INTERVIEW IMAGINAIRE – Mohamed Said : rn« Qu’ATT arrête la tempête de la BHM, moi je stopperai l’Harmattan »

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Mohamed Saïdi est un homme pressé. Pour cause, c’est un homme d’affaires. Or pour lui, d’affaires celle qui est à l’ordre du jour est le procès intenté contre la maison d’édition l’Harmattan qui a publié le livre « ATT-cratie : la promotion d’un homme et de son clan », livre dans lequel de graves accusations pèsent sur lui concernant la faillite de la BHM. C’est justement pour tenter de se blanchir qu’il s’est entouré des services de Me Jacques Vergès. N’ayant pas voulu refuser notre proposition d’interview, il nous a proposés de prendre place dans son imposante limousine, direction l’aéroport de Sénou où il devait prendre un avion.rn

Nouvelle République : Donc vous êtes blanc

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Saïdi : Non je ne suis un Blanc,  je suis Libanais et fier de l’être. Mais je réside en Côte d’Ivoire où la guerre que j’ai fuie dans mon pays m’a rattrapé. Quel destin.

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Nouvelle République : On voulait savoir si vous n’étiez pas coupable dans l’affaire qui vous oppose à l’Harmattan

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Saïdi : Coupable, coupable, les gros mots sont vite lâchés. La présence de Me Vergès à mes côtés suffirait comme réponse.

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Nouvelle République : On ne vous suit pas

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Saïdi : Vous êtes dans ma voiture et vous dites que vous ne me suivez pas

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Nouvelle République : On n’a pas compris l’allusion à Me Vergès

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Saïdi : Mes chers amis, vous connaissez le nom de Me Vergès non ; c’est l’avocat des causes perdues. Il gagne rarement des procès mais le coup médiatique est garanti. Pour les écrans de fumée, il n’a pas son pareil.

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Nouvelle République : Et pourtant il paraissait convainquant

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Saïdi : Pour être convainquant, oui il a été convainquant. Parce qu’il venait de réussir son premier coup. Il voulait passer au second plan le procès contre la BHM qui se déroulait le même jour à la Cour d’appel. Et vous êtes d’accord avec moi qu’à part un journal de la place, aucun journaliste ne s’est intéressé au vrai procès.

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Nouvelle République : Quelle est la suite maintenant

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Saïdi : La suite est qu’on va à Paris pour honorer le procès que nous avons demandé. Mais c’est juste pour voir la réaction du côté de ATT

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Nouvelle République : Que vient-il faire dans cette affaire

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Saïdi : Les accusations qui sont dans le livre ne concernent pas que ma personne. Il y a plus à perdre que moi. Donc c’est à lui faire un geste. Mes avocats ont dépassé leurs missions en donnant les noms des témoins que voudrait faire citer l’Harmattan et vous avez vu le résultat.

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Nouvelle République : Qu’attendez-vous de lui au juste

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Saïdi : Qu’il arrête la tempête de la BHM contre moi et moi je me chargerai de l’Harmattan.

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Nouvelle République : Mais le dossier est entre les mains de la Justice

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Saïdi : Mais c’est lui le premier magistrat. Qui peut le plus peut le moins. C’est à lui de donner les bonnes instructions. Comme nous ne sommes plus loin de l’aéroport, je vous permets une dernière question.

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Nouvelle République : Quelle fin pour cette histoire

rnSaïdi : Ce que je sais c’est que je suis un homme d’affaires et les affaires n’aiment pas le bruit. Que chacun joue sa partition.

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