TEMOIGNAGE… D’un jeune délinquant repenti

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    Agé seulement de  12 ans, M. S alias « Bad boy » avait décidé de prendre sa destinée en main et d’imprimer une couleur propre à sa vie.

    La délinquance juvénile ne se limite pas à Clichy-sous-Bois ou dans les banlieues chics de New-York, elle couve bien à Bamako.  Loin des saccages de bus et des immeubles, la délinquance juvénile se trouve à un niveau mineur, expliquent les experts. Bad boy est parmi ces jeunes qui s’élèvent contre l’ordre social établi.

    Trapu, ce jeune déscolarisé  n’a de maître que lui-même. « Mon père est décédé avant ma naissance, ma mère, quand j’avais 7 ans. J’ai été envoyé à Bamako chez mon oncle qui s’occupe plus de sa marchandise que moi. Pour sa femme, un chien de chasse vaut mieux que moi. J’ai pris la tangente. Je ne pouvais pas rester dans cet enfer », témoigne M. S tout en allumant sa 9e mèche de cigarette de la journée.

    Sans domicile fixe, Bad boy, un surnom que lui ont attribué ses copains à cause de ses actes, n’est pas étranger aux geôles. A son actif, des vols d’objets de valeur, d’oiseaux et d’animaux, des pickpockets, de nombreux cas d’escroquerie et de viols.

    « Je suis obligé de me battre pour ne pas mourir de faim. J’ai essayé de faire le petit commerce mais ça n’a pas marché. Donc, je suis obligé de voler car je n’ai aucun soutien », dit-il. Aujourd’hui, Bad boy qui ne regrette pas d’ailleurs ses actes les conjugue au passé.

    Il a juré de ne plus s’adonner à la délinquance depuis qu’une bonne volonté a décidé de le venir en aide. Il a retrouvé sa passion, la menuiserie en bois dans un grand atelier à Magnambougou.

    S. Y. D.

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