L’artiste Sira Traoré dite Sira Bintsi à cœur ouvert : « L’inspiration de mon single «Kouman néfè » m’est venue suite à une exploration sur les réseaux sociaux »

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Sira Bintsi, ça vous dit ? Eh bien, c’est l’auteure de ce tube « KUMAN NEFE », son premier single qui fait bouger la jeune génération. De son vrai nom Sira Traoré, notre compatriote qui réside actuellement en France combine show biz, vie de mère et fonction. Votre hebdo a profité de son séjour au bercail sur invitation d’Abou Djitteye de Africa Scène dans le cadre du Bama Art, act 11 pour en savoir un peu plus sur elle. Dans l’interview qui suit, l’artiste évoque comment elle a contracté le virus de la musique malgré qu’elle est bardée de diplômes, les sources de son inspiration, son amour pour la mère patrie entre autres. Lisez-plutôt.

Notre Voie : Peut-on savoir qui est Sira?

-Je suis Sira Bintsi de mon nom d’artiste, artiste chanteuse, Malienne résidant en France. A l’état civil, je suis Sira Traoré née le 3 août 1988. Je suis maman d’une fille de 7 ans et travaille au sein de l’éducation nationale française

Notre Voie : C’est dire que vous avez un cursus universitaire poussé?

Après le Bac, j’ai fait un BTS en Gestion commerciale ; une licence en Marketing Vente et un Master 1 en Management et Marketing à Hetec Bamako

Notre Voie : Comment et quand avez-vous donc contractez le virus de la music?

– C’était en 2015 après une exploration sur les réseaux sociaux et la sortie de mon Single “Sontala” appelé par certains de mes « Oxygènes » : «Kouman néfè ».

Notre Voie : Comment faites-vous pour concilier le travail à l’éducation, votre rôle de mère et les activités de musicienne?

-Il faut énormément de courage et un bon entourage pour pouvoir faire de la musique. Je travaille pendant la semaine et je ne m’occupe de ma fille en général  que le soir après ma journée de travail. Pendant les week-ends et les vacances scolaires, je me consacre à la musique. C’est vous dire que je n’ai donc pas une seule seconde pour me reposer pendant toute l’année.

Notre Voie : Vous êtes révélée au public malien grâce à votre single ‘’KUMAN FE’’.  Je peux me tromper du titre, mais comment est venue l’idée de cette chanson ?

-L’idée du single n’est jamais arrivée. C’est le single qui est arrivé directement un jour pendant que j’étais au Malk pour 10 jours. J’ai été au studio de Pito pour poser rapidement ma voix sur un instrumental et il a adoré ma voix. Il m’a dit : « tu sais, j’ai un instrumental, écoute si ça t’inspire ta voix sera magnifique là-dessus ». J’ai écouté directement et je lui ai dit qu’avec quelques modifications et des rajouts d’autres mélodies, je vais trouver une belle chanson. Pendant que je faisais les recommandations, il faisait les modifications en même temps. Et dès que je me suis mise sur le micro, au premier essai, j’ai pu poser plus que la moitié des paroles de la chanson, ensuite j’ai ramené la maquette à la maison. J’ai travaillé là-dessus pendant toute la nuit et toute la matinée du lendemain. Le soir, on a fini de l’enregistrer. En 2 jours, on avait le single « Son tala ».

Notre Voie : D’où puisez-vous vos inspirations ?

-Très sincèrement, cette partie-là, c’est un don. Il m’arrive d’en avoir même dans mes rêves et je me réveille pour les enregistrer. Je remercie le ciel pour ça.

Notre Voie : Le thème de l’amour est assez présent dans vos chansons. Est-ce pour le plaisir de vos  fans ou  des messages en leur endroit ?

-Bon, c’est vrai que j’ai chanté plusieurs titres qui parlent d’amour. Mais pas seulement. On y retrouve d’autres thèmes. J’ai dédié une très belle chanson pour rendre hommage à notre très chère partie le Mali qui traverse une période difficile depuis maintenant plusieurs années. L’amour est un langage universel. Ça parle plus au gens et quotidiennement, on rencontre beaucoup de situations qui évoquent l’amour.

Notre Voie : Peut-on connaitre l’objet de votre visite à Bamako ?

-Je suis actuellement à Bamako sur invitation d’Abou Djitteye de Africa Scène dans le cadre du Bama Art, act 11. Près de 12000 personnes ont fait le déplacement  (samedi 7 juillet) et apparemment mes « Oxygènes » (mon public) m’a bien accueillie.

Notre Voie : Comment trouvez-vous le public bamakois ?

-C’est le meilleur des publics. Ils sont si bienveillants, respectueux et affectueux envers moi.

Notre Voie : Sira est un cœur à prendre ?

-Je vous trouve curieux en me posant cette question. 😂 J’y répondrai la prochaine fois “Inch Allah” comme le dit si bien mon excellence Keita (qui est d’ailleurs un de mes esclaves car, je suis Soninké).

Notre Voie : Avez-vous des projets ?

-Il y en a beaucoup. Restez connectés sur mes réseaux sociaux pour ne rien manquer YouTube et Page Facebook: Sira Bintsi Instagram et Twitter: Sira Bintsi officiel sur Snap c’est 👻leysitr

Notre Voie : Un appel ?

– Je demande à tous les Maliens d’aimer leur pays Mali car, c’est s’aimer eux-mêmes au lieu de se mettre le bâton dans les roues. Dans cette optique, nous serons fiers de la réussite de chaque Malienne plutôt que d’être jaloux ou égoïstes. Sur le plan humanitaire, n’oublions pas les plus démunis. Chacun peut donner juste un peu de ce qu’il a.

Notre Voie : Votre dernier mot

-Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez pour ma modeste personne en m’accordant cette interview. Je vous remercie vous aussi très (chères) lecteurs. Je dis merci à mes « oxygènes », à tous ceux qui me soutiennent de près ou de loin. Je vous ferai honneur à travers ce que vous avez aimé de moi, ma musique  inch Allah “Mbé aw doussou souma” Soubaaa.

Fousseyni SISSOKO

Source : Notre Voie

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