Mali: les défis de la mise en œuvre de l'accord de paix

21 Juin 2015 - 11:25
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_1025522" align="aligncenter" width="900"]Mali: les défis de la mise en œuvre de l'accord de paix La président malien Ibrahim Boubacar Keïta (en blanc à gauche) écoute le discours de Mahamadou Djeri Maïga, vice-président de la Coordination des mouvements de l'Azawad, après la signature de l'accord de paix.
AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE[/caption] Les groupes rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) ont signé samedi 20 juin l'accord de paix, déjà accepté il y a un mois par le gouvernement malien et par les groupes armés loyalistes. Une signature qui met fin à plus de trois ans et demi de conflit, et à près d'un an de négociations. Et qui ouvre une nouvelle période sans doute pas moins compliquée, tant les défis à relever sont nombreux pour mettre en place cet accord.
L'accord de paix inter-malien est signé, mais le plus dur reste à faire. Désormais, la priorité, c'est sa mise en œuvre. A l'issue de la signature du texte par les groupes rebelles, un comité de suivi a été installé. Quatre commissions thématiques pour décider des prochaines échéances. Parmi les « travaux d'Hercule » à engager désormais : l'épineux problème du désarmement, la reconstruction ou encore la formation de la nouvelle armée nationale, notamment au nord avec une cohabitation entre soldats gouvernementaux et « ex-rebelles », comme il convient de les appeler désormais. Le comité devrait tenir sa première réunion ce dimanche à Bamako pour « organiser les modalités de mise en œuvre » de l'accord, explique le représentant de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) au Mali, Chéaka Touré, membre de l'équipe de médiation. Il dit s’attendre concrètement sur le terrain à un « normalisation progressive », avec une cessation des hostilités. Le plus important selon lui, c’est de « s’assurer qu’aujourd’hui, tous ces groupes qui ne se voyaient pas puissent se voir rapidement ». Au sein du comité de suivi siègeront plusieurs groupes et forces, dont la partie gouvernementale, les anciens rebelles et plusieurs médiateurs, notamment l'Algérie, qui a pris quelque peu de force la direction de l'instance. Ne voyant pas d'un bon œil cette « présence envahissante » du grand voisin malien, selon les mots d'un diplomate en place à Bamako, les cinq pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU auront également leur place dans le comité. « Mesures de confiance » entre les parties « A partir de ce moment, nous allons voir du côté du gouvernement comment faire en sorte que le document puisse être pris en charge réellement par la partie malienne », commente le représentant de la Cédéao. Du côté du gouvernement justement, Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, mise notamment sur la perspective d’un déploiement prochain de l’armée et sur la gestion un désarmement des anciens rebelles. « Nous devons pouvoir déjà engager le processus pour que l’armée puisse se déployer sur l’ensemble du territoire national mais de façon progressive. Des groupes thématiques se mettront en place pour regarder le processus de désarmement et de démobilisation. Une stratégie de développement doit pouvoir être élaborée. Nous espérons pouvoir organiser dans le semaines qui viennent une conférence des donateurs pour pouvoir mobiliser toutes les ressources nécessaires par rapport à l’application de l’accord », détaille le ministre.......Lire la suite sur rfi.fr

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Commentaires (8)

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malickdewere
malickdewere 11 ans
A l école des malvoyants les lettres sont palpentes . ici il sagit de la sous tutellisation . est ce compris BABA.
Abou D. TRAORE
Abou D. TRAORE 11 ans
RFI, France24 et autres media doivent arreter de jetter de l'huile sur le feu en mettant fin a leur partialite. LE PROBLEME DU NORD MALI EST L'OEUVRE DE LA COLONISATEUR QUI CONTINUE A LE MAINTENIR AVEC SA PARTIALITE BASEE SUR DU MENSONGE ET DE MALSIFICATIONS DE DONNEES. Comment RFI fait allusion Ai discours de Maiga mais pas de Tpure. A quand la fin de la MALHONNETET et de l'HYPOCRISIE? Trop d'innoncents tuer a cause de l'IRRESPONSABILITE des hommes politiques comme Sarkhozy et que malheureusement Hollande est en train d'entretenir. En plus, comment peut-on parler de paix si Iyad y est exclu? Le MNLA a lui seul n'a aucun poids militaire. Alors tout accord avec lui et meme le HCUA et le MAA semble vouer a l'echec. Prions Dieu que nous ayons tord pour le bonheur d'un Mali Prospere, Uni et Indivisible.
douka
douka 11 ans
Qu'est-ce qu'un Comite de suivi? Un Comite de suivi de l'Application d'un Accord, dans notre cas inter-Malien , donc non pas international mais interne.Que reste de la souverenaite du Mali dans tout cela,la part de l'Assemblee Nationale qui semble etre prise par la Mediation et la Communaute Internationale,le role de la classe politique et de la Societe Civile ? Le role d'une Mediation est de rapprocher les deux parties d'un differend.Puisque les pourparlers avaient ete qualifies inter-Maliens,cela voulait dire, dans le cadre de la Constitution du Mali et des exigences de vivre ensemble des citoyens Maliens.Apres les pourparlers officiels,dans le cadre de consultations demandees par les rebelles,on est venu poser le probleme de la definition du statut de l'AZAWAD,et d'en faire une entite politique.Quel accord sera-t-il applique?L'Accord signe par toutes les parties ?Ou bien les conclusions de cnsultations auxquelles la Plateforme a refuse d'opposer sa signature?Dans les termes des Nations-Unies,un Comite de suivi examine un rapport d'activites d'un organe ou d'organes et emet des conseils sur les defaillances .Que va-t-il faire ce Comite de suivi.Donner des directives ?Cela serait une violation flagrante de la souverainete du Mali.Toutes actions et activites doivent etre realisees en respectant les procedures et les lois Maliennes ainsi que obtenir les feux verts des organes de Souverainete du Mali,Assemblee Nationale.Le Comite de suivi se prononce apres coup,apres les decisions internes prises par le Gouvernement et s'il y a des corrections a faire,ces corrections doivent etre effectuees en respectant les lois du Mali.
Amine Vandetta
Amine Vandetta 11 ans
ahh fermez vos gueules.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk a trahi son peuple j'espère qu'il reconnaîtra sa lâcheté devant les bandits du nord on peut être lâché mais pas jusqu'à ce point
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