Appel au respect de la Constitution : Manassa disqualifiée !

7

La Cour constitutionnelle du Mali s’est prononcée, le lundi dernier, sur le rassemblement de la CMAS de Mahmoud Dicko et Alliés prévu ce vendredi. Elle a protesté contre l’appel pour la démission du président de la République et a appelé au respect de la constitution. Elle est, sans doute, dans son rôle en tant que garant de la constitution malienne. Mais où était Manassa quand les enfants gâtés de la République mettaient, il y a une dizaine de jours à Kidal, en cause l’unité du Mali en graciant des prisonniers ? 

S’il y a une institution, au Mali, qui se fait ridiculiser à chaque occasion, c’est bien la Cour constitutionnelle. Elle se fait remarquer par le déni de la réalité du pays et des sorties ratées. Elle garde le silence d’un muet sur des sujets où on attend sa farouche réaction, mais précipite à se prononcer sur des combats politiques. Sa sortie concernant le lancement de la CMAS, l’année dernière ; son silence sur les pratiques indignes des éléments de la CMA mettant en cause l’unité du Mali et sa dernière sortie concernant le rassemblement de ce vendredi… l’attestent.

Condamnation de la demande de démission d’IBK

En effet, la Cour constitutionnelle s’est opposée à la demande de démission du président de la République faite par des organisations politico-religieuses. « La Cour constitutionnelle du Mali porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, que dans sa mission de veille et de garantie juridictionnelle de la constitution, du fonctionnement régulier des institutions de la république, elle constate avec regret que des partis politiques et mouvements, au mépris des dispositions constitutionnelles, légales, et de l’orthodoxie républicaine diffusent sur les réseaux sociaux et les médias : des propos insurrectionnels, subversifs, séditieux appelant à la démission de la première institution, qu’est le président de la République », a déploré la Cour constitutionnelle dans son communiqué. Elle appuie son argumentaire par l’article 24 de la constitution qui stipule : « Tout citoyen, toute personne habitant le territoire malien a le devoir de respecter en toute circonstance la constitution » ; l’article 25 qui stipule : « Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale » ; l’article 28 : « les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la loi.  Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité du territoire, de l’unité nationale et de la laïcité de l’État » ; et l’article 121 qui stipule : « le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la constitution ».

Pour la Cour constitutionnelle du Mali, la demande de démission du président de la République viole la loi fondamentale du Mali et met en cause la forme républicaine et laïque de l’État. « La Cour, tout en condamnant ces agissements attentatoires à la cohésion sociale, s’insurge contre velléités de remise en cause de la forme républicaine et la laïcité de l’État », lit-on dans le communiqué de la Cour constitutionnelle qui engage le Gouvernement à faire respecter scrupuleusement la loi.

La Cour de Manassa est dans son rôle de s’opposer à la violation de la constitution dont elle est le garant. Aucun républicain n’encouragera, d’ailleurs, la violation de la constitution dans un pays démocratique comme le Mali. Il faut rappeler aux contestataires que la même loi qui les autorise les manifestations pacifiques les empêchent certaines pratiques antirépublicaines.

Le silence de Manassa par rapport aux violations de la constitution par la CMA

Même si la Cour constitutionnelle a, cette fois-ci, joué son rôle, il est important de se poser la question sur le silence de cette Cour quand il s’agit de la violation de la constitution par les enfants gâtés de la République à Kidal.

On se rappelle très bien, le 22 avril dernier, après que le président de la République IBK ait gracié 400 détenus dans le cadre de la lutte contre le COVID-19, Bilal Ag Cherif a aussi, au nom de la « ’République imaginaire de l’AZAWAD »’ gracié 21 prisonniers à Kidal. Y a-t-il un acte plus antirépublicain que cela ? Depuis quand Kidal est devenu un État dans le Mali ? Les articles 24 et 25 de la constitution malienne qui stipulent respectivement : « Tout citoyen, toute personne habitant le territoire malien a le devoir de respecter en toute circonstance la constitution » ; « Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale » n’ont-ils pas été violés. Pourquoi la Cour constitutionnelle n’a jamais fait un communiqué pour condamner cet acte antirépublicain de la CMA ? Pourtant, c’est l’unité du Mali, très chère aux populations, qui a été mise en cause. Si cette Cour était sérieuse et professionnelle, elle aurait dû condamner ces agissements de la CMA avant même le Gouvernement. Mais hélas. Elle confirme, par cette énième sortie ratée, qu’elle devient un instrument politique, prête toujours à se prononcer quand il s’agit de combats politiques.

Et aujourd’hui, si beaucoup de Maliens adhèrent ou soutiennent même la volonté exagérée de Mahmoud Dicko et soutiens, la Cour constitutionnelle, elle, a sa part de responsabilité. Qui est à la base de la récente tension sociale née des législatives 2020 ? C’est bien elle, la Cour de Manassa. Et beaucoup de ces mécontents pourraient être de potentiels soutiens aux contestataires.

C’est bien de rappeler les égarés au respect de la loi, mais il est temps que cette Cour, elle-même, respecte les Maliens et travaille comme il se doit.

Boureima Guindo

Commentaires via Facebook :

7 COMMENTAIRES

  1. A la place de cette dame si elle est vraiment intelligente , je prendrai mes dispositions , il n’y a pas que ibk dans le collimateur , je pense qu’elle en prend conscience !

  2. article pertinent à cette declaration de la CC mais ne vous inquietez pas pour la CMA , la DGSE malienne va partir à Kidal infliger le meme traitement qu’elle avait reserver à Mr Dembele et tout le monde verra !!!!!

    • Tres Doux reves et le reveil va etre tres difficile pour toi! L’arrestation illegale et contraire aux droits de l’Homme du Prof Dembele est une injustice flagrante d’un regime tyranique et dictatorial qui est au crepuscule de son existance.

  3. Ces soit disant journalistes ne sont que des enemis de la nation. Quel autre recours le peuple a si ce n’est la demission de ce groupe de corrompu, crapules et prostitues compose d’IBK et Manassa. Les gens ont gagne les elections et cette prostituee les a invalides pour avaler le sperme d’IBK. Nous avons mare de ces racailles.

  4. Mountaga Tall, dans un article publié aujourd’hui sur Maliweb, a parfaitement raison concernant l’interprétation qu’il fait de la Constitution du Mali !

    C’est le président de la République qui est le gardien de la Constitution, président qui, malheureusement, ignore superbement les dispositions de notre Constitution concernant la défense de l’intégrité du territoire, le droit à la vie et à la santé, le droit à l’éducation, le droit à la liberté d’expression et le droit de ne pas subir de torture ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant.

    Quant à la Cour Constitutionnelle, elle est compétente lorsqu’elle est saisie par les députés pour se prononcer sur la conformité des lois à la Constitution ou en matière électorale.

    Certes, il n’est pas interdit au président de la Cour constitutionnelle d’exprimer son avis par communiqué.
    Mais tenant compte des décisions scandaleuses qu’elle a rendues en matière sécuritaire (concept d'”insécurité résiduelle”) et électorale, ainsi que de la qualité rédactionnelle très basse du dernier communiqué que la présidente vient de rendre, la présidente de la Cour constitutionnelle ferait mieux de s’abstenir d’intervenir par voie de communiqué sur les questions d’actualité politique.

    A titre personnel, je suis opposé à la coalition des mouvements démocratiques de la société civile et politique malienne avec le mouvement politico-religieux wahhabite illégal et anticonstitutionnel de Mahmoud Dicko qui décrédibilise leurs actions. Mais à ce stade, la liberté constitutionnelle d’expression et de manifestation doit primer sur toute autre considération.

  5. Vous devrez envoyer ce message aux terroristes CMA à Kidal de respeter la constitution malienne où ils quittent le pays
    nous sommes derrières nos forces des FAMA sans réserve point

    • MANGWANA KANYON COMPAORÉ, MAITRE FÉTICHEUR Á M'PETIONA, COMMUNE RURALE DE SOMASSO, CERCLE DE BLA, RÉGION DE SÉGOU, MALI JAMANA KOLO

      “INSÉCURITÉ RÉSIDUELLE” , LA FORMULE MAGIQUE APPORTÉE DE FRANCE PAR CETTE “BITCH”.

      LES MALIENS OUBLIENT QU’ AU DÉBUT DES RENCONTRES Á ALGER, CETTE manassa ÉTAIT ABSENTE DU MALI, AU MOTIF QU’ ELLE ÉTAIT EN FORMATION EN FRANCE.

      OUI, manassa, UN LARBIN CONGÉNITAL EST CONDAMNÉE Á ETRE “ÉLEVE-ÉCOLIERE” PERPÉTUELLE DES AUTRES-SES MAITRES.

      manassa, OUBLIONS LA CONSTITUTION, CAR C’ EST DÉJÁ TROP TROP TARD.

      manassa, TU AS PIETINÉ MAINTES FOIS CETTE CONSTITUTION POUR SERVIR D’ AUTRES CAUSES CONTRAIRES AUX INTÉRETS EXISTENTIELS DE LA NATION MALIENNE

      manassa, LE TEMPS EST VENU POUR TE “KADHAFFI-ZER”.

      TOI manassa, ET TA SUITE VOUS SEREZ TOUS “KADHAFFISÉS” PAR LE PEUPLE DIGNE DU MALI, DANS LA PLUS GRANDE JOIE DES 20 MILLIONS DE MALIENS.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here