Progrès de l’AES : Le discret repentir actif des USA ?

Après la phase de l’hostilité affichée par les USA et des pays européens à l’égard des pays de l’Alliance des Etats du Sahel, c’est désormais le temps de la realpolitik…

09 Fév 2026 - 09:20
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Progrès de l’AES : Le discret repentir actif des USA ?
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Progrès de l’AES : Le discret repentir actif des USA ?

En véritables gendarmes internationaux de la démocratie et des droits de l’Homme, les USA, la France et l’Union Européenne en général ont rejeté les gouvernances d’exception. Et ils se sont ainsi coalisés pour rejeter les pouvoir d’exception sans vernis démocratique, que sont devenus le Mali, le Burkina Faso et le Niger, à partir de la fin d’année 2020.

C’est ainsi que les  Occidentaux se sont appuyés sur leurs principes pour rejeter catégoriquement une « coopération dynamique » avec ces pays, qui ont créé l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Et cette hostilité est allée loin, au point d’impacter sur la coopération entre les peuples du Sahel et ceux e l’Occident.

Mais, les dirigeants occidentaux ont sous-estimé la détermination et «l’engagement patriotique » des gouvernants de l’AES.  C’est ainsi qu’avec les actions décisives menées dans les trois pays concernés, ces derniers mois, certains Etats occidentaux, dont les USA finissent par revoir la copie de leur hostilité.

En effet, s’inspirant d’abord de l’adhésion des populations aux efforts de gouvernance et d’intégration des dirigeants sahéliens, les USA et certains de ses alliés européens semblent s’inscrire dans un mécanisme de rétropédalage discret, pour des raisons stratégiques. C’est dans ce sens que se situent les derniers positionnements de Washington dans l’espace AES. Il s’agit pour Donal Trump de manœuvrer pour tirer profit économique des importantes ressources du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ce qui incite à se demander si les USA veulent lâcher la France, dont la politique extérieure de domination est abondamment vomie par les peuples africains et particulièrement dans l’espace AES.

Car en se rapprochant de Bamako, de Niamey et de Ouagadougou, les dirigeants américains misent sûrement sur les importantes ressources minières et le marché de consommation de ces trois pays, en vue de leurs exportations.

Il faut préciser, dans ce sens, que la récente visite à Bamako, de Nick Checker, le chef du Bureau des affaires africaines au département d’État américain, consacre un nouveau tournant, celui-ci plus discret mais significatif. Il s’agit pour Washington de revenir, à pas feutré au Sahel, plus intéressé que jamais, avec une stratégie profondément remodelée. Car, après presque cinq années de froid diplomatique, les dirigeants américains s’inscrivent dorénavant dans l’approche plus pragmatique, moins idéologique et clairement axée sur leurs intérêts. Comme pour démontrer plus clairement qu’« un Etat n’a pas d’ami, mais seulement des intérêts »

Reçu par le président de la transition malienne, le général  d’Armée Assimi Goïta, Nick Checker sera réaliste sur la réalité du pouvoir incarné par les militaires, dans un contexte sécuritaire exigeant des sacrifices et de mondialisation. Et le diplomate américain de laisser entendre le "respect de la souveraineté du Mali". Comme pour dire que cette souveraineté prime sur le déficit démocratique, longtemps considéré comme un principe prioritaire.

Il faut rappeler que l’année dernière, le Conseiller principal pour l’Afrique au Département d’Etat du président américain, Massad Boulos, avait indiqué que la démocratie est "appréciée", mais elle n’est plus un critère de rupture. Ce qui démontre clairement que les USA réajustent le tir face aux pouvoirs d’exception, comme ceux de l’AES. Puisque, le même genre de discours est tenu par des émissaires diplomatiques américains dans d’autres capitales de la région sahélienne et ouest-africaine. Ce qui pousse les experts à relever ce qu’ils appellent « un recentrage sécuritaire », suite à un retrait progressif des bases militaires permanentes au profit d’une présence flexible, mobile et ponctuelle.

En clair, en amorçant une opération de charme pour réajuster ses relations avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso, Washington et des Etats européens comme l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, cherchent aussi à tirer profit de l’éviction de la France et à tenter de contrecarrer l’influence forte de la Russie dans la zone. Les USA continuent de lorgner sur les richesses minières (uranium, or, lithium, hydrocarbures, etc) de ces trois pays tout en cherchant à contrecarrer l’ère de la souveraineté réelle.  Comme quoi, la quête d’intérêts économiques vitaux peut assouplir des convictions politico-idéologiques.

 

Boubou SIDIBE/maliweb.net

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Commentaires (7)

User
Dana
Dana 8 mois
!!! Filles chaudes vous attendent sur -- Hot21.fun
Fanga
Fanga 8 mois
Quand on parcours régulièrement certains des "commentaires" publiés sur Maliweb par les trolls au service des Officines françaises de manipulation, on constate que la France est extrêmement hostile à l'idée d'être remplacée en Afrique par les USA. La France et les USA ne s'entendront pas durablement sur l'Afrique. / De mon point de vue, il ne fait aucun doute que sur le long terme le Mali et l'Afrique s'entendront avec les USA, que le Mali et l'Afrique renonceront à la langue française qui n'apporte que des emmerdes en nous liant artificiellement à la pauvre France. Les USA ont toute leur chance au Mali et dans le Sahel, surtout lorsqu'il s'agira de remplacer la langue française par l'anglais comme langue de communication internationale de cette partie de l'Afrique. C'est dans le domaine de la défense et de la sécurité ainsi que dans les autres domaines sensibles de souveraineté nationale que l'Afrique doit complètement exclure les USA et les autres pays colonialistes et impérialistes. Les USA et ses alliés occidentaux d'Europe ont fait trop de dégâts humains en Afrique et dans le reste du monde, avec des dizaines de millions de morts et blessés, à cause de leurs interventionnismes militaires. / La grande priorité au Mali et en Afrique, c'est vraiment de se débarrasser de la France parasite, de sa langue, de son influence culturelle, économique et politique. Si les USA peuvent nous aider dans ce sens, comme lors de la période de décolonisation des années 50 et 60, lorsque les Américains et les Soviétiques se sont entendus sur la décolonisation de l'Afrique, je crois que ça aiderait le continent africain. Parallèlement à la libération de l'Afrique de l'influence française, la deuxième grande priorité est d'approfondir le partenariat commercial, économique et technologique avec la Chine et la Russie en particulier. C'est en troisième position que doit venir la question de notre collaboration avec les USA qui, encore une fois, doit complètement exclure les domaines de la défense et de la sécurité.
Kinguiranke
Kinguiranke 8 mois
Bouboutigua tu as tue très sales trolls de la très maudite France comme sangare, ama, NFp et les animaux malades du paturage Azawad;
Matt
Matt 8 mois
Le vieux macaque débile à la gueule puante délire de plus en plus...
Nfp
Nfp 8 mois
Quand on parcours régulièrement certains des "articles" publiés sur Maliweb, bien souvent, on se dit qu'il est IMPOSSIBLE D'ALLER PLUS LOIN en terme de stupidité et de bêtise humaine ! Et pourtant, il suffit de lire ce torchon débile de boubou Sidibé pour constater que non, en matière de bêtise, hélas, ON PEUT TOUJOURS PLUS FORT !...
Kinguiranke
Kinguiranke 8 mois
Bouboutigua tu as tue sangare l' ecervele apatride!
ama
ama 8 mois
Continuer à vous vendre du vent AES une escroquerie politique pour se maintenir au pouvoir rien de concret des populations massacrées comme des animaux en laissant leur corps à la merci des vautour qu'elle honte
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