Sénégal: le PM dévoile un vaste plan de transformation nationale dans sa DPG

27 Déc 2024 - 15:32
Mis à jour: 2 ans
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Sénégal: le PM dévoile un vaste plan de transformation nationale dans sa DPG
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a présenté, vendredi 27 décembre, un plan ambitieux de réformes lors de sa première déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Ce programme, structuré autour de « sept ruptures majeures », vise à moderniser l’économie, la justice, et l’administration du pays tout en apportant des solutions aux défis de gouvernance, de décentralisation et de dialogue social. Dans sa première déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a d’abord dressé, vendredi, un bilan sévère de la gestion précédente, révélant plusieurs scandales. « De graves scandales ont été décelés dans la gestion foncière », a-t-il déclaré, citant notamment « l’occupation du domaine public maritime » et « l’accaparement de terres » par des sociétés écrans. Un audit des ressources humaines a révélé « environ 29 000 contractuels recrutés à marge de la réglementation en vigueur. » Ensuite, M. Sonko a dévoilé un ambitieux programme de réformes, articulé autour de « sept ruptures majeures » visant à transformer profondément le pays. Le gouvernement prévoit l’abrogation de la loi d’amnistie de mars 2024. « Il sera proposé à votre auguste assemblée un projet de loi rapportant la loi d’amnistie votée le 6 mars 2024 », a précisé Sonko, soulignant qu’il ne s’agit pas de « chasse aux sorcières » mais de « justice, pilier sans lequel aucune paix sociale ne peut être garantie. » Le Premier ministre a annoncé une planification sur 25 ans, opérationnalisée via « un Masterplan de dix ans » et « un plan d’action quinquennal ». Cette approche rompt avec « la culture politicienne du saupoudrage de courte vue que les Sénégalais ont rejetée avec fracas. » Sonko a dressé un constat alarmant de l’économie nationale : « 64 ans après son indépendance, le Sénégal est resté enfermé dans le modèle économique colonial. » Il a souligné un « énorme déficit de la balance commerciale de l’ordre de 5 300 milliards en 2023, presque 30% du PIB » et une croissance moyenne de seulement 3,1% depuis 1960. Dans le domaine culturel, le gouvernement a déjà pris des mesures concrètes, notamment « l’adoption en octobre 2024 d’un décret sur la rémunération de la copie privée » et le rachat de « la bibliothèque de l’ancien Président Léopold Sedar Senghor qui avait été mise aux enchères. » Le programme prévoit une transformation profonde de l’administration publique : « Le clientélisme y sera aboli », a affirmé Sonko, promettant « une administration performante et moderne » basée sur « les principes de probité et d’intégrité. » Le Premier ministre a annoncé l’établissement d’une « situation de référence des revendications sociales » à traiter dès début 2025 avec les organisations syndicales, promettant « un exercice de vérité et de responsabilité. » Le gouvernement s’engage à « faire reculer le centralisme au profit de la gestion de proximité » avec des « réformes profondes en matière de décentralisation, de fiscalité et de gestion budgétaire. » Concluant son intervention, Sonko a rappelé que « le 2 avril 2024, le Sénégal est entré de plain-pied… dans une ère nouvelle de son histoire, l’ère d’une ambition restaurée à la fois nationale et africaine. » Il a salué la résilience du peuple sénégalais qui a su préserver la démocratie : « Notre précieuse démocratie a vacillé, mais elle a tenu. Dieu merci. » AC/APA Source: https://fr.apanews.net/

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Commentaires (4)

User
kan
kan 2 ans
Ce qu'il y a de bien avec Kingui, c'est qu'après avoir craché à la figure de Bassirou et Sonko, il les embrasse à nouveau .... Les sénégalais n'ont pas besoin d'une vermine comme toi Le vrai faux cul à fusiller sur la place publique ........
LeGoupil33
LeGoupil33 2 ans
"Le gouvernement s’engage à « faire reculer le centralisme au profit de la gestion de proximité » avec des « réformes profondes en matière de décentralisation, de fiscalité et de gestion budgétaire. »" Ah en Casamance, ils doivent se préparer à la "rupture"
Kinguiranke
Kinguiranke 2 ans
QUE VIVE LA RUPTURE---QUE MEURT LA FRANCAFRIQUE---MERCI BASSIROU ET OUSMANE POUR AVOIR LIBERE LE SENEGAL!!!!
Fanga
Fanga 2 ans
"L’arnaque est facile à comprendre : les raffineries se trouvent toujours à proximité de la mer pour le transport. Il faut aussi des sources d’eau." Tu es vraiment un minable troll français, toi ! Si les raffineries pétrolières se trouvent, en France, pays que tu as ici en tête, à proximité de la mer, ce n'est pas pour les "sources d'eau" lors de l'exploitation, mais simplement parce que la France n'a pas sur son territoire national européen un puits de gaz ou de pétrole et doit importer par la mer une grande partie du pétrole brut qu'elle raffine. Au Mali, le pétrole ne sera évidemment pas importé de l'étranger par les ports, mais sera extrait directement du territoire national malien au sud et au nord du pays. Par ailleurs, les raffineries peuvent parfaitement être construites en dehors des zones portuaires y compris dans les pays qui importent l'intégralité de leur pétrole, comme la France par exemple avec la raffinerie de Feyzin dans le Rhône. https://www.connaissancedesenergies.org/questions-et-reponses-energies/petrole-combien-y-t-il-de-raffineries-en-france-et-ou-sont-elles-situees Enfin, les raffineries au Mali dont parlent les autorités russes pourraient concerner l'or pour lequel il est évidemment indifférent d'être ou non situé à proximité de la mer. La Suisse, par exemple, est comme le Mali un pays enclavé, mais possède les raffineries d'or les plus grandes du monde.
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