« Nous ne sommes pas un parti de revanchards »

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C’est le propos tenu par le président de la Congrès National d’Initiative Démocratique (CNID) Fasso Yiriwa Ton. C’était, le 13 janvier derniers lors de la présentation de vœux du parti à la presse.

 

Me Tall n’a pas caché sa position, du moins celle de son parti sur la question de la réconciliation nationale. A la question d’un journaleux à savoir quelle est la position du CNID sur la réhabilitation de l’ancien président Moussa Traoré, la réponse  de Me Tall s’est pas fait attendre: « nous ne sommes pas un parti de revanchards », répond t-il. Selon lui, le CNID dès sa création prône la réconciliation nationale. C’est pourquoi, continuait-il, la première devise du CNID  était : « réconcilier pour construire ». Avant d’être : « rassembler pour construire ».

 

 Pour Me Tall, le Général Moussa Traoré est dans une situation de fait qui n’est pas conforme à la légalité. Il indique qu’il est temps que le débat sur cette situation ait lieu pour que chacun se prononce, et qu’elle soit dégagée, une bonne fois.  Cela vaut mieux, ajoute t-il, que les passe-droits de toute nature.

 La position du CNID FYT sur la réconciliation ou la réhabilitation du Général Moussa Traoré est claire, surtout quand Me Tall affirme : « A un moment, il faut qu’on pardonne et regarde l’avenir et qu’on ne regarde point dans le rétroviseur. Nous voulons la réconciliation. Nous l’avons voulu dès l’acquisition de la démocratie en 1991».

 

On se rappelle, qu’en 1995, le CNID  a été le premier parti à recevoir le Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR), le présumé parti des « héritiers » du Général Traoré. A en croire Me Tall, à l’époque, c’était, en même temps, une leçon de démocratie et réconciliation nationale.  Le président du CNID à préciser un débat sur la réconciliation nationale est nécessaire.

 

La réconciliation nationale devrait, selon lui,  permettre à cicatriser, définitivement, les plaies et non à rouvrir des plaies. Pour ce faire, cette réconciliation, pense t-il, doit se faire sur des bases claires et saines et non dans l’obscurité.

 

Rappelons que  la question sur la réconciliation nationale est d’actualité au Mali. Le Président de la République, Amadou Toumani Touré, le renverseur du général Moussa Traoré, ne rate plus d’occasion pour l’évoquer. Même les politiques évitent encore le débat, la position de la société civile est connue. On se rappelle que c’est la société qui a empêché la présence, de l’ex- Chef de l’Etat  au défilé militaire marquant les festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Mali.

Abou Berthé    

 

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