Festival Pixelini sur la création numérique : Bamako a vécu la première édition

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    Notre capitale a abrité, du 5 au 7 octobre 2011, la première édition du Festival sur la création numérique «Festival Pixelini ». En prélude à l’évènement, ses organisateurs ont animé un point de presse pour le présenter aux hommes de média. La rencontre était animée par Marion Sylla, responsable de Kër Thiossane au Sénégal, avec l’assistance de l’artiste Chanana du Collectif Yeta du Mali. Pixelini est en effet est le fruit d’un partenariat entre Kër Thiossane et le Collectif Yeta.

    Le festival s’inscrit dans le cadre du projet de coopération international Rose des Vents Numériques. Il fait suite au festival Afropixel, tenu à Dakar en Mai 2010 et au Forum des Arts Numériques de Fort de France, en Avril 2011. Pour cette édition 2011, Rose des Vents Numériques a décidé de porter son attention sur la question de la création numérique et sa relation au public, dans le contexte des villes africaines. Le point de presse a été suivi par la présentation de la plateforme ressource pour les arts numériques en Afrique et dans les Caraïbes.

    Pour Marion Sylla, l’objectif est la création d’un réseau entre les différentes régions. Pour elle, ce projet passe par l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il se justifie aussi par le fait qu’aujourd’hui la création numérique est forme de création dynamique. On constate, depuis une dizaine d’années, un peu partout dans le monde, l’émergence d’un certain nombre de manifestations ou d’espaces qui lui sont dédiés. «Des sites d’artistes, des projets artistiques en ligne, des musées, galeries, réseaux et organisations présentant des oeuvres d’art numérique, des festivals, ainsi qu’une sélection d’expositions d’art des nouveaux médias», a-t-elle énuméré.

    Mais, en dépit de cette évolution planétaire, en Afrique, à l’exception de l’Afrique du Sud, la création numérique est un courant encore nouveau. Les manifestations ou expositions consacrées à l’art numérique sur le continent sont encore rares et les structures ou écoles susceptibles d’accompagner les artistes africains dans la création numérique, ou capables de produire ou d’accueillir des expositions, sont peu nombreuses.

    Pixelini vise à faire sortir les oeuvres et la création contemporaine africaine des musées, à partager les innovations technologiques qui participent de l’évolution des sociétés et que chacun devrait être en mesure de s’approprier, à rendre plus accessibles la création contemporaine et les nouvelles technologies, ainsi que les logiciels libres, aux publics africains, notamment à la jeunesse et aux enfants, à faire découvrir l’art et le multimédia au plus large public, un public de proximité, souvent peu sensibilisé à l’art contemporain. Cela, à travers des manifestations ouvertes à tous, et dans un cadre autre que celui du musée ou d’une exposition traditionnelle. Pixelini ambitionne également de créer des relations à l’art et au multimédia d’un autre type.
    Youssouf Diallo

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