KIDAL : Les populations demandent le maintien de l’Armée

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Les 12 et 13 janvier 07, le premier Ministre Ousmane Issoufi Maïga, accompagné deux ministres du gouvernement, Kafougouna Koné et Sadio Gassama, respectivement ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales et celui de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, a effectué une visite à Gao et Kidal. Le ministre de la défense, Mamadou Clazié Sissouma qui devait faire partie de la délégation s’est fait représenter.
L’étape de Kidal a, le plus marqué cette mission gouvernementale d’autant que c’est la première fois depuis l’éclatement de la rébellion le 23 mai 2006 qu’une délégation de telle envergure se rend dans cette ville du Septentrion malien. La forte délégation comprenait tous les chefs d’Etat major à l’exception de celui de l’Armée de l’Air qui s’est fait représenter. (Chef d’Etat major général, de l’Armée de terre, de la gendarmerie, de la Garde nationale).

On ne s’en doute pas l’objet d’une telle mission est de remonter le moral des troupes. Il était temps qu’une autorité de ce niveau rende visite aux populations à Kidal d’où est partie la rébellion et prendre contact avec l’Armée et les autorités militaires pour connaître leurs problèmes.
Le Premier ministre n’a pas manqué de prendre des engagements sur la construction d’infrastructures au profit de l’Armée, visant à mieux sécuriser les deux camps se trouvant dans la ville de Kidal.

La délégation a rencontré les cadres civils de l’Administration, la société civile, les notabilités de Kidal, auxquels le Premier ministre a demandé de s’impliquer davantage en faveur de la paix et le retour de ceux de leurs frères retirés dans les collines de Teghargharet.

Le Premier ministre fut comblé de l’élan unanime des populations, jeunes, femmes et notables qui ont tous salué l’action et le maintien de l’Armée à Kidal. Du coup on s’est rendu compte que les incantations selon lesquelles l’Armée étouffe et fait peur à Kidal étaient fausses et ne relevait que de la machination de l’Alliance. Il y a donc un climat d’entente qui existe entre l’Armée et les populations qui sont du côté du Gouvernement et l’Alliance en réalité n’aurait aucun écho à Kidal. Aujourd’hui les populations vaquent normalement à leurs occupations, la période de confusion consécutive à l’insurrection du 23 mai, étant passée.

Le Premier ministre s’est également rendu dans les camps militaires, de la Gendarmerie, de la légion, la Police, le camp des Gardes et le Site de Cantonnement. Les problèmes recensés sont liés aux conditions de vie, l’eau et l’électricité, des questions qui ont été immédiatement prises en compte par le Premier ministre. Sur le vif, il a pris des engagements visant à la clôture immédiate des deux camps de Kidal, et d’y améliorer les conditions de vie afin de remonter leur moral. Mieux, il a instruit aux chefs militaires de prendre des dispositions pour que les années à venir, soient construits des bâtiments dignes de ce nom dans les camps militaires.

La seule fausse note reste le cantonnement qui est buté à un blocage voulu par l’Alliance et relative au recrutement des insurgés dans les forces armées et de sécurité. Ces dispositions n’étant pas prévues dans l’accord d’Alger, l’Etat malien a tout naturellement opposé un “ non ” catégorique. Face à l’exigence de l’Etat de la restitution des armes enlevées, on le voit bien, l’Alliance multiplie des manoeuvres dilatoires. La question d’intégration n’a jamais l’objet d’un engagement de l’Etat, le problème reste donc l’Alliance.

B. Daou

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