Acte terroriste au Radisson Blu de Bamako : • Un vendredi ensanglanté • Bilan : 22 morts, 7 blessés • Analyses des politiques et des civils choqués

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Acte terroriste au Radisson Blu de Bamako
Le drone utilisé ans l'attaque de l’hôtel Radisson Blu de Bamako

Ce vendredi c’est le seul sujet abordé à Bamako, que l’on soit à la maison, au bureau ou marché : des tirs et la terreur à l’hôtel Radisson Blu de Bamako, comme il y en a eu, il y a juste une semaine au Bataclan de Paris et à Saint Denis. Bamako et Paris deux capitales, en Afrique et en Europe, mais qui n’ont jamais été aussi pareilles. L’hôtel Radisson Blu, situé à Hamdallaye ACI 2000, est l’un des plus huppé de la capitale malienne et à cheval sur les mesures de sécurité : vérification systématique des véhicules, fouilles corporelles et des sacs. Ce jour les vigiles de l’hôtel auraient cédé au respect dû aux diplomates en fonction au Mali, à la vue du véhicule immatriculé de fond vert, arrivé aux environs de 7 h du matin. Mais, il transportait plutôt des ambassadeurs probablement d’Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar belmokhtar, le borgne, qui sautent de leur véhicule sans tarder et ouvre le feu sur les vigiles, tuant trois personnes. Le carnage entamé aux portes de l’hôtel se poursuivra à l’intérieur, lorsque tirant des rafales les assaillants y entrent, brisant les vitres de l’hôtel sur leur passage. Les clients de l’hôtel qui n’étaient pas dans leur chambre ont été pris en otage, pour ceux qui n’ont pas été essuyé des tirs des armes de guerre à la disposition de ces intégristes, qui ont crié Allah Akbar ! (Dieu est grand !). Le quartier est toujours bouclé par les nombreuses forces de l’ordre maliennes et étrangères.

L’assaut du groupement d’intervention de la police nationale a permis d’extraire des résidents de l’hôtel, qui étaient restés dans leur chambre, allongés derrière le lit, après avoir bouclé à double tours, leur porte, selon les consignes de sécurité données par le personnel du Radisson, resté à cheval sur les règles de sécurité. Plusieurs, personnes, environ 130 ont été évacuées et prises en charge au palais des sports, un centre sportif proche de l’hôtel Radisson. D’autres ex-otages blessés ont été hospitalisés, dont un dans un état grave. Des agents de la protection civile ont été vus transportant des corps dans des sacs mortuaires orange sur des brancards.

Quant aux assaillants retranchés dans le septième étage de l’hôtel, ils ne seront trouvés et tués que dans l’après midi, après l’assaut final de seize heures. Le décompte macabre au petit soir serait de 22 morts dont trois assaillants.

Le ministre de la sécurité et de la Protection civile, le Colonel-Major Salif Traoré, qui a donné une conférence de presse samedi 21 novembre avec à ses cotés, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, a tiré le bilan de la prise d’otages dans l’hôtel Radisson de Bamako : 22 morts, parmi lesquels figurent 18 clients et personnel de l’hôtel, 1 gendarme, et  3 assaillants, des blessés. D’autres sources sécuritaires avaient fait état de 27 morts le vendredi, jour du drame, dont 22 clients et employés.

Avant d’entrer en action, les forces maliennes ont bouclé tous les alentours de l’hôtel pour progresser à l’intérieur de l’hôtel. Elles ont procédé à la fouille chambre par chambre. Elles ont compris assez tôt, qu’il y avait deux à trois tireurs. Elles ont récupéré des victimes, au cours de leur progression, a expliqué une source militaire. L’étage où certains se sont retranchés a pu être identifié et les forces maliennes ont progressé vers cette position, et le souci étant que ces éléments ne puissent pas faire d’autres victimes. Elles étant confiantes d’ores et déjà que les assaillants ne pourront pas sortir de l’hôtel.

Parmi les otages évacués, figureraient 17 Français dont 12 membres d’équipages présents ce vendredi à Bamako ont été exfiltrés et sont en sécurité. Air France a fait un communiqué sur Rfi pour dire que ses vols n’ont pas été affectés par la prise d’otage au Radisson; 12h11: la société Air France annonce que ses

20 Indiens qui séjournaient dans l’hôtel ; sept Algériens qu’y ont été exfiltrés. L’artiste guinéen Sékouba Bambino, qui a été libéré, dans un témoignage sur Le Monde Afrique, confirme que « deux [des assaillants] parlaient en anglais, avec un accent nigérian. Je les ai entendus dire : “Est ce que c’est bon ? Tu t’es ravitaillé ? Il faut partir de ce côté, moi, je vais de l’autre côté”. En fait, ils se ravitaillaient en munitions dans la chambre à côté de la mienne. »

Des étrangers d’au moins 14 nationalités faisaient partie des quelque 140 clients de l’hôtel Radisson, selon le ministère malien de la Sécurité intérieure et les autorités ou employeurs des pays concernés. On note un Américain, un Sénégalais, un Belge, selon diverses sources. Le Belge serait haut fonctionnaire au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui « était en mission à Bamako dans le cadre d’une convention de collaboration avec la francophonie parlementaire pour une durée de trois jours », selon le porte-parole de l’assemblée, cité par l’agence Belga. Le ministère belge des Affaires étrangères avait auparavant fait état de quatre Belges enregistrés dans l’hôtel.

Le président malien Ibrahim Boubacar Kéita, qui participait au Sommet régional du G5 a écourté sa visite pour rentrer d’urgence au pays, ce 20 novembre. Il tient un conseil des ministres extraordinaire et décrète l’état d’urgence « sur l’ensemble du territoire » pour dix jours à compter de la nuit de vendredi 20 à samedi 21 novembre.

La Maison Blanche condamne avec « la plus grande force l’attaque terroriste » contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako. Des forces spéciales américaines portent assistance aux Maliens, a fait savoir le Pentagone. De son côté, Ban Ki-moon condamne « l’attaque terroriste odieuse » contre l’hôtel Radisson. Le président français, François Hollande a appelé les Français se trouvant « dans des pays sensibles » à prendre « leurs précautions ». «Nous devons encore une fois tenir bon » face à « cette présence barbare ». Aux ressortissants français au Mali, il leur recommande de contacter « l’ambassade de France pour être protégés » et de « prendre toutes les précautions ». Une quarantaine de membres du GIGN se sont envolés pour Bamako. En visite à New Delhi, Laurent Fabius a indiqué être « informé en temps réel » de la situation. L’Institut français et l’école française ont été fermés.

B . Daou

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1 commentaire

  1. le Mali frappé certes mais il y a des COMPLICES surtout les clients du Mois.

    l’Américaine qui est décédée n’est- t- elle pas PARMI les Complices ?

    la présence des Algériens aussi, des gens qui ne sont jamais honnête même dans la commission de médiation ?

    il y a beaucoup de choses qu’il faut analyser et ne nous laissons pas faire comme d’habitude.

    l’Ambassadeur des ETATS UNIS doit faire les Frais, le chauffeur agressé doit -t -il circuler seul ? si oui es ce qu’ il a un ordre de mission ?

    CHERS Maliens ne prenez pas tout ce qu’on vous dits; Analysez et essayez de comprendre…

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