraient être produites localement. Et pour plusieurs produits, la transformation et la valorisation ne peuvent être étendues faute d’infrastructures industrielles adaptées. En fait, l’agro-industrie dans notre pays, comme dans la sous-région, est pour ainsi dire, inexistante ou à l’état embryonnaire. En conséquence, chaque année, les zones de fortes productions connaissent d’énormes pertes après les récoltes, atteignant, dans le cas des denrées agricoles périssables comme les fruits et les légumes, une moyenne de 35 à 50% de la production réalisable totale, et entre 15 et 25% en ce qui concerne les céréales. « C’est pourquoi, la création et la promotion d’une industrie alimentaire performante sont considérées comme fondamentales pour le développement économique de notre pays. Les agro-industries peuvent promouvoir l’industrialisation et l’emploi urbain », a-t-il encore argumenté. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, exprimera sa joie de pouvoir parler des potentialités du pays devant ce partenaire de patrons français et maliens réunis autour de la relance et de la promotion du secteur privé. Il a résumé l’objet de la rencontre en une phrase : « Comment aider le Mali à avancer à travers la promotion des affaires ». Pour répondre à cette question, le chef de l’État a rappelé que les affaires prospèrent surtout dans un climat de paix. « Et j’ai le devoir régalien de faire ce travail de paix et de stabilité dans mon pays », a rappelé Ibrahim Boubacar Keita qui a souligné les potentialités économiques énormes qui pourront être exploitées grâce à un partenariat fécond entre le monde des affaires des deux pays. Ibrahim Boubacar Keita a souligné la disponibilité absolue du secteur privé malien à développer ce partenariat pour le plus grand bonheur de l’économie des deux pays. « Le Mali ne revient pas. Le Mali est là », a-t-il assuré. La rencontre a pris fin par des signatures de contrats entre des sociétés françaises et maliennes évoluant dans le domaine de l’énergie solaire et des technologies. Il s’agit, entre autres, de AKUO Solar, de Scatec et de KAMA S.A. Il faut noter que les entrepreneurs français qui ont déjà choisi la destination Mali pour développer des opportunités d’affaires, évoluent surtout dans les secteurs des banques, des télécommunications, de la santé, de l’éducation, de l’artisanat, du tourisme et de l’hôtellerie, des industries agroalimentaires, de l’architecture BTP, des transports, etc. Envoyée spéciale D. DJIRE

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Commentaires (157)

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Kassin 11 ans
Paris: le grand oral du préfet de Koulouba! En sortant massivement en juillet et août 2013 pour porter IBK au pouvoir, les maliens ne se doutaient pas qu'ils n'élisaient pas un président de la république mais bien un fondé de pouvoir de Paris pour administrer le Mali depuis les bords de la Seine. Deux ans après cette élection les choses se précisent pour le commun des mortels sur le type de gouvernance "France-Africain" qui a désormais pigeon sur rue à Bamako. IBK, l'auto proclamé "Mandé Massa" qui a juré de tout faire pour "l'honneur" et la "dignité" du Mali, s'active et se plaît maintenant dans son rôle de commis de France avec une feuille de route et une enveloppe huilée de plus 300 millions d'euros de promesse française après les 5000 milliards de FCFA de promesses chinoises de 2014. Puisque personne ne connait le projet de société d'IBK pour le Mali, alors on est en droit de nous interroger sur cette fausse prime de 300 millions d'euros dont aucune affectation concrète dans un domaine précis de développement du Mali n'est signifiée aux maliens. Est-ce une prime de signature d'un accord de défense signé par IBK entre la France et le Mali dont on a vu Jean Yves le Drian, le ministre francais de la Défense, se précipiter à Bamako pour le signer un certain 20 janvier? Est-ce une prime de signature d'accord de dislocation du Mali qu'IBK a vaillamment signé avec son gouvernement le 15 mai 2015 au CICB de Bamako? De deux choses l'une, la nuée de ministres, de conseillers et autres valets joyeux qui arpentent avec IBK, avec un air bonasse, les rues de Paris entre palais, patronnât et universités, montrent clairement une bande de sans programmes et de sans projets pour le Mali. C'est une joyeuse colonie de vacances incroyablement prête à prendre n'importe quelle feuille de route que l'Elysée serait honoré de lui donner volontiers. Cette feuille de route n'est pas pour développer le Mali ni pour faire avancer les maliens, c'est un moyen pour le gouvernement français actuel, d'assoir et de sceller la présence française dans le Sahel avec toutes les garanties nécessaires pour les sauvegardes des intérêts français dans cette région. Point à la ligne! Celui qui croit à autre chose est un vulgaire naïf qui ne tardera pas à déchanter après moult déceptions. IBK, empêtré dans le système de corruption de Michel Tomi, le mafieux homme d'affaires Corse, et ses démêlés avec la justice, trouve dans cette ubuesque situation du pain béni au détriment de l'intérêt supérieur du Mali car il accepte tout contre des broutilles au motif que la justice française va enfin lui laisser tranquille mais il se trompe gravement. En attentant sa chute inéluctable, il salut la "reconnaissance" d'une "vénérable maison" selon lui, qu'est l'université de Panthéon Sorbonne et il magnifie des "bonnes affaires" devant le Medef, mais sans le moindre projet sectoriel précis pour le Mali ni avec les patrons français ni devant les universitaires français. Cherchez l'erreur! Comme pour magnifier son rang de préfet de Koulouba, à l'entame de cette visite tape à l'œil, IBK fut reçu à l'aéroport d'Orly par le préfet d'un département de la région parisienne, le préfet du Val de Marne. Entre préfets, le courant passe plus vite et IBK à du s'en acquérir des conseils de son "homologue" du Val de Marne avant son grand oral à l'Elysée. Salute.
sankingba
sankingba 11 ans
Mon frère Kassin, vos coups de dards auraient pu faire souffrir les IBKistes et les vrais républicains si vous aviez raconté autres faits que des mêmes griefs sempiternels et itératifs. En ce que Sankingba sache, vous semblez condamner le renforcement des relations entre la France et le Mali? Voilà une grosse bourde sinon un pêché au bout de votre calame ou de votre plume que vous commettez. De votre plus belle plume, on constate que votre bataille n'est pas pour le bien ou le bonheur du Mali mais plutôt contre la personne de IBK. Mais comme le dirait l'autre, le Mali j'y crois. J'y crois parce que assez de maliens accusent la France de jouer le rôle de sapeur pompier et de pyromane, oubliant que n'eut été ce pyromane, la République ne serait que ruine et cendre. Cendre de par la faute à qui? Évidemment par la faute des gouvernants dont la chute ou l'échec électoral vous sont restés à travers la gorge. Si vous n'aimez pas la France, alors exprimez vous en sanskrit ou dans une autre langue. Nous maliens, nous ne sommes pas des ingrats, nous l'aimons bien jusqu'à la chérir. Chialez, criez et aboyez mais la République avance et vaincra. Mon cher Kassin, Sankingba vous conseille de faire exactement comme le garçon sous le couteau de Fakoli, à l'épreuve de la circoncision en milieu traditionnel et sans anesthésie. Buvez enfin la grande soupe très épicée au piment sans vous émouvoir. A cette épreuve vous serez initié au culte du Komo, cette cosmogonie des savants de Makoungoba. Souffrez mais acceptez sans crier si vous tenez à votre honneur. En milieu traditionnel du Mali de la savane, le respect du Chef, l'acceptation de sa conduite et les critiques dans la civilité sont les "prénoms" des maliens. Même idiot, un chef de "Kari" ou de "Ton " mérite respect et déférence. Vous semblez l'ignorer ou peut être vous n'êtes pas initié à cette science sociale du Mali profond. Apprenez qu'on sort pas sa langue de serpent pour lécher le Chef mais n'empêche qu'on lui dise sa part vérité. VIVE LA REPUBLIQUE.
le general sanogo
le general sanogo 11 ans
Pauvre Kassin, tu n'as rien d'autre a' dire!!!
Kassin 11 ans
Le Mali n'a pas de problème de financement du développement mais un problème de gestion efficace des fonds alloués au développement! C'est la corruption et la gabegie qui privent le Mali de développement et non un manque de ressources financières, Le régime IBK avec ses vols et ses surfacturations est le plus corrompu et le plus gaspilleur que leMali n'a jamais eu. Pour exemple le budget de Koulouba est passé sans raison de 9 milliards en 2014 à 14 milliards en 2015. C'est pareil pour le budget de l'assemblée nationale! Partout c'est le gaspillage et le vol de l'argent public. Dans ces conditions même si on donnait le budget des USA à IBK et à sa bande de voleurs menteurs ils ne pourront pas développer le Mali car il n'ont ni la capacité ni la volonté de le faire. Salute.
Zin
Zin 11 ans
IBK, Quant tu reviens au Mali il faut éviter les têtes brûlées du RDA qui ne veulent faire avancer le Mali de ibk en terme de développement par la FRANCE de holand .
nfp
nfp 11 ans
FASSAKENE nous dit textuellement: "La corruption et le non respect des propriétés privés est un épouvantail pour les investisseurs. Une infrastructure inexistante et une administration invraisemblable d’incompetence. Il ne faut pas prendre les hommes d’affaires pour des imbéciles. Mettre 1 € au Mali, c’est bien mais il ne faut rien attendre en retour." Et Fassakene n'a (hélas pour nous) que 15 commentaires sur ce forum... Je ne sais pas vous, mais moi, je ne vois RIEN à ajouter à ça; Tout est dit! :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: Houbien? :-P
Ere Djibo
Ere Djibo 11 ans
Ce que moi j'ajouterai, c'est que les membres du MEDEF veuillent bien nous pardonner cette gaffe de notre président: le Mali est plutôt un pays de bonnes magouilles que de bonnes affaires! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
Toto Totorino
Toto Totorino 11 ans
C'est clair que le Mali est le pays des bonnes affaires. Un pays où la sur facturation est la règle. Les Marchés reviennent à ceux qui font casquer le plus l'État.
coco 11 ans
:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Attends ,attends ...... SUR FACTURATION ? Mauvaise langue WA ! On ne sur facture plus ! Maintenant , la meme facture , "ON " la fait passer 2 fois ! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
nfp
nfp 11 ans
Monkopin "Maintenant , la meme facture , “ON ” la fait passer 2 fois !" Oui, mais ça, ce n'est pas de la magouille... 8) 8) 8) Rien à voir avec une quelconque malversation... 8) 8) 8) C'est juste du.......... BEGAIEMENT COMPTABLE! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Houbien? :-P
Toto Totorino
Toto Totorino 11 ans
Ah, ça doit être ça alors. :lol: :lol: :lol:
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