Mohamed Ag Akeratane, Secrétaire Général du Parti Sadi : « Ces sanctions sont injustes, injustifiables et injustifiées »

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Approché par nos soins, le secrétaire général du parti Solidarité africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (Sadi), s’est exprimé sur la position de son parti concernant les sanctions infligées à notre pays par la Cédéao.  Selon lui, son parti pense toujours que la Cédéao est un instrument au service des chefs d’État pour se protéger mutuellement et laisser leur peuple dans la misère.

 Le secrétaire général de Sadi rappelle que son organisation a porté plainte contre la Cédéao à Abuja (2012-2013) pour dire que les chefs d’État avaient dépassé leur prorogatif en infligeant des sanctions au Mali à l’époque. Donc, notre position reste la même. « Nous pensons toujours que la Cédéao est un instrument au service des chefs d’État pour se protéger mutuellement et laisser leur peuple dans la misère », dit-il.

Par rapport à la fermeture des frontières, le gel des avoirs et toutes ces problématiques, notre interlocuteur pense que ça va être très dur pour cause d’un manque de préparation de nos autorités de transition. A ses dires, « si on était préparé, on n’allait pas tomber dans les bras des sanctions de la Cédéao comme ça ». Pour notre M. Ag Akeratane, au lieu de faire toutes ces assises, le gouvernement malien devrait régler les questions internes, notamment la question de la paix, créer les conditions d’une union nationale en mettant en place une transition partagée, très consensuelle. En effet, aujourd’hui la priorité pour le Parti Sadi est d’abord de mettre le peuple ensemble avant de faire face à cette agression extérieure.

Akeratane pense que le gouvernement de la transition aurait dû, connaissant le contexte sous-régionale, le contexte international, proposer un chronogramme plus raisonnable, plus partagé. « On ne peut pas faire la politique sans les partis politiques, donc, il fallait mettre le chronogramme à discussion ici au niveau interne, de trouver un minimum de consensus », dit-il. Cependant, le Parti pense qu’il est difficile aujourd’hui dans le contexte actuel de dire que pendant 5 ans, les militaires vont gérer un pays qui se dit démocratique.

Par ailleurs, le Secrétaire général du Sadi estime qu’il serait mieux de garder les ambassadeurs sur place pour permettre de poursuivre les échanges, permettre aussi à la Cédéao de trouver une porte de sortie parce que dit-il, ce n’est pas le Mali seulement qui est coincé en ce moment, c’est aussi les pays de la Cédéao. « Donc, il ne faut pas que chacun reste dans son égo, il faut vraiment offrir une porte de sortie. Ce n’est pas la guerre, ce n’est qu’un malentendu », a-t-il conclu.

Ibrahima Ndiaye

 

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