Soudan : une « réélection » pleine de dangers
LeMonde.fr - Le président soudanais Omar Al-Bachir, le 28 avril 2015[/caption]
Le Nigeria n’a pas été suivi par le Soudan dans son exemple d’alternance de pouvoir. Avec un score de tyran se prêtant à l’exercice électoral, soit 94,5 % des votes, Omar Al-Bachir, au pouvoir depuis 1989, a été « réélu » sans surprise à la présidence du Soudan. Il était le candidat du parti islamiste, sans aucun challenger crédible contre lui. L’impossibilité de s’exprimer pour les électeurs dans les régions en guerre et l’appel au boycott des partis traditionnels et des ONG de la société civile ont concouru à la faible participation au scrutin.
Risque de « somalisation »
Ces résultats vont avoir des conséquences redoutables. Les groupes rebelles du Darfour, du Nil Bleu et du Sud-Kordofan y voient la confirmation que seule la lutte armée pourrait faire émerger un nouveau régime. La guerre est cantonnée pour le moment loin de la vallée du Nil, « le centre utile » du pays. Mais (...) Lire la suite sur lemonde.frQuelle est votre réaction ?
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