Le Docteur Joli -Cœur (Expert en questions politiques et Moussocologiques) : « La Politique est une affaire de blé ! »

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    Expert en affaires politiques et moussocologiques, le Docteur Joli-Cœur est, aussi, un éminent psychologue et un sacré philosophe. Avec son sens de l’analyse, il a le génie de cerner les problèmes, avec ses formules à l’emporte pièce, et d’expliquer avec l’art du pédagogue.rn

    En ces temps de tourmente préélectorale, nous l’avons rencontré pour trouver une explication aux motivations du monde politique.

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    Docteur Joli-Cœur, les politiciens sont, à l’heure actuelle, en train de se donner en spectacle à nous autres, pauvres électeurs, qui ne savons plus quoi penser de leurs agissements. Ayant donné notre langue au chat, nous accourons vers vous, pour que vous puissiez éclairer notre lanterne.

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    Le Docteur Joli –Cœur

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    Vous faites bien mon ami, vous faites bien ! Ce n’est pas pour rien que l’on dit « qui cherche trouve ». Vous avez tapé à la bonne porte, celle d’un philanthrope, qui ne demande qu’à faire partager son savoir. Les politiciens, ces ignorants qui croient savoir alors qu’ils savent peu, devraient suivre votre exemple. Mais comme ils croient tout savoir de la politique…

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    Revenons à votre question. Vous me demandez de vous faire comprendre les motivations et agissements de la gente politique, dans un monde qui semble avoir perdu la boussole.

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    Mais qu’est-ce d’abord la politique ? Le mot vient du grec politicus, l’art de gérer la cité. Pour y parvenir, il faut l’assentiment de la communauté des électeurs, qui doit être considérée par le politicien, candidat ou pas, parce que considérable. Mais le programme de maints partis ou politiciens se réduit à un prêt-à-porter. C’est blanc -bonnet ou bonnet blanc. T’as qu’à venir te servir au marché politique en condiments et bonsoir !

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    Bien entendu, ces gens agissent pour leurs intérêts et leurs ambitions propres, le plus souvent mercantiles. Le Peuple, la Nation ? Kaput !

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    Voilà succinctement décrit ce qui fait courir le monde politique : les places synonymes de prébendes, d’honneurs et d’espèces sonnantes et trébuchantes !

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    C’est une vaste affaire de blé !

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    Mais Docteur où va notre démocratie dans tout ça ?

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    Le Docteur Joli –Cœur

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    Grave question mon ami, grave question ! A vau l’eau à première vue, dans ce tourbillonnant  maelström d’ambitions de partis et de leaders politiques, qui se donnent en spectacle, comme de vilains garnements, au grand désespoir de leurs militants et du peuple abasourdi.

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    En plus, dans ce monde là,  la mauvaise foi est la chose la mieux partagée par nos sacrés politiciens, qui trouvent toujours le moyen de se retourner, parce qu’ils ont gardé plusieurs fers au feu. Pour avoir le beurre et l’argent du beurre, et le reste. Honni soit qui Mali pense ! Surtout le bon peuple, qui n’a qu’à suivre comme un troupeau de moutons bêlants.

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    Le jeu politique est très cruel. Bien de politiciens chevronnés, malins comme des singes, s’y sont brûlés les ailes, et avec leurs carrières.

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    C’est une loi de la nature politique qui procède par élimination. Parfois les premiers sont les derniers et vice -versa.

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    Dans ce monde là aussi, la nature a horreur du vide. Suivez mon regard : l’Adéma qui fut une fabuleuse machine électorale et ses tourments actuels.

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    Rassurez-vous mon ami, notre démocratie n’est pas pour autant moribonde. Plus d’un siècle passera, avant qu’on puisse songer à enterrer son cadavre.

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    Ce que vous constatez-là, ce sont les balbutiements de notre jeune démocratie, comme ceux d’un enfant, qui veut apprendre à parler avant de marcher.

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    Merci, Docteur Joli –Cœur, grandement merci ! J’avais perdu comme tout malien la foi dans la politique et ma considération pour les politiciens.

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    Docteur Joli Cœur

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    Faites comme moi. Ne soyez pas trop rassuré, quand même. Le doute méthodique, il n’y a que ça de vrai pour prévoir les coups fourrés de ces galopins de politiciens. Plus ils vieillissent, plus ils deviennent de petits bandits.

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    A l’inverse, le peuple deviendra, de plus en plus, majeur. C’est à lui que reviendra le dernier mot. Comme toujours. Ce que le Peuple veut, Dieu le veut.

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    Son arme fatale, c’est le vote sanction contre les partis et les politiciens corrompus. Vous n’aurez plus longtemps à attendre pour être fixé en cette année électorale 2007.

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                                                                                                    Nazo de Nazareth

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    Le pourquoi du Comment !

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    Hémorragies0, infections aigues, Tétanos, arrêts cardiaques, fistules vessico -vaginales … Les risques que ces femmes encourent  sont loin  d’être exhaustifs. Pourtant, elles les préfèrent aux insultes, provocations et marginalisation auxquelles elles sont confrontées, quotidiennement.

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    Les principales motivations de ces dames, qui pourtant, sont souvent des intellectuelles, varient d’une femme à une autre. Une comptable et  mère de deux enfants, qui venait d’être mutilée, raconte : « Je suis mariée il y a cinq ans. C’est ma belle-mère qui m’a assistée lors de mon deuxième accouchement. Je n’ai pas eu le temps de me rendre à la maternité. Et c’est ainsi qu’elle a découvert que je n’étais pas excisée. Et depuis, elle refuse de manger mes plats. Elle dit que je suis sale. Pire, tout le voisinage me regarde avec dédain et mépris… J’étais très gênée. C’est notre secrétaire de bureau qui m’a suggéré de venir m’exciser dans son village…Mon mari est au courant. D’ailleurs, il doit venir me chercher dans quelques jours… ». A la question de savoir si elle connaît  les conséquences de l’excision, elle répond : « Bien sûr, je suis au courant. Mais, nous devons vivre avec ces conséquences. », lance- t-elle, tenaillée par la douleur.

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    Cette anecdote est révélatrice  de la persistance du mal. Les adultes qui s’adonnent à ces pratiques sont, le plus souvent, sujettes à un complexe, dans une société où, la plupart des femmes sont passées par là.

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