Les villes africaines

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Des créations coloniales. La très grande majorité des autres villes sont des créations coloniales. Apparues entre le milieu du XIXème siècle et le début du XXème, elles sont au départ des agglomérations modestes, dotées de deux (02) fonctions principales: une fonction administrative ou la ville incarne le pouvoir colonial et abrite ses représentants publics (administrateurs, polices, gendarmes). La ville est «fille de l’État»; une fonction commerciale ou la ville sert à drainer les marchandises de l’intérieur et à expédier par la mer. Elle est donc généralement située au point de rupture de charge entre la voie ferrée et l’océan, ou au carrefour de routes commerciales.

Héritières des anciens comptoirs côtiers, la plupart de ces villes sont donc situées le long du littoral, en Afrique de l’Ouest notamment, ce qui explique les problèmes de contrôle du territoire qui apparaissent à l’indépendance et la volonté de certains États de se doter d’une nouvelle capitale au centre du pays (Dodoma en Tanzanie, Abuja au Nigeria, Yamoussoukro en Côte d’Ivoire), symbole de leur prise de possession du territoire national. À ce sujet, il est intéressant de noter que beaucoup d’États enclavés ont un taux d’urbanisation moindre que les États dotés d’un littoral, dont les villes sont d’anciens comptoirs côtiers créés par les Européens. Les taux d’urbanisation ne sont ainsi que de 6% au Rwanda, 8% au Burundi, 13% en Ouganda, 14% au Malawi, 16% au Burkina. La ville principale de ces États sans façade maritime est souvent une «ville de fleuve»: Bangui, N’Djamena, Niamey, Bamako …Elle présente une tendance à la macrocéphalie plus marquée qu’ailleurs, comme si le fait urbain s’était concentré sur la ville-capitale.

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1 commentaire

  1. Wassoul’or n’est pas une société normale. Cette société n’a jamais réellement escompté se développer sur des bases objectives, aller à l’extraction et faire profiter ses travailleurs, dont certains triment dans la boite depuis 20 ans, avec 3 ou 4 intervalles tragiques d’arrêt de travail. Les travailleurs sont sur-exploités, mal payés pendant que les ressources sont distribuées dans des mosquées ou mises à profit pour payer des taureaux destinés au sacrifice dans les moindres méandres de la mine. Tout cela avec l’assurance onirique que l’or va déchirer le sol et s’amonceler sous le pieds du PDG, illuminé personnage qui se prédit un destin universel, dans la succession de Kankou Moussa. Des oisifs (soit disant ingénieurs ou géologues) sont amenés du Maroc, du Canada ou d’Australie, payés comme des princes, reclus dans des hôtels ou des villas cossues, avec pour seul but d’impressionner leurs collègues maliens et enlever à ces derniers tout velléités à réclamer leurs droits.
    D’un autre côté, les postes de responsabilité locaux sont confiés à des frères, incompétents et affairistes, dont le seul résultat attendu est de rendre compte au patron de la tentative de tel ou tel agent de vouloir le « marabouter » ou attenter aux biens de la société. C’est du n’importe quoi !

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