le Pr Doulaye Konaté lors du lancement des épreuves du DEF en rive gauche :« Tolérance zéro à la fraude »

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C’est parti pour les examens du Diplôme d’étude fondamentale (DEF) au Mali. Lundi 12 octobre 2020, le lancement des épreuves écrites, dans la rive gauche de Bamako, a été fait par le Pr Doulaye Konaté, ministre de l’Éducation nationale. C’était à l’école N’Tomi B de N’Tomikorobougou, un quartier sis à la rive gauche de Bamako. Occasion saisie par le ministre d’appeler les surveillants à l’application « stricte » des règles.

Pour le démarrage de la phase écrite des épreuves du DEF, l’école N’Tomi B de N’Tomikorobougou a servi de lieu pour le coup d’envoi des épreuves par le ministre de l’Éducation nationale. La tenue de cet évènement a enregistré la présence de la directrice de l’académie de la rive gauche, Mme Koné Rakiatou Diarra ; le maire de la commune III, Mme Djiré Mariam Diallo ; le directeur du centre national des examens et concours de l’éducation, Mohamed Maiga…

C’est aux environs de 7 h 30 que le ministre a fait son entrée dans la cour de l’école N’Tomi B. Après la montée des couleurs par les pionniers venus pour la circonstance, le Pr Doulaye Konaté s’est adressé aux surveillants : « Cette année a été difficile. Je voudrais vraiment vous féliciter d’avoir tenu bon malgré les soubresauts qu’on a eu pendant l’année scolaire. C’est aujourd’hui que commence la récolte des fruits ».

Pour un travail bien fait, le ministre se dit prêt à soutenir les enseignants chargés de la surveillance des épreuves : « Je vous donne mon soutien. La responsabilité de vous qui êtes surveillants est très lourde. Vous avez les clés du changement, le Mali nouveau commence à partir de l’école. Il n’y a pas de doute là-dessus. »

Résolu pour la réussite des examens du DEF 2020 et la promotion du mérite, le ministre a été clair dans ses propos : « Je vous (surveillants ndlr) demande surtout d’appliquer le règlement dans toute sa rigueur. Cela est très important. Vous êtes couverts par ces textes, appliquez-les. Je suis vraiment très formel là-dessus : tolérance zéro à la fraude. Je suis derrière vous. Les textes doivent être appliqués avec rigueur ».

Sans ambages, il invite les enseignants à prendre leur responsabilité. Ainsi, c’est à la salle N° 2 de l’école N’Tomi B que le ministre a ouvert l’enveloppe contenant les sujets. Dans cette salle, les candidats ont eu droit à ces assurances de la part du ministre. « Je souhaiterais que les élèves du pays aient la chance que j’ai pu avoir à travers l’occupation de certains postes du pays. Je dis que cela est bien possible. Tant que je serai ministre de l’Éducation nationale, il y a des choses auxquelles je tiens : l’égalité des chances ». Cela veut dire, précise-t-il aux élèves, qu’on ne doit pas permettre à certains candidats de passer aux examens par le fait que leurs parents ont de l’argent. « Battez-vous, et enlevez cela de votre tête. On passe à l’examen sans argent », a-t-il fait savoir aux candidats tout en leur souhaitant bonne chance.

De son côté, Mme Koné Awa Diarra, présidente du centre N’Tomi B, estime qu’aucune difficulté n’a été recensée pour ce début des épreuves. Dans ce centre, argue-t-elle, il y a dix (10) salles, 20 surveillants et 250 candidats, dont 113 garçons, 137 filles et 19 candidats libres (CL). D’après elle, tous les candidats et surveillants étaient présents.

À entendre le directeur du centre national des examens et concours de l’éducation, le DEF durera trois (3) jours. Et au directeur Maiga de préciser que la détention de tout matériel et document contenant du sujet est interdite aux candidats en salle d’examen. Un candidat pris en fraude est d’office exclu de la salle et peut être suspendu durant des moments, a-t-il averti tout en rappelant que cette année le Mali compte : « 9 578 salles pour 239 456 candidats ».

 

Mamadou Diarra

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