L’IMAM ET L’ESCROC

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    Le sieur Patrice Adam est Burkinabé. Il est accusé de menace de mort sur les personnes de l’Imam de la Mosquée et du promoteur de la Medersa Al-Islamia de l’hippodrome. Une rocambolesque affaire qui, selon les  croyants, est la preuve matérielle de la l’existence de Dieu. rn

    Afin d’intégrer le milieu de ces musulmans orthodoxes, M Patrice Adam a joué sur une corde très sensible et flatteuse pour tout musulman qui se respecte. Il est Chrétien, mais décidé à se reconvertir à l’Islam. C’est du moins en ces termes qu’il aborda la Umah. L’Imam l’accueillit donc à bras ouvert. On lui trouva même du travail à la Medersa. Mais très vite, notre bonhomme se rendit coupable d’actes répréhensibles. Il exigea par exemple le paiement de 250 F CFA à chacun des élèves qu’il encadrait. Il fut plusieurs fois accusé de malversations et d’escroquerie au point que ses protecteurs décidèrent de se séparer de lui. Il attaqua ces derniers devant le tribunal et exigea le paiement de 300.000 F CFA de dommages et intérêts. Il demanda plus tard le paiement  100.000 F CFA seulement afin de clore définitivement l’affaire.

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    Nos Musulmans étaient désormais avertis de la nature de leur interlocuteur. Ils exigèrent une attestation faisant foi de l’accord intervenu. C’est devant l’officier d’Etat civil du quartier Hippodrome que l’opération fut effectuée et notre homme perçut la somme qu’il réclamait. Mais coup de théâtre, quelques semaines plus tard, il se rendit auprès du procureur de la Commune II pour une autre plainte contre l’Imam pour refus de payer les 300.000 F CFA dus. Appelés, l’Imam et le Promoteur de l’Ecole exhibèrent l’attestation de paiement. L’autre nia. Le procureur fit appel au Maire qui confirma. L’autre niait toujours. Il jura de n’avoir jamais vu une seule fois le Maire. Ses signatures étaient pourtant là pour le confondre. Le signature apposée sur le reçu de paiement des 100.000 F CFA et celle portée sur la plainte adressée au Procureur étaient les mêmes. Le doute n’était pas permis. M Patrice Adam ne se rendait pas compte de la gravité de son acte. Viendra-t-il a l’idée d’un Malien de traiter de menteur un officiel assermenté burkinabé au Faso ?

    rnAujourd’hui nos Musulmans remercient Allah pour s’être manifesté de façon aussi prompte et efficiente. C’est la preuve qu’Il existe réellement, disent-ils.                                                     

     B.S.D

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