Heures Supplémentaires à la FAST : Des professeurs se tapent des millions sur le dos de l’Etat

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            Dans notre pays, malheureusement, la corruption sévit à tous les niveaux et le corps enseignant, considéré jusque là comme étant celui des hommes intègres, n’échappe pas à cette situation. Aujourd’hui, à la Faculté des Sciences et Techniques (FAST) de l’Université de Bamako, certains professeurs, en plus des horaires normales, s’adjugent des heures supplémentaires fictives qui font qu’ils s’enrichissent sur le dos de l’Etat sans compter les indemnités dont ils bénéficient.rn

LES REFORMES

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            L’avènement de la démocratie dans notre pays en mars 1991 a eu des répercussions sur plusieurs secteurs d’activité. C’est dans ce cadre que nous avons assisté à d’importantes réformes au sein du ministère de l’Education Nationale.

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            L’éducation de base a été celle qui a connu plus de mutations ou plusieurs systèmes d’enseignement ont été essayés dont la Nouvelle Ecole Fondamentale (NEF), la Nouvelle Ecole Malienne, la (NEM) la Pédagogie Convergente. Cela n’a fait que rabaisser le niveau des élèves dont l’équipe actuelle s’accroche à gérer tant bien que mal les conséquences. Rappelons que c’était sous le régime de Alpha Oumar Konaré.

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            Dans le cadre de la réforme, fut créée l’Université du Mali, c’était en 1996 et qui va changer de nom pour devenir l’Université de Bamako.

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UN PROBLEME DE GESTION DES HORAIRES

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            La gestion de l’université n’est pas chose aisée, elle demande au préalable la réunion de certaines conditions. En son temps, ce qui était loin d’être le cas. C’est pourquoi après la création de l’université, des problèmes se sont posés entre autres: la gestion des carrières des enseignants, la construction des amphithéâtres.

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            C’est le même cafouillage qui continue dans les facultés en ce qui concerne la gestion des horaires. Selon les textes qui régissent l’université, les professeurs ont 6 heures de cours normal par semaine. Ce qui signifie qu’ils ne doivent pas aller au-delà de ce nombre, compte tenu des autres charges qui pèsent sur eux.

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            Quant aux maîtres de conférences, ils disposent de 8 heures et ce sont les assistants qui sont les plus chargés, soit 12 heures par semaine.

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L’USAGE QU’ON FAIT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES

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            Mais les mêmes textes laissent le soin à ces différentes catégories d’enseignants de disposer des heures supplémentaires en dehors de leur horaire normale, compte tenu du déficit d’enseignant dans les différentes matières. Et éventuellement, la direction des Facultés donne des heures supplémentaires et aussi c’est un moyen pour certains de pouvoir joindre “les deux bouts”.

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            Ce qui est tout à fait normal dans ce cadre certains enseignants ont entre 25 à 30 heures supplémentaires par semaine. Cela constitue une petite fortune pour eux dans la mesure où une heure supplémentaire est payée à 2000 FCFA.

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            C’est dans ce cadre que certains enseignants de moralité douteuse s’attribuent des heures supplémentaires fictives. La pratique est très courante à la Faculté des Sciences et Lettres (FAST) où certains enseignants et professeurs se font des millions par trimestre sur le dos du contribuable. La pratique a commencé sous l’ancien doyen de la FAST, Abdoul Karim Sanogo. C’est devenu un phénomène dans la mesure où le Syndicat a osé afficher le nom d’un camarade qui s’octroyait des heures supplémentaires sans jamais effectuer quoi que ce soit.

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            Selon des sources, le Syndicat est déterminé à mettre fin à de telle pratique d’une part, aussi le nouveau doyen de l’établissement n’est pas quelqu’un qui marche dans de telles combines.

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Mamadi TOUNKARA

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