Cinéma et nouvelles technologies : Bamako redynamise l’image virtuelle

    0

    Conférence-débats, projections de films, expositions…, voici en autres temps forts qui ont marqué à Bamako la 2ème édition du Festival africain d’images virtuelles. La cérémonie de clôture des festivités, organisée vendredi dernier au Centre culturel « Soleil d’Afrique », a consacré la satisfaction des organisateurs et des acteurs du secteur.

     « Faire des projections dans la rue, est une initiative innovante. Les activités menées au programme de ce festival vont constituer un levier sûr pour la promotion culturelle dans notre pays ». C’est en ces termes que le représentant du ministre de la culture a livré ses impressions au terme des manifestations de cette 2ème édition du Festival africain d’images virtuelles. Selon M. Boubacar Diaby, représentant avec son collègue Bakary Traoré, le ministre Hamane Niang, le FAIVA est une initiative salutaire qui mérite d’être encouragée. « Cette manifestation est une chance pour le public Bamakois. Et la  promotion des initiatives culturelles reste une des préoccupations majeures du gouvernement. La présente, est un gage de professionnalisation du secteur des arts virtuels », ont-ils dit.

    Impulser une nouvelle dynamique à l’image virtuelle

    Comment faire de l’image virtuelle un pan important de la promotion de la culture ? C’est le défi que s’est assigné le Centre culturel « Soleil d’Afrique » qui a organisé du 4 au 26 novembre dernier l’édition 2011 du Festival Africain d’images virtuelles (FAIVA). A travers cette importante manifestation, la capitale malienne a ainsi vibré pendant trois semaines au rythme des arts virtuels. 

    Organisé en partenariat avec le Centre Culturel Kôrè de Ségou, cet évènement a eu lieu en marge des Rencontres photographiques de Bamako.  « L’initiative part du constat que les nouvelles technologies occupent désormais une place de choix dans nos activités quotidiennes. Le FAIVA vise ainsi à redynamiser le secteur des arts visuels, offrir un moyen de diffusion et une certaine visibilité aux vidéastes », a expliqué le directeur du Centre culturel « Soleil d’Afrique », Hama Goro. Pour qui, le FAIVA doit amener la population vers ces œuvres pour ainsi offrir un espace de rencontres et de dialogues autour de la production artistique et des nouvelles technologies.

    Le Festival africain d’images virtuelles a été un programme basé sur l’organisation des conférences-débats, projections dans différents espaces publics de la capitale. Une brochette d’activités marquées, entre autres, par des ateliers de création vidéo et expositions de vidéo d’art, la table ronde ayant réuni les participants au Centre Soleil d’Afrique, les présentations et projections vidéos des artistes suédois, suivies d’une animation musicale et d’une projection vidéo place. L’un des temps forts de cette 2ème édition du FAIVA a été aussi la conférence-débats tenue sur le thème : « l’utilisation des TIC dans l’art est-il facteur de développement ? », qui a été animée par le Pr. Chab Touré. « Femme et TIC » c’est aussi une thématique de débats de ce festival, qui a été animée par la réalisatrice ivoirienne Akissi Delta, qui a effectué le déplacement de Bamako pour la circonstance.

    Les thèmes abordés par les artistes dans leurs créations au cours de ce festival, sont évocateurs et interpellent la société sur les actes posés au quotidien. D’où l’avis de certains invités du festival, que ces thèmes sont sensibilisants, et constatent-ils, les œuvres communiquent sans parler. « Une œuvre artistique ne meurt jamais s’il est bien travaillé » conclue un observateur. Pour qui, l’art vit et fait vivre.

    Rappelons que la 2ème édition du Festival africain d’images virtuelles a consacré aussi le pré-lancement de l’édition 2012 du Festival sur le Niger. Cette cérémonie, qui a eu lieu ce samedi 12 novembre à Ségou a réuni plusieurs acteurs du tourisme et de l’hôtellerie au Mali. Le 2ème FAIVA a été également marquée par la présence d’un artiste de renommée venue de l’Ile Maurice : il s’agit de Nirveda Alleka, lauréate du Prix Soleil d’Afrique pour la meilleure création africaine lors de la « Biennale de Dakar 2010 ».
    Issa Fakaba SISSOKO

    Compétition « Mode et couture » :
    Amadou Diallo enlève le grand prix

    Dans un décor original et aux odeurs de parfum frais, le ministre de la culture a présidé ce samedi 26 novembre  la finale de la 5ème édition de la compétition Mode et culture.

    Qui enlèvera « la machine d’or » de cette 5ème édition du Festival « Mode et culture » ? Pour trouver la réponse à cette question, le suspens aura durée plus de trois heures ce samedi à l’Hôtel El Farouk. Au passage des trois concurrents, la confiance en son candidat a laissé place aux spéculations. On comprenait déjà la tâche difficile qui attendait les cinq membres du jury pour les départager. Tant, chacun n’a pas lésiné sur les moyens et sur son inspiration pour exposer son savoir-faire à cette soirée. Comme pour joindre l’utile à l’agréable, des artistes comme Sadio Sidibé, Baou Tounkara, Oumou Sinayoko et Baba Salah, etc. ont donné un cachet particulier à l’évènement.

    Organisé par l’ancienne mannequin Aminata Pédro Kouyaté, promotrice de l’Agence « Fatma » et de la marque « Fany Lolo », en partenariat avec l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) et l’Assemblée permanente de la Chambre des métiers, le festival « Mode et culture » vise à donner une nouvelle impulsion au savoir-faire local, et à promouvoir les jeunes talents créateurs de mode.  Pour cette 5ème édition, la grande finale mettait aux prises trois stylistes prétendant à la « machine d’or », ou le grand prix de la manifestation. Ces concurrents ont pour noms : Amadou Diallo de « Saramaya Couture » en commune I, Banou Adama de « Nostra Création » en commune II et de Bilgo Ibrahim de « Azare Style » en commune VI.

    Au terme de la compétition, le jury a décidé d’attribuer le 1er prix à Amadou Diallo de « Saramaya couture », avec un total de points de 125 sur 150. Pour les professionnels de la mode, le choix se justifie à plus d’un titre. La créativité de l’artiste, le jeu de couleurs des tissus et l’application dans la collection, sont sans reproche. Le lauréat gagne ainsi une machine à coudre et une enveloppe. Quant au 2ème prix, il est revenu à Banou Adama qui reçoit également une machine et une enveloppe. Bilgo Ibrahim, lui remporte le 3ème prix de la compétition. Il bénéficie d’une machine à coudre.

    La soirée du samedi a aussi récompensé le meilleur mannequin. Le prix, dédié à Mah Diallo (ancienne mannequin et amie de Aminata Pédro, décédée il y a quelques années) est revenu à Awa Sangaré avec un total de points de 121 sur 150. 

    Pour le ministre de la culture Hamane Niang, accompagné du secrétaire général du ministère de l’artisanat et du tourisme, cette soirée célèbre le savoir-faire de nos artistes créateurs. Exprimant toute la reconnaissance du gouvernement, et son soutien à accompagner les initiatives du genre, le ministre de la culture a espéré que la 6ème édition accorde une place de choix aux tresses « made in Mali ». 
    I. F. SISSOKO

    Commentaires via Facebook :