Amadou Kéïta, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: « La pacification de l’espace universitaire me tient beaucoup à cœur »

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a effectué une visite de courtoisie à la Direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (DGESRS), lundi 12 octobre 2020. Au cours de cette visite, la DGESRS et l’Agence malienne d’assurance qualité de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (AMAQ-SUP) ont fait part des difficultés qui minent leur administration. Le ministre Kéïta a promis de faire de son mieux.

Prendre contact avec le personnel des deux directions de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et s’imprégner des difficultés auxquelles elles sont confrontées, tel a été le but d’une visite de terrain effectué par le Pr Amadou Kéïta à la DGESRS et à l’AMAQ-SUP.

Comptant 48 agents, dont 37 fonctionnaires et 11 contractuels avec un budget de fonctionnement de 841 millions 533 000 FCFA, la Direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est confrontée à certains problèmes parmi lesquels la présence de certains postes vacants en raison des départs à la retraite. Le problème de recrutement dans l’enseignement supérieur, depuis trois ans, et le vieillissement des enseignants-chercheurs, ont été également évoqués parmi tant d’autres difficultés. Une occasion également saisie par le personnel de la DGESRS pour demander au ministre du tutelle de faire  le toilettage du document de politique national de l’enseignement supérieur, puisque l’actuel document date de 2009, a-t-on précisé au ministre.

Au niveau de l’AMAQ-SUP, les problèmes de ressources humaines, de financement, la lenteur de l’opérationnalisation de l’agence, l’instabilité institutionnelle, etc., ont été soulignés, parmi les difficultés, au ministre.

« J’étais venu échanger pour mieux comprendre », a fait savoir le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au cours de cette séance, avant de poursuivre : « Je me rends compte de l’ampleur des défis qui m’attend ».

Il promet néanmoins que « tout ce qui a été dit ne tombera pas dans les oreilles de sourds ». Comme pour signifier qu’il a bien pris note des missions de ces directions ainsi que des problèmes auxquels elles sont confrontées. Il promet que des discussions auront lieu autour de l’ensemble des problèmes évoqués.

Selon le Pr Amadou Kéïta, leur (les deux directions et lui) « mission est de donner un enseignement de qualité pour que les étudiants puissent participer au développement du pays ».

Sur la question du recrutement dans l’enseignement supérieur, M. le ministre soutient la nécessité de procéder à des recrutements : « Il faut songer à préparer la relève au niveau de l’enseignement supérieur, surtout que notre université est jeune comparativement aux universités de la sous-région ». Toutefois, il invite à ne pas jeter les vieux professeurs dans les poubelles de l’histoire, il faut plutôt penser à comment tirer le meilleur profit de ses vieux enseignants, a-t-il fait comprendre.

Le ministre se dit très volontariste dans la gestion des difficultés auxquelles le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est confronté. C’est pourquoi, même si le sujet n’a pas été évoqué par les deux directions, le ministre se dit soucieux de la sécurisation de l’espace universitaire. « La pacification de l’espace universitaire me tient beaucoup à cœur », a-t-il fait savoir. Et de poursuivre : « Quand un étudiant en classe a peur », il ne pourrait plus venir à l’école. A l’en croire, la pacification de cet espace doit être une des priorités. « Travaillons à ce que nos universités soient sécurisées contre les menaces pour qu’on puisse étudier en toute sérénité », a-t-il recommandé avant de rassurer sur l’accompagnement de son département.

Fousseni Togola

 

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