« Il faut sauver la démocratie en Turquie », estiment Robert Badinter et plusieurs magistrats
Qu’on ne s’y trompe pas : la purge de l’institution judiciaire, de la fonction publique et des médias par le président Recep Tayyip Erdogan n’est pas une réponse à la tentative de coup d’Etat. Il ne s’agit pas de sauvegarder l’Etat de droit, comme on a pu le dire au lendemain du 15 juillet 2016. La lame de fond autoritaire qui sape les fondements des institutions depuis 2013 traduit la volonté du président turc de museler toute opposition. Les récentes révocations en cascade et les arrestations arbitraires s’inscrivent dans la dynamique de neutralisation des contre-pouvoirs à l’œuvre depuis plusieurs années.
Robert Badinter, ancien président du Conseil constitutionnel, ancien garde des sceaux, Virginie Duval, présidente de l’Union syndicale des magistrats, Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature, Christophe Régnard, président de lʼAssociation européenne des magistrats, Simone Gaboriau, membre du conseil dʼadministration de lʼassociation Magistrats européens pour la démocratie et les libertés
LE MONDE
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