Accord dozos-jihadistes a Niono : L’armée va-t-elle se retirer de Farabougou ? Les autorités militaires vont-elles accepter la proposition de quitter Farabougou et ses environs ?

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Selon l’accord temporaire conclu entre Dozos et terroristes figure le départ de l’Armée malienne. Sous la médiation du Haut conseil islamique du Mali, un accord dit temporaire entre Dozos et terroristes a été conclu. Cette cessation des hostilités fait que les populations de Farabougou, assiégées depuis plus de 4 mois peuvent maintenant vaguer à leurs occupations.

Dans l’accord conclu, le hic est que les jihadistes de la Katiba de Macina ont  une exigence principale. Ils demandent à l’Armée malienne de quitter le village de Farabougou, dans un délai d’un mois, selon RFI. « Passé ce délai, le cessez-le-feu prendra fin », affirment les terroristes.

L’exigence des terroristes est à priori difficile à satisfaire pour nos autorités nationales. Intervenant sur la station internationale française, Boubacar Ba, chercheur et directeur du Centre d’analyse sur la gouvernance et la sécurité au Sahel, estime que « c’est une demande qui est apparemment difficile du point de vue de l’Etat malien. Demander à ce que l’Etat quitte un espace qui ressort du territoire est difficile ». Le chercheur a toutefois des réserves. « Après plusieurs mois d’embargo, d’enlèvements, de menaces, de morts… moi je crois qu’un Etat stratège doit prendre en compte l’environnement et surtout regarder les conditions dans lesquelles les populations souffrent. Il doit être en mesure de comprendre et de s’adapter à une situation qui peut changer dans les mois et les années à venir ».

Est-ce que cela ne serait pas perçu comme un renoncement de l’État malien à exercer son autorité sur une partie du territoire ? Le chercheur répond : « cela peut apparaître comme un renoncement, mais analysons les rapports de force : aujourd’hui dans cette zone de Farabougou à la frontière mauritanienne, ce sont les Moudjahidines qui contrôlent la situation, ce sont eux qui définissent les règles de gestion, qui dictent leurs lois. Donc, c’est difficile, je le reconnais, mais il y a toujours des possibilités d’adaptabilité et de création de conditions pour que l’État puisse revenir, mais avec la confiance.

D’ici la fin des 30 jours, le regard des Maliens est tourné vers le vice-président de la Transition, Assimi Goïta et le ministre de la Défense. Que pensent-ils ?

Attendons de voir.

Hamidou B. Touré

 

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8 COMMENTAIRES

    • Puisque les FAMA ne savent pas se battre, elles vont déplanter leurs queues sinon les djihadistes vont les leurs couper sous les projecteurs du monde entier.

  1. Si les FAMA renoncent a leur role regalien de defendre les citoyens Maliens et leurs biens, alors nous disons que la Republique du mali a disparu! La Nation Malienne n’existe plus!

    • C’est à la France qu’il faut dire de dégager ses soldats qui sèment toutes cette merde comme ces français ont semé en Syrie!

    • “Si les FAMA renoncent a leur role regalien de defendre les citoyens Maliens et leurs biens, alors nous disons que la Republique du mali a disparu!”

      Kinguiranke, C’ EST EXACT…!

      MAIS CE CAS N’ EST PAS UNIQUE , IL Y A EU LE CAS “KIDAL” SELON LA MEME LOGIQUE ET PROCÉDURE :

      1 – LES TERRORISTES ISLAMISTES/ISLAMISÉS OUTIL GÉO-POLITIQUE DE LA FRANCE VIENNENT OCCUPER LA ZONE.

      2 – LE POUVOIR MALIEN DÉCLARE DES “RÉPLIS TACTIQUES” EN SÉRIES INFINIES. AINSI , L’ ÉTAT RENONCE Á SON PREMIER DEVOIR RÉGALIEN. CETTE SITUATION DE “VIDE ABSOLU” EST TRES BIEN PERCUE PAR LES HABITANTS DE LA ZONE QUI, ANIMÉS PAR L’ INSTINCT NATUREL DE SURVIE ET LE TRAUMATISME POST-TRAHISON DE L’ ÉTAT MALIEN,

      3 – ENSUITE, VIENT UNE “SOCIÉTÉ CIVILE” Á PATRENITÉ/MATERNITÉ ÉTRANGERE POUR “NORMALISER” LA SITUATION SELON UNIQUEMENT LES CRITERES-ARGUMENTS-INTÉRETS ÉTRANGERS. AINSI NAISSENT DES “ACCORDS DE PAIX” DONT LES CONTENUS SONT EN PARTIES CACHÉS AU PEUPLE SOUVERAIN DU MALI, ENTRE L’ ÉTAT-SIMULACRE DU MALI ET LA FRANCE AVEC INTERPOSITION DE LA “SOCIÉTÉ CIVILE” IMPLIQUÉE.

      4 – ET ENFIN, VIENNENT UNE SUITE DE “RÉFORMES INSTITUTIONNELLES” POUR REFONDER L’ ÉTAT-SIMULACRE DU MALI.

      TOUT CELA APPORTE BEACOUP D’ ARGENT AUX “DIRIGEANTS” DE L’ ÉTAT-SIMULACRE DU MALI, D’ UNE MANIERE OU D’ UNE AUTRE.

      UNE REFONDATION DE L’ ÉTAT AU MALI EST UN CIRQUE, UNE FUITE EN AVANT UNITILE, CAR LES TEXTES AU MALI NE SONT PAS DE MAUVAISE QUALITÉ. IL SUFFIT DE LES APPLIQUER.

      OUI, L’ APPLICATION DES TEXTES EN VIGUEUR RÉSULTERAIT Á LA PENDAISON D’ ENVIRON 10 000 GANGSTERS ÉCONOMIQUES , PRESQUE TOUS AU SOMMETS DE L’ ÉTAT ET Á LA TETE DES PARTIS POLITIQUES.

      RÉFONDATION DE L’ ÉTAT AU MALI ÉQUIVAUT Á DONNER DU TEMPS AUX GANGSTERS DE LA RÉPUBLIQUE-SIMULACRE DU MALI.

      QUE TOUS LES ESPRITS DU MALI, DE L’ AFRIQUE-NOIRE, DÉTRUISENT DE HONTE, DE MALADIES LES DIRIGEANTS MALIENS, AFRICAINS, VOLEURS, MENTEURS, TRAITRES ET LARBINS DE LA FRANCE ET/OU DES ARABES…!!!

      AMON..! AMON..! AMON..!

      SANÉÉ ANI KONTRON…!!

      • En effet tout le monde l’a remarqué (et souvent aux 4 coins du monde) des affinités de France et des françaises/français avec ces racailles!

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