Affaire de Samaya : Lettre ouverte de M. Georges à Monsieur le Ministre de la Sécurité Intérieure du Mali

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Bamako, le 27/06/2006

Monsieur le Ministre de la Sécurité Intérieure de la République du Mali

Excellence,

Je viens très respectueusement à travers la présente, informer votre autorité sur le problème qui m’oppose aujourd’hui à l’archevêché de Bamako.

En effet, excellence, je dispose d’un titre foncier à Samaya contigu à celui de l’archevêché de Bamako. Sur mon terrain, l’archevêché est allé construire illégalement. Malgré mes multiples tentatives de trouver une solution à ce problème, l’archevêché refusa. Finalement j’ai été obligé de porté l’affaire devant la justice. De procès en procès (tribunal de première instance, cour d’appel, section administrative, section judiciaire, cour suprême), la justice malienne m’a toujours donné raison.

Etant en possession de la grosse de ce jugement mon huissier à faire le nécessaire pour l’exécution de la dite décision. Depuis, Monsieur le Ministre, l’archevêché ne cesse de m’insulter à travers la presse. Vous devez savoir que les insultes ne sont pas nouvelles dans le comportement de l’archevêché puisque regroupé au sein d’un collectif de catholique, ils vous ont adressé une lettre qui n’est pas conforme au comportement d’une communauté religieuse. Entant que grande personnalité de ce pays une pareille lettre ne devrait pas être adressé à vous.

Sans avoir de prétention contre qui que ce soit, permettez-moi Monsieur le Ministre de porter certaines informations à votre attention dont l’archevêché de Bamako à ignorer pour occuper la place de feu Luc Sangaré. D’abord pour être archevêque le candidat doit être malien à cent pour cent, il doit être le plus âgé, le plus sage et bénéficier d’un titre de noblesse du noble pays le Mali. Ensuite la discrétion du vote doit être respectée tant du côté de la communauté catholique que des staffs catholiques, qu’ils soient religieux ou laïque. Enfin, les autorités maliennes doivent être discrètement consultés quant au choix d’un nouvel archevêque. Aussi une enquête de moralité doit être faite par les autorités compétentes dans la discrétion pour savoir si le nouvel archevêque va respecter les coutumes, l’économie, les responsables, et être conforme aux lois de ce pays.

Monsieur le Ministre, je vous ai envoyé une première lettre qui n’a pas eu de suite.

Je comprends ce léger retard compte tenu de vos multiples occupations. Par ailleurs, Excellence, même si on ne se connaît pas j’ai eu le grand plaisir d’apprécier votre façon de travailler. Pour revenir à Samaya, je vous assure, Monsieur le Ministre, la main sur le cœur que l’affaire est purement juridique. Elle n’est ni politique ni de nationalité, ni de litige foncier. La justice malienne à trancher cette affaire en ma faveur grâce à l’authenticité des documents que j’ai fourni. Juridiquement cette affaire est close. Par contre, l’archevêché est entrain de faire cette affaire une affaire politique, à travers des chantages sur le gouvernement et le Président de la république. Il ne cesse d’insulter et bafouiller la dignité du Mali et ses responsables. Mieux l’archevêché va jusqu’à perturber le sommeil des morts dans le seul et unique but de saboter mon dossier. Pour preuve il parle très souvent de la vie privée de mon père qui est venu volontairement travailler au Mali sans salaire ni primes ni d’avantage financiers.

Moi aussi j’ai été mandataire pendant 25 ans et durant toute cette période je n’avais aucun salaire, aucun avantage financier ni même de la direction de la
communauté maronite. Nous n’avions bénéficié d’aucun centime.

Depuis 1977 jusqu’à à sa mort en 2004 mon était paralysé et interné à la maison de la retraite de France. Durant cette période je me suis occupé des frais de logement, de ses médicaments, de son habillement, et du personnel qui assurant le ménage. En même temps, je me suis occupé de ses biens personnels en République du Mali pour qu’ils ne soient détruits ou tombés entre les mains d’autrui.
Pour que mon père n’ait pas honte, j’ai usé de ma sueur et ma dignité en travaillant jour et nuit à l’image d’un robot pour mettre le bâtiment de mon père dans de bonnes conditions (aménagement, construction, remplissement de toutes les conditions à travers l’administration conformément aux lois de la République du Mali).

J’ai fait de grands investissements. Pour preuve l’hôtel « Les Cèdres ». Je me suis fortement endetté auprès des banques et de tierce personne à l’insu de mon père compte tenu de son état de santé.

Concernant le terrain de Samaya, il a été acquis par mon père sur une décision du commandant de cercle le 6 mars 1973. Ce terrain je l’ai remis en valeur en construisant une maison, j’ai fait de grandes plantations, j’ai amené la route et le courant, j’ai payé toutes les redevances domaniales. Et après, ce terrain je l’ai payé avec l’Etat malien par mètre carré. Et j’ai obtenu le titre foncier à mon propre mon. Mon projet pour ce terrain est la construction d’une cité de logement.

L’archevêché de 30ha vide contigu à mon terrain. Il laisse ces trente ha pour aller construire dans mon terrain. Tout cela, c’est pour me faire du mal et saboter mon projet d’avenir et de me causer des pertes incalculables.

Monsieur le Ministre, l’archevêché n’a pas besoin de terrain. S’il s’agit de construire une église ou une mosquée ça ne dépasse pas mille mètres carrés. L’Etat a toujours donné à l’Eglise ou à la mosquée des terrains à un franc symbolique (terrains qui ne dépassent pas mille mètres carré pour les lieux de prières).

Monsieur le Ministre, cette affaire n’est qu’un sabotage, mensonge et chantage de la part de l’archevêché à mon égard et à l’égard des autorités maliennes. C’est pourquoi, la justice malienne m’a toujours donné raison pour la simple raison que je suis victime.

Par ailleurs, je vous informe que durant toutes mes souffrances et mes difficultés et surtout la maladie de mon père (qui m’a causé beaucoup de charges en euro et en franc français) j’ai été aidé uniquement par des maliens et mes relations personnelles qui m’ont accordé beaucoup de faveur. Je n’ai été aidé ni par des catholiques ni par des maronites ni par des libanais. J’ai été aidé par des maliens musulmans qui ont été de bonne foi avec moi.

Monsieur le Ministre, dans un pays à plus de 97% de musulmans, certains faits de l’archevêque m’inquiète. Il utilise les lieux de prières pour des conférences de presse et des rencontres politiques et d’autres choses pas claires. N’avait-il pas voulu saboter le 8 juin le quatrième anniversaire du Président ATT au pouvoir en organisant une Assemblée Générales pour dire que ce dernier ne respecte pas sa parole donnée ? Cet acte de Mr Jean Zerbo est un sabotage à l’endroit de la République entière et du Président ATT en personne et à son entourage. Vous savez bien que le Président de la République est lié à un constitution laïque et les droits de propriété en République du Mali est constitutionnellement protégés. Et les fonciers sont incapables et intouchables.

A ce rythme, souvent je m’interroge si la constitution malienne a prévu des avantages spéciaux pour l’archevêché et son entourage. A-t-elle pensée également à la grande mosquée et à d’autres communautés chrétiennes ? S’il s’agit de moi, je suis maronite, Libanais et un maronite, il ne doit pas se référer à un archevêque catholique que ce soit sa difficulté.

Toute compte fait, Monsieur le Ministre, j’ai confiance aux lois du Mali et aux autorités maliennes. J’en appel à votre haute autorité afin que je puisse entrer en possession de mes droit.

Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.


Pour ceux également qui désirent également l”histoire des Maronites, vous pouvez lire ceci :

HISTOIRE DU PATRIARCAT MARONITE

Antioche

Antioche est une ville d’ouverture, de dialogue et d’initiative. Elle s’est convertie à Jésus-Christ grâce à quelques-uns de ses disciples. Elle a approfondi sa foi grâce à l’Apôtre Paul et à son compagnon, Barnabé. Elle a vu l’Apôtre saint Pierre, le chef de l’Eglise, à la tête de son église avant de se rendre à Rome.

L’Eglise d’Antioche a été prospère. Elle a connu une grande influence. Elle est devenue un des cinq patriarcats, à savoir: Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem.

En 518, le patriarche d’Antioche, Sévère, est déposé de son siège patriarcal à cause de son reniement des deux natures dans le Christ et de son refus du concile de Chalcédoine. Il est remplacé par un Patriarche catholique, Paul. Cette nomination n’est pas agréée pas tous les croyants. C’est alors la division de l’église en chalcédoniens et non chalcédoniens. Il y eut le Patriarche catholique qui agréa le concile de Chalcédoine et un Patriarche non catholique, opposé à ce concile. 

Un siècle plus tard, une autre division a lieu dans l’église d’Antioche: il y eut les Syriaques, les Maronites et les Melkites. Au 7e siècle, ces différentes
communautés se donnent chacune un Patriarche: Melkite, Maronite, Syriaque, Assyrien et Arménien. Au 12e siècle, un nouveau Patriarche vint s’ajouter aux précédents; ce fut le Patriarche latin.

L’Eglise d’Antioche était une. Elle comprenait toute l’Asie et l’Orient. Elle est devenue plusieurs églises. Elle avait un seul Patriarche, elle en a actuellement plusieurs. Mais Dieu, généreux et miséricordieux, l’unira un jour. Elle redeviendra un seul troupeau sous la houlette d’un même pasteur.
Les Maronites et le Liban Les Maronites sont les Chrétiens qui se sont groupés autour d’un prêtre, Maron, et qui ont adopté son mode de vie.
Maron a vécu près d’Antioche, vers la fin du 4e siècle. L’Eglise alors était divisée. Des Chrétiens affirmaient que l’homme Jésus était Dieu, d’autres ne
reconnaissaient que son humanité. Certains, conformes à la doctrine de Chalcédoine, voyaient en lui deux volontés; d’autres n’en voyaient qu’une. Les villes étaient divisées, les villages aussi. Ces divisions atteignirent même les familles. Maron quitta la ville, s”installa sur la montagne pour être à l’écart des controverses théologiques et adorer Dieu.

Dans sa retraite, Maron découvrit que sa vocation était de vivre avec le peuple. Il redescendit pour vivre avec son peuple et lui enseigner la vraie doctrine. Ses disciples augmentèrent en nombre. Ils prirent son nom et se nommèrent Maronites. Maron est mort en 410. Ses disciples continuèrent sa mission. En 451, au concile de Chalcédoine, ils se tiennent à des positions claires et avec le Concile, ils soutiennent que le Christ est Dieu et homme à la fois, ayant deux natures: divine et humaine. Ils agissent en défenseurs intraitables du Concile. C’est alors que les ennemis du concile de Chalcédoine devinrent les ennemis des Maronites qui donnèrent 350 martyrs et commencèrent à gagner le Liban par groupes.

Les libanais du Mont-Liban s’étaient convertis à la fin du 5e siècle au Christianisme grâce à quelques disciples de saint Maron et devinrent Maronites. Ils
accueillirent leurs frères qui venaient des alentours d’Antioche et ensemble, ils poursuivirent leur mission. Leurs relations avec le patriarcat de Constantinople devenant difficiles après l’installation des Arabes dans la région, ils furent donc contraints d’élire eux-mêmes leur propre Patriarche; ce fut saint Jean-Maron, en 687.

L’Empereur de Byzance se comportait comme s’il était le roi de l’Eglise. Il nommait les Patriarches et intervenait dans les affaires de l’Eglise. Les Chrétiens venaient à lui pour régler tout problème. Quand les Maronites se donnèrent un Patriarche, Byzance ne le toléra pas. Durant une tournée dans la région, l’armée de Byzance attaqua les Maronites. Il y eut un combat à Amioun; ce furent les Maronites qui remportèrent la victoire. Le Patriarche s’installa à Kfarhay faisant du palais épiscopal son siège patriarcal.

La deuxième session du Synode patriarcal maronite

Suite à la deuxième session du Synode patriarcal maronite (17-27 octobre 2004), Fadi Daou, membre et expert du Synode, fait le point sur le déroulement des travaux des pères synodaux.

Une étape décisive sur le chemin du renouveau

Du 17 à 27 octobre 2004, s’est tenu au couvent Notre Dame du Mont, à Fatqa (Liban), la deuxième session du Synode patriarcal maronite. La session précédente ayant été consacrée au débat autour des 24 textes rédigés par les comités d’experts, et la période de 14 mois qui s’en est suivie à la lecture des textes corrigés par l’ensemble de l’Église maronite et la proposition de nouveaux amendements, cette session avait un déroulement différent. En effet, l’ensemble du temps des assemblées plénières fut consacré à la lecture successive des 24 textes, soumis, paragraphe par paragraphe, au vote de l’assemblée. Seulement les membres du synode pouvaient voter, alors que les experts, même s’ils ont participé à la rédaction des textes, ou les invités et les observateurs d’autres Églises et religions, pouvaient assister à toutes les séances, mais sans participer au vote.

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