Affaire Daouda Yattara dit SITANÉ : 22 mois de détention, ni preuve, ni confrontation…

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    L’affaire Daouda Yattara constitue aujourd’hui une épine dans le pied de la justice malienne. 22 mois de détention sans jamais être confronté une seule fois aux plaignants et/ou accusateurs. Même si, pour des raisons d’éthique ou de morale, la société a quelque peu honni le sieur Yattara pour ses frasques et sorties provocatrices, force est d’admettre que sa détention relève, à l’heure actuelle, de l’arbitraire.rn

    Les arguments ou prétendues preuves qui ont incité à l’inculpation pour double meurtres de Daouda Yattara sont toutes tombées comme les pièces d’un château de cartes. Le principal témoin ou présumé tel, le Gendarme, Sergent Chef Lassiné Coulibaly n’a pas jugé nécessaire de répondre à la convocation du Juge d’Instruction de la Commune IV. Ce dernier non plus n’a pas jugé utile de lui forcer la main quand bien même il existe des procédures en la matière pour le contraindre à comparaître. De bonnes sources, notre Gendarme, aurait peur d’être la 7ème victime de l’affaire. Six Gendarmes auraient déjà péri dans des conditions obscures. A l’heure actuelle, il serait muté très loin de la capitale.

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    Quant à l’auteur du coup de fil dénonciateur,  la demoiselle du nom de Aïcha, elle demeure, elle aussi, introuvable. C’est suite à un appel anonyme émanant d’elle et accusant Daouda Yattara d’être l’auteur du meurtre en question, que la procédure a été enclenchée. Mais depuis, plus rien ! Il s’avère évidemment facile de mettre la justice malienne en branle.

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    En conclusion, aucune des personnes présumées témoin ne s’est jusque là présentée à la justice pour confirmer les accusations portées contre Daouda Yattara. Le juge d’instruction, presque maintenant deux ans, ne dispose d’aucun élément d’appréciation fiable. Dans ce flou artistique, l’accusé demeure toujours en détention. L’accusé a récemment bénéficié d’une liberté provisoire au sujet d’un autre meurtre, celui de Bilakoroba. En somme, il a été presque blanchi dans ce dossier. Dans le second, l’on s’abstient délibérément de lui faire bénéficier du principe sacro-saint de la présomption d’innocence. Ses biens personnels saisis n’ont pas été restitués. Il s’agit  par exemple de sa voiture immobilisée depuis presque deux ans et aujourd’hui gagnée par la ruine… Si la société voulait prendre sa revanche sur cet homme, elle a admirablement réussie. Ils sont donc quittes. Maintenant, la justice doit dire le droit. A-t-elle peur de mourir elle aussi, de manière obscure?

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    rnB.S. Diarra

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