Mali : La CEDEAO et la majorité de la classe politique en phase sur la tenue des élections à date

4

Au Mali, les représentants de nombreux partis politiques  ont réaffirmé  leur attachement au respect du délai de la transition et la tenue des élections générales à date devant le médiateur CEDEAO l’ancien président Nigérian Goodluck Jonathan, lors d’une rencontre, hier, à Bamako.

-maliweb.net- Arrivé à Bamako le dimanche soir, l’émissaire de la Communauté des Etat de l’Afrique de l’Ouest et sa délégation n’ont pas chômé hier lundi. L’équipe de la médiation de l’organisation Ouest africaine a multiplié les rencontres avec la société civile, le gouvernement et la classe politique dans le cadre de l’évaluation du processus de la mise œuvre  des missions de la  transition.

A la primature, où la délégation de la CEDEAO a  été reçue par le Premier ministre Dr Choguel Kokala Maïga, en présence de six ministres dont ceux chargés de la Refondation  et de l’Administration Territoriale, les deux parties ont passé en revue l’adoption du Plan d’Action du Gouvernement. Le Chef du gouvernement annonce avoir rassuré la médiation de la poursuite de la réalisation des réformes nécessaires, la lutte contre la corruption et l’impunité, l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du Territoire  et l’apaisement du front social dans une démarche consensuelle.

En  réponse, le Médiateur Goodluck Jonathan a exhorté le  gouvernement a donné des  détails sur le chronogramme des opérations électorales que le  gouvernement  du Dr. Choguel Kokala Maïga a promis de fournir  lors des futures Assises Nationales de la Refondation. Et ces assises qui font aujourd’hui objet de désaccord entre la classe politique et le gouvernement de la transition. Le Parti pour la renaissance nationale (PARENA) présidé par l’ancien ministre des affaires étrangères, Tiébilé Dramé,  a vivement exprimé  son adhésion au respect du délai de la transition avec de nombreux représentants des partis politiques devant l’émissaire de la CEDEAO.  Le PARENA et nombreux partis politiques réunis au sein d’un cadre d’échange soupçonnent  le gouvernement de vouloir prolonger la transition à travers les différentes réformes qu’il entend mener. Hier lundi, le PARENA est passé à l’offensive en boycottant une réunion convoquée par le Ministre de la Refondation sur les réformes  politiques et institutionnelles. Le parti du Bélier blanc justifie ce boycott estimant que «   les assises projetées par le gouvernement Choguel Maïga visent à diviser le pays au moment où il a besoin d’être rassemblé pour faire face aux périls qui menacent l’existence de l’Etat ».

Outre, ce parti précise qu’il ne se reconnait plus dans l’organe unique de Choguel Maïga et propose, pour sortir de la fatalité des scrutins mal organisés, un organe unique transitoire de gestion aux élections. Le cadre d’échange des partis politiques, où l’on recense  une  grande  partie  des partis alliés au régime déchu D’IBK,   a réaffirmé son opposition à la tenue des assises nationales de la Refondation que le gouvernement  projette d’organiser dans les prochaines semaines.

Opposition à la prolongation de la transition

Le président du RPM, Dr Bocary Treta et celui du PS Yeleen Kura, Amadou Goïta, à la sortie de la rencontre,  ont indiqué que  le médiateur de la CEDEAO est en phase avec  leur cadre d’échange qui voudrait que la transition se consacre à l’essentiel à savoir la création des conditions pour la tenue des élections transparentes et crédibles.

D’autres sources soutiennent cette thèse en renchérissant que la majorité de la classe politique s’est exprimée en faveur de la tenue de l’élection présidentielle et les législatives avant la fin du délai de la transition. Les mêmes sources affirment que  le médiateur Goodluck Jonathan aurait opposé un niet catégorique quant à la tenue des réformes annoncées et à une éventuelle prolongation de la transition. Bien que de nombreux maliens y tiennent à ces réformes, l’émissaire de la CEDEAO, selon toujours notre source, évoque la question de légitimité des autorités de la transition et  l’absence d’une Assemblée nationale devant laquelle les questions de réformes pourront faire l’objet de débat démocratique.

« Les FARE sont favorables à la tenue des élections générales à la date prévue », nous confie au téléphone le représentant du parti du Baobab, Synalou Diawara, ajoutant que leur formation politique contrairement à certaines est favorable à la tenue des nouvelles assises. Et d’ailleurs, le président de FARE, l’ancien premier ministre, Modibo Sidibé, a multiplié récemment les initiatives pour une adhésion massive de la  classe politique.

Bien que le premier ministre et le Chef de l’Etat de la transition n’y soient jamais exprimés en faveur de la prorogation de la transition, beaucoup de partis politiques continuent à émettre des réserves  sur les intentions. Mais, contrairement à ceux-ci,  les deux personnalités de l’exécutif de la transition  sont d’accord pour la tenue des assises nationales de la Refondation. Et le premier ministre est entrain de multiplier les rencontres dans ce sens avec les autres forces vives du pays afin de réussir son projet. Le chef du gouvernement de la transition et d’autres analystes sont convaincus que sans les réformes majeures  la transition n’aurait pas de sens.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net    

Commentaires via Facebook :

4 COMMENTAIRES

  1. La classe politique ou la classe d’école je ne sais pas quoi notre pays n’est pas près pour aller élection en 2022, Si la classe politique se fou de l’argent public vous n’avez cas aller dans un champs de coton

  2. SAIT IL LEVER DES FONDS

    A T IL DES NOTIONS EN GEOPOLITIQUE ET EN GUERRE ECONOMIQUE ?

    QUELLES SONT CES CONNAISANCES DANS CE DOMAINE CAR NOUS VIVONS DANS UN MONDE MONDIALISE

  3. Diamoutenet Djeli tu as fui le 22 septembre de Chahana Djeli, mais nous allons te diore que depuis longtemps vous avez commence a avoir faim car Boua le ventru et ses regimes sont partis alors

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here