Evolution dans l’affaire opposant le musicien américain Johnny Pacheco à la Commission d’organisation du cinquantenaire : Le célèbre avocat Me Magatte Sèye choisi pour défendre la cause de Pacheco qui réclame désormais 170 millions F CFA au Mali

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    Après la rupture unilatérale de contrat et sans en prévenir la partie invitée, on s’attendait à ce que les autorités maliennes proposent une solution à l’amiable à l’artiste américain Pacheco. Cela afin d’éviter un long et coûteux procès à notre pays, avec le risque que la justice américaine ne s’en mêle. Ne voyant aucune lueur d’espoir se dessiner dans ce sens, le représentant du célèbre musicien américain au Mali, Pacheco au Mali,  Amadou Diabaté dit Makodja, président de Kany Production, vient de passer l’affaire à la vitesse supérieure en la confiant au célèbre avocat Me Magatte Seye.

    Dans l’une de nos précédentes parutions nous rappelions que c’est " le 17 août 2010, le président de la Commission nationale d’organisation du Cinquantenaire du Mali, Oumar Hamadoun Dicko, et le représentant au Mali de l’artiste américain Johnny Pacheco, Amadou Diabaté dit Makodja ont signé un contrat pour inviter l’artiste de réputation mondiale,   à se produire au Mali dans la première quinzaine du mois d’octobre 2010. A la signature du contrat, la Commission d’organisation du Cinquantenaire devait payer à Johnny Pacheco la somme de 13 millions de F CFA et un cachet de même montant à la production du deuxième spectacle. L’artiste américain devait, quant à lui, se produire en deux spectacles avec son groupe composé de neuf personnes. Rien de tout cela n’a été respecté, aux dires d’Amadou Diabaté dit Makodja qui a décidé de porter plainte contre la Commission nationale d’organisation du Cinquantenaire, au Mali ou aux Etats-Unis. "

    C’est désormais chose faite.

    En effet, il y a de cela quelques jours, Pacheco et son représentant ont saisi le cabinet du célèbre avocat Me Magatte Seye pour défendre leurs droits devant la justice malienne.

    Pour étayer la thèse qui tendrait à prouver que la partie invitante s’est réellement mal comportée dans l’affaire, Pacheco et ses avocats comptent exploiter à fond les différentes lettres d’invitation de la Commission du Cinquantenaire et dont voici quelques extraits datées respectivement du 18 janvier 2010 et du 16 août de la même année : " La République du Mali, située dans la zone de l’Afrique de l’Ouest, indépendante depuis le 22 septembre 1960, va fêter ses cinquante ans d’accession à la souveraineté nationale et internationale le 22 septembre 2010.

    A cet égard, les plus hautes autorités du Mali ont décidé de célébrer avec faste cet anniversaire sur toute l’année 2010, soit du 1er janvier au 31 décembre 2010…C’est pourquoi, en souvenir de votre talent, de votre qualité de musicien et de tous vos airs et morceaux qui ont bercé les nuits et la vie de tous les mélomanes maliens, la Commission Nationale, en accord avec les plus hautes autorités a décidé de vous adresser intuitu personae une invitation à venir au Mali à une date à votre convenance en vue d’animer des soirées artistiques dans le cadre de l’organisation des festivités du Cinquantenaire. La musique afro-cubaine, très prisée au Mali et dont vous êtes un des plus grands pionniers, a fait et continue de faire un tabac à chaque manifestation ou soirée dansante organisée partout au Mali…Soyez, en tout état de cause, rassuré que vous serez le bienvenu et considérez que ce courrier est une invitation… ". Et dans la seconde correspondance, le président de la Commission du Cinquantenaire,  Oumar H. Dicko, écrit ceci : "  Aussi, en même temps qu’elle rend hommage à votre qualité d’artiste et  présente ses excuses pour les retards accusés, la Commission nationale d’organisation du Cinquantenaire du Mali propose qu’il vous plaise de programmer votre venue au Mali (Bamako) pour la première quinzaine du mois d’octobre 2010. " 

    Rappelons qu’un contrat en bonne et due forme avait été signé, le 17 août 2010, entre la Commission du Cinquantenaire, représentée par son président, et Johnny Pacheco, représenté par Amadou Diabaté dit Makodja pour caler les engagements respectifs des deux parties.  Chose qui n’aurait pas été respectée par la partie malienne. D’où cette action en justice enclenchée par l’artiste américain Johnny Pacheco contre la Commission d’organisation du Cinquantenaire, une structure rattachée à la Primature.

    Le dossier vient d’être confié au célèbre avocat Me Magatte Séye. La partie plaignante réclame 70 millions F CFA au titre des dépenses engagées en termes de billets d’avion Bamako-New York et de frais d’hôtel, et 100 millions F CFA comme dommages et intérêts.

           Affaire à suivre.  

    Mamadou FOFANA

     

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