Spécial FEBAK :rnL’amertume et la déception gagnent les rangs

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C’est ce constat amer que nous avons pu faire après une semaine de « fête » qui au regard des produits exposés, bénéficie plutôt aux autres.

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Et pour cause,  la majorité des exposants qui sont plus nombreux que les nationaux pour les quelles cette fête est dédiée, se plaignent du manque d’innovation. En réalité, constate un exposant et non les moindres, il leur a été donné de constater que les organisateurs sont préoccupés par se faire de l’argent au lieu d’innover afin d’attirer plus de visiteurs et d’exposants. Beaucoup regrettent l’absence d’opérateurs économiques nationaux et non les moindres tout comme les produits locaux. Mieux, en comparant la FEBAK au CIAO du Burkina Faso, il n y a pas comparaison. Et pour cause, remarque cet interlocuteur averti, là-bas, « chaque année, il y a de l’innovation tant dans l’organisation que les marchandises qui sont vendus sur le site. Mieux, le site est très bien aménagé, il y a même des salles climatisées contrairement au Mali où en 2005, on nous avait promis que tout y ira bien cette année ». Cette autre exposante d’un port, est plus critique aussi : « On a l’impression que quelque chose ne tourne pas en rond. Et pour cause, il n y a pas d’affluence contrairement à 2005 et 2003 sur l’esplanade du CICB. Aussi, d’édition en édition, on remarque que c’est la monotonie. Les choses ne s’améliorent pas ». Et dire que l’Etat en plus de la parcelle qu’il a gracieusement offert à l’équipe de la CCIM de Jeamille Bittar, a contribué à hauteur de 100 millions de FCFA pour l’aménagement du site sans compter les 600 millions mobilisés par l’enfant de San et ses camarades. Pour cet autre exposant et non les moindres et qui est à sa première participation sinon, les autres années, il était visiteur, la division qui gangrène le milieux des opérateurs économiques maliens a beaucoup pesé sur l’évènement sans compter que l’espace octroyé par exemple aux ports, est petit. Autre remarque pertinente, c’est la grande absence des Marocains, Iraniens ; Mauritaniens et même Algériens dont certains se sont contentés de petits stands. Allez savoir pourquoi!

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Mieux, au moment où nous étions sur les lieux, beaucoup de participants qui ont pourtant payé plus de 300 000FCFA, n’ont encore pas reçu leurs badges et continuent à débourser 200 FCFA pour y accéder à leurs stands. Pire, la Côte d’Ivoire qui était annoncée invité vedette n’a pas pu honoré de sa présence faute de communication. Une autre affaire et non la moindre, qui envenime la tenue de cette huitième édition, est selon nos informations, le vol de plus de 200 billets d’entrée. Certains coupables sont derrière les verrous et  des noms très connus à la CCIM circulent comme complices de ce scandale. On n’oubliera pas certainement les coupures intempestives qui ont par moment causées des désagréments aux participants et aux visiteurs. Comme si la FEBAK était à sa première édition !

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A notre avis, les organisateurs doivent tirer les enseignements nécessaires.

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Bokari Dicko

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Le représentant du Port Autonome d’Abidjan s’explique

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« La Côte d’Ivoire n’est pas l’invité vedette de cette huitième édition de la FEBAK », dixit Adama Berthé

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La huitième édition de la FEBAK, qui est une vitrine offrant aux opérateurs économiques un meilleur feed-back, a ouvert ses portes le vendredi 30 novembre dernier au parc des expositions de Bamako sur la route de l’aéroport. C’était sous la présidence du chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré. A ce rendez vous du donner et de recevoir, il a été signalé que la Côte d’Ivoire sera présente comme invité vedette de cette manifestation commerciale qui a regroupé près de 400 exposants de divers produits et de différents horizons. Le représentant du Port Autonome d’Abidjan (PAA) au Mali, Adama Berthé, donne des précisions à ce sujet. Entretien :

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Mali Demain : M. Berthé, en tant que représentant du Port Autonome d’Abidjan au Mali (PAA), qu’est ce qui a fait votre pays a été choisi comme invité vedette pour ce tremplin?

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M. Adama Berthé : Tout d’abord, je tiens à préciser que nous n’avons pas été l’invité vedette de la 8ème édition de la Foire d’Exposition de Bamako (FEBAK). Je me demande réellement si la Côte d’Ivoire est l’invité vedette de cette édition. A notre niveau, c’est-à-dire au PAA, nous ne sommes pas au courant. Nous sommes tout simplement un simple participant pour cette édition. Car, nous n’avons pas reçu l’invitation à temps. Mais nous promettons de l’être dans deux ans. C’est l’Etat ivoirienne qui a accepté l’invitation mais sans prévenir les opérateurs économiques à temps. Donc, nous ne pouvions pas précipiter les choses. C’est pour cela que nous avons préféré attendre l’édition prochaine. Et s’il plait à Dieu, nous y serons.

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MD : Dans ce cas, que pensez vous de cette huitième?

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M. AB : Cette présente édition, comme je l’ai bien dit nous en tant qu’institution, parce que moi je parle au mon du Port Autonome, nous avons toujours participé à la FEBAK depuis sa création jusqu’à la datte d’aujourd’hui. Mais je dirai que sa se passe très bien. Nous sommes très constants d’y participer. Et à chaque fois, nous voyons des améliorations au niveau des stands, de l’organisation, et à tous les niveaux. Donc, je pense que nous ferons le maximum pour être présents à chaque année que cette manifestation est organisée.

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 MD : Parlons de ce port d’Abidjan que vous représentez. Quels sont ses atouts aujourd’hui ?

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 M. AB : Je répondrais tout simplement que le PAA est un port du Mali. Vous avez vu la distance, tous les maliens ont une famille à Abidjan et je pense qu’on a senti plus la crise au Mali qu’en Côte d’Ivoire. C’est le port naturel et nous avons beaucoup d’atouts. Notamment, lors de mon installation officielle tout récemment au niveau de l’hôtel Sofitel, les directeurs généraux d’une cinquantaine de personnes qui sont venus d’Abidjan, ont eu à préciser que la guerre est finie. Donc, tout le monde peut retourner à Abidjan, travailler librement et revenir sans problème. Le directeur de l’Organe des Chargeurs Ivoiriens (OIC) a bien expliqué que l’axe ivoirien est maintenant sécurisé avec plus de 300 policiers et 300 gendarmes. Donc nous sommes en mesure de faire des escortes spéciales sur le corridor Bamako/Abidjan, Abidjan/Bamako, bien sécurisés et bien organisés. Vous allez voir dans quelques jours, déjà cela va commencer mais nous promettons qu’en janvier prochain, tout sera prêt efficacement sur toute l’étendue du territoire national ivoirien.  

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 MD : Quelles sont dispositions qui ont été prises pour la sécurité des personnes et des biens?

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M. AB : Comme je l’ai bien dit, la représentation de Bamako a été créée pour rapprocher le PAA aux maliens. Et en choisissant un malien en ma personne pour le représenter, je pense que c’est tout un atout pour tous les opérateurs économiques de notre pays. Car, je ne travaillerai pas seulement pour des intérêts du port mais aussi ceux des opérateurs  économiques maliens dont je fais partie. Donc, je pense qu’entre Abidjan/Bamako, tout ce qui se passe est naturel. Concernant les infrastructures, nous avons projeté un film qui a montré vraiment ses capacités. Et les maliens sont partis partout, en Guinée, au Sénégal, au Ghana, mais nous avons vu vraiment la réalité au niveau de nos infrastructures. Et pour cause, parce que même toutes ces infrastructures des autres ports réunies ne valent pas les niveaux des infrastructures du port ivoirien. Si nous devons parler des atouts, je peux dire qu’à Abidjan, on peut recevoir plus de 60 navires en mouvement et la capacité des portiques d’Abidjan n’existe vraiment pas nulle part si ce n’est que chez nous. Je pense que les maliens. Mieux, le fait que PAA soit à  1200 kilomètres de Bamako, demeure un autre atout très important non négligeable. C’est pour vous dire que tous les atouts sont réunis pour que les maliens puissent avoir leurs marchandises en bonne et en bref délai. Et sans problème.

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MD : Que direz vous pour conclure ?

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M. AB : Si j’ai quelque chose à dire, je dirai à tous les maliens de me faire confiance, qu’ils viennent à la représentation du PAA sis à Sogoniko. Et je garantie que l’axe Bamako/Abidjan/Bamako est sécurisé pour tous les opérateurs économiques maliens.

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Entretien réalisé par Bintou Danioko, stagiaire

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Réactions de quelques participants et visiteurs

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M.Gershon, Exposant Ghanéen, première participation à la FEBAK

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«  L’Organisation est bonne. Tout comme la sécurité sur la FEBAK. Ce que je déplore, c’est l’absence de produits maliens. Il manque de l’innovation. Nous nous attendons à voir autre chose ici. Malheureusement, tel n’a pas été le cas. Ici, ce sont les produits chinois qui dominent tout. Cela est regrettable. Le niveau n’est pas élevé. Qu’à cela ne tienne, nous avons eu beaucoup de visiteurs ».

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M. Diallo Adama, responsable Traitement des Maliens de l’Etranger (TME) et de la monétique.

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« En tant que sponsor officiel de la FEBAK qui est une occasion pour nous de montrer nos nouveaux produits, la présente édition a prouvé l’innovation à la BDM S.A. Cette particularité a attiré beaucoup de visiteurs sur notre stand. C’est surtout le distributeur automatique qui mobilise la foule. Dans les mois à venir, il y aura l’émission de carte visas. L’installation d’une agence virtuelle sur le site ici, a aussi attiré les clients de la BDM S.A ».

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Melle N’Douré, chargée de la clientèle de la BRS

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« Cette 8ème édition de la FEAK qui est notre seconde participation, a vu une bonne organisation qui nous a profité. Car, nous avons eu de nouveaux clients ».

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Visiteuse de Kalanban-Coura

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« Je suis impressionnée par les produits. Je constate qu’il y a eu des améliorations dans l’organisation de cette FEBAK par rapport à la dernière édition de 2005 ».

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M. Ziad Mansour, chargé des relations de « ARABIC EXPO » de la Syrie

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« La présente édition constitue notre première édition après l’essai de la foire Syrienne qui s’est déroulée au Palais de la Culture Amadou Hâmpaté Bah de Bamako. C’était le préface, un avant goût en prélude à notre participation à la FEBAK. Cette expérience et bien d’autres (foire Syro-libanaise par exemple), nous ont permis d’étudier sous tous les angles, les produits dont le public malien a besoin et fixer des prix abordables. Notre objectif est d’instaurer une franche collaboration avec nos amis maliens pour un meilleur devenir de nos peuples respectifs en réalité, nous voulons avec les opérateurs économiques maliens faire d’un Mali qui gagne, une réalité conformément aux vœux du Président Amadou Toumani Touré. Ce qui est frappant, c’est l’hospitalité légendaire malienne qui ne nous jamais fait défaut. M. Bachar Kahal, PDG de « ARABIC EXPO » et toute sa délégation, sont contents d’être venus ici grâce à la bonne collaboration d’opérateurs économiques maliens dont Abubakr Dianka, est un modèle. Nous espérons améliorés notre coopération avec le Mali afin de faire quelque chose de pérenne. Notre casse-tête demeure les taxes douanières et la lenteur administrative dans le dédouanement. Par exemple, nous sommes à quelques jours de la fin de la FEBAK, nos marchandises sont bloquées à la douane de l’aéroport de Bamako. Raison invoquée, sortie des marchandises se fait par tour de rôle. Nous pensons qu’il faut dépasser cela et exonérer les marchandises destinées à la FEBAK. Ou en tout cas, alléger les taxes tout comme le circuit. Sinon, les coûts de transports étant onéreux, il va     sans dire que cela va jouer sur els prix. C’est ce que nous voulons éviter. Par rapport à l’organisation, ce n’était pas nécessaire de fixer des tickets d’entrée, cela décourage les gens».

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Propos recueillis par B. Dicko

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