Élections GÉNÉRALES de 2007 : “ L’opposition ”dans la logique d’un boycott

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Fans moins d’une semaine, les Maliens entreront normalement dans la phase décisive des consultations générales de 2007. Les campagnes de la présidentielle seront en effet officiellement entamées, la semaine prochaine, conformément aux dispositions de la Loi électorale qui en fixent le début à vingt-et-un (21) jours avant l’ouverture du scrutin. En prélude à ce jour « j », en l’occurrence le 29 Avril prochain, les préparatifs matériels vont bon train quant à la distribution et l’enlèvement des cartes d’électeur, la confection des bulletins pour laquelle la tutelle des élections vient d’avoir feu vert, après la proclamation de la liste définitive des candidats.

Côté ambiance électorale, les protagonistes font preuve de retenue pour l’instant, même si les enjeux de consultations ont quand même occasionné l’un des tout premiers mouvements de masse politiques, depuis l’entre deux tours de 2002. Le scrutin du 29 Avril s’annonce-t-il pour autant sous des auspices qui le différencieront du cauchemar électoral d’il y a une décennie ? Difficile de répondre par l’affirmative, tant le syndrome de 1997 gagne progressivement certaines intentions. Par exemple, le Front pour la Démocratie et la République n’est visiblement pas dans les dispositions pour se suffire de simples dénonciations pacifiques des iniquités médiatiques et d’une distribution inéquitable des moyens de l’État. Après avoir longtemps susurré un probable tripatouillage des listes électorales, mijoté un audit du fichier dans son ensemble, voilà fait une incursion dans le registre des exigences posées par ‘l’opposition électorale’.

S’agit-il en même temps d’une condition sine qua d’une participation du FDR aux élections générales. On est tenté de le croire, à en juger par le caractère urgent et irréaliste d’une équation qui, intervenant à deux doigts seulement du début de la compétition électorale, ne pourrait qu’avoir des répercussions perturbatrices de l’ordre institutionnel du pays. Ce faisant, le regroupement charrié par IBK n’aura rien à envier au défunt COPPO et gagnera difficilement plus que lui en audience et capitale de sympathie auprès dans l’opinion.      rn

Reste à savoir si cette logique de boycott fait l’unanimité au sein du Front pour la Démocratie et le Progrès où figurent quand même des entités et personnalités assez clairvoyants pour ne pas sacrifier aux surenchères qui frisent la mesquinerie politicienne.

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A.Keïta

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