Fin de « Sangaris » : Paris veut dégager des moyens pour d’autres opérations militaires

30 Oct 2016 - 08:30
Mis à jour: 10 ans
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Fin de « Sangaris » : Paris veut dégager des moyens pour d’autres opérations militaires
Fin de « Sangaris » : Paris veut dégager des moyens pour d’autres opérations militaires
Trois cent-cinquante soldats resteront en Centrafrique dans le cadre d’une force de réaction rapide pour la Minusca, la mission des Nations unies. Lancée le 5 décembre 2013 avec un faible soutien de l’opinion française, l’opération « Sangaris », en Centrafrique, s’achève dans l’indifférence générale. Venu à Bangui pour la clore le 31 octobre, le ministre de la défense peut, sans craindre de susciter de vifs débats, solder une mission « réussie ». « Sangaris », qui a atteint jusqu’à 2 500 militaires, redevient une mission de 350 hommes, constituant une force de réaction rapide pour la Minusca. Depuis fin 2013, l’opération a coûté un peu plus de 500 millions d’euros.
Dans les faits, cette mission d’interposition a vu ses plans contrariés depuis ses premiers jours. Fin 2013, l’état-major avait convaincu l’Elysée de « vendre » aux Français une opération « de quatre à six mois ». L’appréciation de la situation s’est révélée erronée. Attendue par les différentes parties, la présence militaire française a déclenché une violente surenchère entre les combattants de l’ex-Séléka chassés du pouvoir après l’avoir pris par la force, et les milices d’autodéfense anti-balaka. Le retour à un calme relatif a pris des mois, après une vague de massacres intercommunautaires.

Nombreux obstacles

Le ministère de la défense, qui évoquait d’emblée la perspective de réduire la force après quelques mois, a dû admettre deux semaines tout juste après le lancement de « Sangaris » qu’il révisait ses plans. Les effectifs, passés de 400 hommes à 1 600 en quelques jours, se maintiendront à ce niveau pendant plus de trois ans. La doctrine française du « frapper et transférer » (en passant la sécurité du pays à l’ONU) a ensuite rencontré de nombreux obstacles. L’effectif de « Sangaris » avait commencé à être discrètement réduit dès la fin 2014, le retrait étant alors planifié pour 2015. Mais la mise en place de la mission de l’ONU et le déploiement de ses 12 000 hommes a pris plus de temps que prévu. Tandis que la mission européenne Eufor-RCA, elle, n’a jamais atteint l’effectif espéré au départ.

Parallèlement, le processus politique centrafricain a patiné. Et les jeux de l’ancienne puissance coloniale n’ont rien arrangé. Tandis que « Sangaris », en accord avec la ligne de la diplomatie française, sanctuarisait le gouvernement de transition de Catherine Samba-Panza, le ministère de la défense donnait des gages à l’ancien ministre Karim Meckassoua, au risque de placer les militaires en porte-à-faux.

Armée suremployée

Le contingent, enfin, a fait l’objet d’accusations d’agressions sexuelles contre des enfants. Le ministère de la défense estime aujourd’hui qu’elles peuvent être relativisées – dans les trois enquêtes pénales ouvertes à Paris, aucune mise en examen n’a été prononcée à ce jour. Mais une tache demeure. Depuis 2014, le président français, François Hollande, a lancé deux nouvelles opérations lourdes, « Barkhane » au Sahel et « Chammal » en Irak et en Syrie. Le ministère, en fermant « Sangaris », avait en tête un nouvel impératif : dégager des marges de manœuvre pour tous les fronts, ouverts ou à ouvrir. De l’Afrique au territoire national, l’armée est déjà suremployée partout, au-delà de ses contrats opérationnels. Au final, nombre de militaires sont satisfaits d’en finir provisoirement avec le théâtre centrafricain. L’opération a été considérée comme difficile, et trop peu mise en avant dans la communication gouvernementale. Les débuts ont été marqués par des conditions très précaires pour la troupe engagée. En outre, de nombreuses blessures psychiques sont apparues au contact de massacres face auxquels les soldats français ont semblé impuissants. Début 2014, la hiérarchie militaire exprimait son inquiétude de voir la troupe prise dans un « nouveau Rwanda ».

Lire aussi :   Les guerres de François Hollande

Au-delà, un sentiment de fatalisme demeure dans les rangs. La France est engagée militairement sans discontinuer depuis quarante ans en Centrafrique, sans que le destin du pays paraisse s’améliorer.

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Commentaires (17)

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mossad
mossad 10 ans
Une jobarderie extrême dans le pays de Voltaire!
nfp
nfp 10 ans
Maussade "Aimer votre propre reflet que les Centrafricains ou autres pays sous occupations devient une dangereuse obsession d´exacerber ou de prévoir l" Je te l'ai déjà dit maintes fois: Sois plus modeste mon cher, et exprime toi simplement! Arrête de te risquer dans un style d'expression qui se voudrait pompeux et littéraire, mais qui hélas dépasse largement ton niveau! Pour finir, tes propos ne veulent strictement rien dire (si tu ne me crois pas, relis seulement le charabia sans queue ni tête que tu as pondu!) A trop vouloir jouer le "grand intello" de MW, TU VEUX PETER PLUS HAUT QUE TON...Q-I!
mossad
mossad 10 ans
Une jobarderie extrême dans le pays de Voltaire!
mossad
mossad 10 ans
1- M "nfp", apparement vous êtes toujours le seul à ne rien comprendre! Et comme toujours, vous savez lire, mais vous lisez très peu et sur ces postes vous n'aviez rien lu ni compris du tout et ce n'est pas parce que vous ne comprenez rien de quelque chose, que cela n'a pas de sens! 2- Enfin, la phrase signifie que "vous êtes simplement arrogant et prétentieux et cela est toujours un engagement personnel cynique"...C'est bon-là, espérant que vous pouviez réfléchir en 14 signes! 3- Donc arrêtez de faire le semblant à chaque fois que vous prévoyez des plans de destabilisation. La Centrafrique n'est qu'une fenêtre pour se repositionner dans les Grands Lacs! Depuis quand vous vous êtes s'en aller? On se dira des nouvelles quand vous reviendrez de nouveau en RCA sous une autre appellation! Ménagez un peu vos cervelles!
Touré A.
Touré A. 10 ans
Vivement la fin de Barkhane aussi :evil: :evil:
Kankan
Kankan 10 ans
Comrades there is but a couple of questions people of Central African Republic (CAR) should ask. They are are they better off having had France assistance plus did France leave them capable of managing their future with a minimum of violence? Very sincere, Henry Author Price Jr. aka Obediah Buntu IL-Khan aka Kankan.
balantigui
balantigui 10 ans
Merci à la France et à la communauté internationale de comprendre que l'humain est un et que la vie est sacrée.
wsr
wsr 10 ans
La franSS comprend tellement que "la vie est sacrée", que la franSS a bombardé la cote d'ivoire pour faire un coup d'état, détruit la libye en tuant des milliers de personnes, pareil en syrie en soutenant les islamistes comme al nostra. Le 1er ministre franSSais, le juif sioniste fabius a dit: "al nostra fait du bon boulot.." Ils égorgent les syriens, c'est ça comprendre la vie sacrée??? Putain, le nègre francofou est vraiment le plus minable des hommes sur terre!
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