11ème édition du festival concours de courts métrages vidéos des jeunes réalisateurs de l’UEMOA \”Clap Ivoire\” : Mariam Kamissoko et Moustapha Diallo du Mali à l’assaut du Grand Prix Kodjo Ebouclé

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    C’est dans une ambiance festive que le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman a officiellement lancé, dans l’après midi du mardi 29 novembre, la 11ème édition du festival  concours de courts métrages vidéos destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs des huit pays de l’UEMOA dénommé Clap Ivoire.  Seize films dont huit en documentaires et huit en fiction sont en compétition pour le Grand Prix Kodjo Ebouclé d’une valeur de 2 millions de FCFA offert par l’UEMOA. Le Mali est représenté à ce concours par deux jeunes réalisateurs. Il s’agit de Mariam Kamissoko pour son film de fiction "L’œuf de la trahison" et le film documentaire "Les derniers tirailleurs" de Moustapha Diallo.

    C’est la salle Niangoran Porquet du Palais de la Culture d’Abidjan qui a servi de cadre à l’ouverture officielle de la 11ème édition du festival concours de courts métrages vidéos destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs des huit pays de l’espace UEMOA dénommé Clap Ivoire. Ils sont venus du Mali, de la Guinée Bissau, du Sénégal, du Bénin, du Togo,  du Burkina, du Niger et, bien sûr, de la Côte d’Ivoire pour participer à cette grande manifestation du cinéma africain.  Cette cérémonie inaugurale grandiose, présidée par le ministre de la Culture et de la Francophonie de la Côte d’Ivoire, Maurice Bandaman, avait tout son  sens dans la mesure où la Côte d’Ivoire avait connu une période difficile postélectorale. C’est pourquoi, une minute de silence a été observée en la mémoire des victimes et des artistes qui nous ont quittés à l’image de Marie Laure, Victor Cousin… En plus des différentes délégations, on notait la présence des membres du jury et du directeur national de la cinématographie du Maroc, Noureddine Saïl.

    Après l’hymne national ivoirien, exécuté par fanfare de la Commune de Treichville, ce fut le tour du nouveau directeur du centre national des arts et de la culture (CNAC), Kitia Touré, de prendre la parole pour souhaiter la bienvenue aux invités. Selon lui, il est temps que Clap Ivoire, considéré au départ comme la pépinière du cinéma africain, soit un baobab. L’occasion était également bonne pour Kitia Touré de remercier tous les partenaires de Clap Ivoire qui ont cru à ce festival dès le début. Il s’agit de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) etc. Sans oublier la CEDEAO avec laquelle le concours sera désormais ouvert aux 15 pays de l’espace.

    Après Kitia Touré, ce fut le tour du représentant de l’UEMOA de saluer le partenariat qui lie son institution aux organisateurs de Clap Ivoire. Ce partenariat permettra, a-t-il précisé, de contribuer à la promotion de la culture africaine. Son souhait est de mettre en place des outils qui permettront de booster cette culture africaine.

     

    Faire de la culture  ivoirienne une véritable industrie

    Le ministre Maurice Bandaman était, visiblement, très heureux de procéder à l’ouverture officielle du festival. Il a tout d’abord salué la présence des différentes délégations et des invités de marque. Selon lui, il s’agit de célébrer le talent et l’intégration à travers le 7ème art. La production, la distribution des œuvres cinématographiques et l’absence de réglementation ont été évoqués par le ministre de la Culture et de la Francophonie. Malgré tout, l’espoir est permis en Côte d’Ivoire avec la création de l’Office National du Cinéma. , a-t-il précisé.  Comme Kitia Touré, Maurice Bandaman souhaite aussi que la Côte d’Ivoire retrouve sa place dans le cinéma africain. Ce qui passe obligatoirement par des opportunités offertes à tous les enfants du pays. Avant de souligner que le Président Alassane Dramane Ouattara entend faire de la culture une véritable industrie. Tous les moyens seront mis en place pour que la Côte d’Ivoire puisse réaliser trois à quatre films de long métrage courant 2012.

    S’agissant de Clap Ivoire, il dira que ce festival offre une opportunité d’échanges entre les acteurs. Ce festival vise à mettre au service des jeunes techniciens des pays de l’UEMOA un outil de formation, promouvoir les métiers du cinéma et de l’audiovisuel.

    L’un des objectifs majeurs est de promouvoir l’intégration sous-régionale pour une meilleure compréhension mutuelle des peuples.

     

    L’atelier de formation sur le thème : "Confection d’un budget de production cinématographique et audio-visuelle" et la table ronde sur l’impact de Clap Ivoire dans l’espace UEMOA ont démarré hier au Palais de Culture. 

     

     

     

    Alou B HAIDARA

     

    Envoyé spécial

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