Gestion calamiteuse du professeur Mamadou Lamine Traoré : Que d’espoirs déçus

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Le Premier Ministre, en s’engageant à prendre en main la gestion de la grève du SYNESUP, dessaisit par là même son Ministre de l’Education Nationale du dossier. Ce dessaisissement de Mamadou Lamine vient donner raison à notre rédaction quant aux multiples dénonciations que nous avons faites depuis maintenant plus de deux ans par rapport à la mauvaise gestion du Ministre de l’Education, le professeur Mamadou Lamine Traoré. Aujourd’hui nous pouvons dire sans fausse modestie que l’histoire nous donne, chaque jour qui se passe, raison pour avoir tiré plusieurs fois sur la sonnette d’alarme, mais sans avoir été compris, hélas !rn

ll convient de rappeler d’entrée de jeu que la nomination de Mamadou Lamine Traoré à la tête du département de l’éducation fut saluée par bien de maliens qui avaient souci de l’école malienne. Cet espoir légitime n’était pas fortuit pour qui sait l’expérience de cet homme en matière d’enseignement. Mais comme le dirait un adage de chez nous : « il est plus facile de tenir des discours patriotiques hors du pouvoir ; mais le pouvoir corrompt bien des gens.» Mamadou Lamine Traoré n’a pas échappé à cette sombre réalité. En tout cas, Mamadou Lamine Traoré incarnait, aux yeux de ces très nombreux maliens le modèle de la bonne gouvernance, de la bonne moralité, de l’équité, de la justice etc… Hélas ! Juste après son arrivée au département, Mala a vite fait de désillusionner ces nombreux maliens qui s’attendaient à la refonte de notre système éducatif national. Le constat est aujourd’hui patent. Les vertus prêchées par Mala sont aujourd’hui tout simplement en rupture complète avec la réalité.

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Nominations sans souci  d’efficacité :

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Visiblement venu avec un esprit vindicatif et revanchard, le professeur a vite fait d’organiser un concours à l’adresse des D.C.A.P nommés par le parti ADEMA. L’objectif visé était de tout faire pour humilier ces hommes et femmes dont le seul crime était d’avoir été nommés par le régime du parti qui a éjecté de ces rangs le professeur Mala. Le caractère frauduleux dudit concours n’est plus un secret pour aucun malien. Mais les maliens l’auraient toléré si les gens choisis pour remplacer les anciens D.CAP s’étaient montrés meilleurs que ceux – ci et dans le comportement et dans la gestion des affaires publiques du département de l’Education. Mais force est de constater et de reconnaître que ces Nouveaux D.CAP issus du concours de la honte, dans leur écrasante majorité ont vite fait de montrer toutes leurs limites objectives. Leur méconnaissance de la tâche qui les attend, leur arrogance, leur calcul politicien, sont aujourd’hui connus de tous et de chaque malien.

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Les citoyens qui les côtoient s’en rendent suffisamment compte. Mais le pire est que la plupart de ces nouveaux D.CAP ont frauduleusement introduit leurs épouses dans l’enseignement à titre de contractuelles dans le fondamental. Mais ce qui se passe de tout commentaire dans ces recrutements illicites, c’est que la plupart de ces femmes n’ont pas dépassé le niveau du premier cycle de l’enseignement fondamental. Si elles s’empressent d’exhiber des attestations de DEF, il suffit de se reporter sur les listes nationales d’admission. Après les D.CAP, Mamadou Lamine Traoré s’est attaqué aux cadres des services centraux. Personne ne lui en voudrait si les remplacements se faisaient de façon judicieuse et avec des cadres qui maîtrisent les dossiers.

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Malheureusement, Mamadou Lamine Traoré n’avait que faire d’un tel souci d’efficacité. Motivé par un esprit revanchard, Mala ne pouvait pas ne pas enlever les cadres nommés par l’ADEMA. Et qui ose croire désormais que Mamadou Lamine Traoré peut avoir le moindre souci d’efficacité à l’avantage des scolaires maliens et donc de notre peuple laboureux ! par exemple au CNE le remplacement de Abou par le nouveau Directeur Nampaga Otian Koné, avec son discours – refrain : « moi, je suis nouveau, je ne maîtrise pas d’abord les dossiers », n’était pas pour servir les intérêts supérieurs de l’école malienne. Nous gageons que Nampaga ne savait pas ce que c’est que le Curriculum dans le sens défini par le PRODEC avant sa nomination. Que Dieu sauve le C.N.E ! Nous vous révélerons d’autres situations identiques dans nos prochaines parutions

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Puis vient le tour des directeurs d’Académie d’Enseignement (D.A.E). Ils furent choisis par Mala sans aucun souci d’efficacité. Ainsi Diama Cissouma et Mme Maiga furent placées à la tête respectivement des académies Rive Droite et Gauche de Bamako. Inutile de revenir sur les excès et abus autocratiques commis par ces deux dames, sans oublier un seul instant les révélations de magouilles dans les orientations des candidats au DEF de Juin 2006.

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Dans la même foulée, il faut rappeler que le BAC 2005 à Sikasso a sérieusement entaché la crédibilité de cet examen. Quant au D.A.E de la dite Académie, en la personne de Kamanon Sanogo, alors, secrétaire général du MIRIA à Sikasso, il constitue tout simplement la honte de l’école malienne.

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En effet, la plupart des nominations effectuées par le Ministre Mamadou Lamine Traoré, visait à renforcer et implanter son parti le MIRIA aux dépens de l’Ecole Malienne. Faux calcul car ce parti politique demeure un micro parti sur l’échiquier politique national et le secrétaire National du parti, en la personne de Mamadou Lamine Traoré (même s’il peut se donner une fausse bonne conscience) le sait plus que n’importe qui.

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Gestion insouciante des grèves au département de l’Education 

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Visiblement, maintenir les élèves et étudiants en classe est le seul vrai gage du Ministre de l’Education Nationale. Plus rien, en tout état de cause ne compte pour lui. Ainsi, la tête de l’AEEM est bien mise dans les conditions idoines.

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Pendant ce temps, Mamadou Lamine n’a aucun égard vis-à-vis de ses collègues enseignants. Comme pour dire qu’il a vite oublié ! Les grèves des enseignants sont traitées avec mépris. Ainsi par rapport à la grève des enseignants du SYNESUP, Mamadou Lamine aurait déclaré au tout début qu’il tiendra les professeurs à l’usure, et qu’il est sûr qu’ils vont se fatiguer et arrêter le mouvement. Cette façon de gérer les grèves n’est pas responsable car au bout du compte elle vise à jeter le discrédit sur le corps enseignant. Les récentes sorties du Premier Ministre pour sauver son Ministre sont venues pratiquement trop tard après la pourriture de la situation. C’est peut – être pourquoi les syndicalistes n’ont pas voulu céder devant lui. Il doit comprendre que tout le blocage est parti de son Ministre de l’Education, qui au dire des gens, aurait refusé de recevoir par deux fois ou trois le SYNESUP. Pourtant il n’ose pas se dérober à une quelconque demande d’audience de l’AEEM déposée le même jour.

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Le Premier Ministre doit donc comprendre et situer les vraies responsabilités dans la poursuite du mouvement des enseignants.

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Signalons au passage que le Premier Ministre, s’engageant à prendre en main la gestion de la grève du SYNESUP dessaisit par là même son Ministre de l’Education Nationale du dossier. Ce dessaisissement de Mamadou Lamine vient donner raison à notre rédaction quant aux multiples dénonciations que nous avons faites depuis maintenant plus de deux ans par rapport à la gestion calamiteuse du Ministre de l’Education, le professeur Mamadou Lamine Traoré.

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Aujourd’hui nous pouvons dire sans fausse modestie que l’histoire nous donne, chaque jour qui se passe, raison pour avoir tiré plusieurs fois sur la sonnette d’alarme, mais sans avoir été compris, hélas ! Ce dessaisissement du Ministre de l’Education vient prouver, si besoin en était, que nos critiques étaient bien fondées et qu’il fallait les faire. Encore une fois, nous nous posons la question de savoir si Mamadou Lamine est vraiment au service de l’école malienne.     

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L’école en lambeau telle qu’elle sera léguée par Mamadou Lamine 

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Il faut dire que Mamadou Lamine Traoré a mis l’Ecole dans un état de délabrement complet, de désolation totale. Si son successeur veut corriger le dixième de ses fautes, il risque de durer juste le temps de s’installer au département. Cela est d’autant probable qu’il se doit de chercher à détecter les cadres incompétents, véreux, indélicats introduits par Mamadou Lamine et les bouter hors du circuit et s’atteler aux vrais problèmes de l’Ecole Malienne qui sont entre autres :

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La Pléthore dans les classes.

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– Le Manque d’Enseignants.

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– Le Renforcement des capacités des Contractuels.

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– L’Amélioration des conditions de travail des enseignants.

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Fidèles à notre serment d’informer sainement sans haine mais aussi sans crainte nous porterons à la connaissance de notre peuple, dans nos prochaines parutions, d’autres actes de mauvaises gestions qui viendront d’avantage confirmer que Mamadou Lamine n’est pas le sauveur de l’école.

rnN’Tji Diarra

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