Renouvellement des instances à l’Université de Bamako : rnCafouillage à la Faculté des sciences économiques

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Le blocage persiste toujours dans l’élection des nouveaux chefs de Der (Départements d’études et de recherche) de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg). Aux dernières nouvelles, l’affaire est pendante devant le tribunal administratif.  A l’occasion, le Syndicat national de l’éducation et de la culture  (Snec) a coupé le pont avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour avoir violé les textes universitaires dans cette affaire.

Le Snec suspend son partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. C’est en somme la décision prise par le bureau national du Snec après son analyse sur la situation qui prévaut à la Faculté des Fseg.   Celle de l’élection des nouveaux chefs des Départements, d’études et de recherche qui piétine depuis 2008. C’est ce que nous a révélé le secrétaire général adjoint du Snec, Pr Djiguiba Sissoko.  

Pourquoi le Snec coupe-t-il tout contact avec le département de tutelle ? Il l’accuse tout simplement d’avoir violé ou de ne pas appliquer strictement les textes universitaires dans l’affaire dite «élections des chefs des départements, d’études et recherche (Der) de la Faculté des sciences économiques et de gestion». Il s’agit des Der de tronc commun, de gestion et d’analyse quantitative et politique économique. Après plusieurs reports, l’administration de la faculté a organisé lesdites élections qui ont été boudées par la tendance d’Antoine Camara et d’Amadou Ouri Pléah. Selon Djiguiba Sissoko,  les raisons qui ont poussé ceux-ci à ne pas prendre part aux élections sont connues. Ils accusent le doyen de la Fseg de propulser d’abord ses candidats en grade pour qu’ils acceptent l’organisation des élections. Ce qui n’a pas été accepté par la partie adverse. Du coup, Antoine et Pléah respectivement Doyen et vice doyen du moment de la Fsje (Faculté des sciences juridiques et économiques) ont porté plainte au niveau du tribunal administratif afin qu’ils soient reconnus comme les chefs de Der. Le verdict du tribunal est attendu. Mais avant le Snec a pris ses dispositions.

«Après analyse du non respect des textes de l’enseignement supérieur par le département de tutelle, c’est-à-dire, l’irresponsabilité de la tutelle à appliquer les textes, et après avoir compris que cette histoire n’est plus une question de textes, mais d’individus, le bureau national du Snec a décidé de suspendre sa participation à toutes activités du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique», a fait savoir le secrétaire général adjoint du Snec. Et de poursuivre : « Le ministère a voulu violer les textes universitaires  de peur que le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) ne parte en grève illimitée. Car ce syndicat l’a menacé d’aller en grève au cas où  Antoine Camara et Pléah seraient élus chefs de Der. C’est regrettable qu’on assiste aujourd’hui à une gestion politique et non à l’égalité du monde universitaire », a-t-il conclu.

Par ailleurs, Djiguiba Sissoko a fait entendre que si le droit n’est pas dit dans cette affaire, cela pourrait amener  beaucoup de perturbations au sein de l’espace universitaire cette année.
rnPour terminer, il a précisé que le décret n° 6/115-PRM du 16 mars 2006 a été violé en son article 108 qui stipule : « les Der sont dirigés par des chefs de Der élus parmi les professeurs et les maîtres de conférence permanents, par les pairs permanents pour une période de deux ans renouvelables. Toutefois pour les nécessités du service, des maîtres-assistants ou des assistants peuvent être désignés dans les mêmes conditions», a-t-il rappelé.
rnHadama B. Fofana
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