Au Mali, le prochain président élu et la France doivent construire un nouveau plan antiterroriste

13 Août 2018 - 10:32
Mis à jour: 8 ans
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Au Mali, le prochain président élu et la France doivent construire un nouveau plan antiterroriste
Ibrahim Boubacar Keita (G) affronte Soumaïla Cissé (D
Des djihadistes conduisent des attaques quasi quotidiennement au Mali. Un enjeu majeur pour cette élection présidentielle dont le second tour est ce dimanche 12 août. Alors que le Mali vit une élection présidentielle sous tension, avec l'opposition qui pointe déjà du doigt un premier tour électoral entaché de fraude, la situation sécuritaire du pays ne cesse de se dégrader. Il n'est pas un jour sans que la presse locale ne fasse état d'attaques dans le nord et le centre du pays, tantôt commises par les groupes djihadistes opérant dans la région, tantôt résultant de tensions ethniques encore très ancrées sur le territoire. Une menace djihadiste grandissante La menace terroriste en effet ne diminue pas, le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda, conduit des attaques quasi quotidiennement, contre les forces armées maliennes, mais aussi et surtout contre les forces étrangères présentes sur le sol malien. Il y a quelques semaines, alors que le Président Emmanuel Macron se rendait à Nouakchott pour le sommet de l'Union Africaine, GSIM revendiquait deux attaques, l'une du 1e Juillet contre la force Barkhane à Bourem dans la région de Gao, blessant quatre soldats, l'autre du 29 juin, contre le quartier général de la force G5 Sahel à Sévaré, Mopti, faisant plusieurs victimes. Ces deux attaques dénotent, au vu de leur modus operandi sophistiqué et leur proximité dans le temps, une capacité opérationnelle et stratégique en pleine croissance. Plus récemment, le jour même du scrutin, le groupe a attaqué un convoi de soldats maliens dans la région de Mopti alors qu'ils transportaient des urnes contenant des bulletins de vote, signifiant ainsi de manière explicite leur désapprobation face à un processus électoral déjà bien fragile sur le plan politique. Plusieurs attaques signées groupe État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) ont récemment frappé la région de Mopti, au centre du pays, signalant une extension notable du théâtre opérationnel du groupe. Une menace djihadiste multidimensionnelle Par ailleurs, plusieurs attaques signées groupe État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) ont récemment frappé la région de Mopti, au centre du pays, signalant une extension notable du théâtre opérationnel du groupe, qui jusqu'à présent concentrait ses attaques au nord-est du pays, sur la frontière Mali-Niger. Le groupe s'était auparavant illustré par l'attaque surprise contre les forces américaines à Tonga-Tonga, dans la région du Tillabéri au Niger, attirant au demeurant l'attention sur la présence de l'armée américaine dans la région, élément qui indiquait déjà combien la menace posée par le groupe est prise au sérieux par la première puissance militaire mondiale. Des tensions ethniques qui persistent Au centre, le pays est plus que jamais gangrené par des conflits interethniques. Les communautés Peuls et Dogons, entre autres, ne cessent de se déchirer. Les attaques des uns donnent lieu aux ripostes sanglantes des autres, nourrissant un cycle de violence sans fin. Les Peuls, accusés de coopération directe ou indirecte avec les groupes djihadistes opérant dans la région, accusent Bamako d'armer les milices Dogons. Au vu du vide laissé par l'État central face à la situation explosive qui règne entre les communautés, une nouvelle milice d'autodéfense Peul a récemment vu le jour, l'Alliance pour le Salut du Sahel (ASS), avec pour but affirmé l'anéantissement des milices Dogons, aggravant davantage la situation sécuritaire. La seule réponse militaire est insuffisante Jusqu'à présent, la réponse apportée par les autorités est circonscrite au militaire, oubliant la dimension sociale et économique de la situation, élément pourtant clé de la résorption de la crise. Les troupes des Forces Armées Maliennes (Fama) sont déployées dans le nord et centre du pays. À cela s'ajoutent les actions menées par la force française Barkhane et la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) dont le mandat vient d'être reconduit pour un an. Plus récemment, l'initiative G5 Sahel impulsée par Emmanuel Macron s'inscrit dans la même stratégie du tout sécuritaire. Cinq pays - le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso - tentent, tant bien que mal, de mettre sur pied une nouvelle force régionale en vue de lutter contre les menaces terroriste et criminelle qui frappent la région. Outre les limites manifestes de la force G5 Sahel, notamment sur le plan financier, aggravées par l'absence remarquable de l'Algérie, acteur pourtant crucial de la région, elle ne répond que partiellement aux problèmes majeurs rencontrés dans le nord du Mali, notamment eu égard aux populations locales, actrices silencieuses mais décisives de l'endiguement de la menace djihadiste. Il serait, en effet, souhaitable que le prochain président élu, mais également les pays partenaires du Mali, et en premier lieu la France, focalisent leur attention sur les populations locales et élaborent des plans de lutte anti-terroriste les prenant en compte. La crise de 2012 qui s'était traduite, entre autres, par la prise de contrôle par les groupes djihadistes du Nord du pays, n'a fait que renforcer l'isolement de la région. La majorité des Maliens habite le sud du Pays, avec seulement 10% de la population qui peuple le nord. Zone désertique, cette partie du pays est quasiment coupée du Sud et de la capitale Bamako, poumon économique du pays. Ses habitants s'y sentent isolés et abandonnés par un pouvoir central qui semble ignorer les besoins d'une population en souffrance. La crise de 2012 qui s'était traduite, entre autres, par la prise de contrôle par les groupes djihadistes du Nord du pays, n'a fait que renforcer l'isolement de la région. L'intervention des forces étrangères, notamment de la France avec l'opération Serval, remplacée ensuite par la force Barkhane, si elle a permis d'endiguer l'avancée des djihadistes qui menaçaient directement Bamako, n'a pas été accompagnée d'un travail en profondeur centré sur les populations locales. Il en est résulté un climat de suspicion envers Bamako et ses partenaires, brèche dans laquelle les groupes djihadistes se sont aisément infiltrés, pourvoyant aux besoins des locaux là où l'État faillit. Les défaillances de l'appareil judiciaire dans la région, par exemple, ont été comblées par des tribunaux islamiques, les écoles coraniques se multiplient. En découle entre autres, sinon une certaine tolérance vis-à-vis de ces groupes djihadistes, en tout cas une réticence à coopérer avec les forces armées régulières. Ce climat de défiance freine le travail des forces de sécurité, notamment le travail de renseignement et de récolte d'informations nécessaires à l'arrestation de leaders djihadistes ou bien même à la prévention de certaines attaques. À ce stade, au vu des dépenses déjà engagées et des efforts fournis avec un résultat pour le moins mitigé, il serait salutaire et urgent que les têtes pensantes des administrations, en particulier à l'Élysée, tiennent enfin compte de la réalité du terrain et de la complexité de la situation pour bâtir un plan de règlement de crise pensé sur le long terme. Par huffingtonpost.fr/

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Commentaires (1)

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Koumba Sacko
Koumba Sacko 8 ans
Nous disons la vérité fait mal aux malhonnêtes et les met hors d’eux mais apaise ou et rend heureux les honnêtes 1)Nous disons et rappelons aux maliens et maliennes fiers honnêtes ayant un amour profond pour leur Mali NOUS DEVIONS EN PRINCIPE PRENDRE PART AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES MAIS NOUS AVIONS PRIS DU RETARD CAR EN AMAZONIE SI NOUS AVIONS PRIS PART AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES 2018 NOTRE PROGRAMME DE GOUVERNEMENT REPOSERAIT SUR TROIS PILIERS DISPOSÉS DE TELLE SORTE QU’ILS FORMENT UN TRIANGLE ÉQUILATÉRAL DANS LEQUEL SE TROUVE LEUR MALI *LE PREMIER PILIER EST LA SÉCURITÉ L’UNITÉ ET LA PAIX *LE DEUXIÈME PILIER EST L’ÉRADICATION DE CETTE POURRITURE DE LA GANGRÈNE DE LA CORRUPTION DE LA CUPIDITÉ QUI A ENVAHIT LE MALI DANS TOUTES SES COMPOSANTES *LE TROISIÈME PILIER EST LA PRISE EN CHARGE DU BIEN ÊTRE DU BIEN VIVRE DU VRAI DÉVELOPPEMENT DE LEUR MALI PAR LES MALIENS LES MALIENNES FIERS HONNÊTES AYANT UN AMOUR PROFOND POUR LEUR MALI 2)Nous leur disons et rappelons *LE PREMIER PILIER EST LA SÉCURITÉ L’UNITÉ ET LA PAIX TEL INDIQUÉ DANS LEUR HYMNE NATIONAL A TON APPEL MALI POUR TA PROSPÉRITÉ NOUS SERONS TOUS UNIS SI L’ENNEMI DÉCOUVRE SON FRONT AU-DEDANS OU AU-DEHORS DEBOUT SUR LES REMPARTS NOUS SOMMES RÉSOLUS DE MOURRIR NOTRE COMBAT SERA UNITÉ Ne dit-on pas *RIEN NE SERT D’AVOIR PEUR DE LA MORT QUE TU AIS PEUR D’ELLE OU PAS ELLE VIENDRA TE PRENDRE LE JOUR PRÉVU PAR ALLAH DIEU MANGALAH YAHWEH ET AUCUN HUMAIN SUR CETTE TERRE NE SAIT REPONDRE AVEC EXACTITUDE Á LA TRIPLE QUESTION Á SAVOIR QUAND OÙ ET COMMENT AINSI IL NE FAUT JAMAIS AU GRAND JAMAIS AVOIR PEUR DE LA MORT ET IL FAUT TOUJOURS AFFRONTER L’ENNEMI CAR IL EST AUSSI UN MORTEL COMME NOUS 1)Nous leur disons et rappelons *AINSI NOUS ALLONS DÉCLARÉ LE MALI COMME UN ÉTAT EN GUERRE CAR ATTAQUÉ PAR DES ENNEMIS ARMÉS VENUS DE L’EXTÉRIEUR ET DE LEURS COMPLICES INTERNES MALIENS ARMÉS ÉGALEMENT AUX FINS D'EN FINIR LE PLUS RAPIDEMENT AVEC CES ENNEMIS *AINSI EN TANT QUE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES LE MALI ÉTANT OCCUPÉ DANS LA RÉGION DE KIDAL PAR DES ENNEMIS VENUS DE L’EXTRÉRIEUR AVEC NOTRE GOUVERNEMENT COMPOSÉ DE 19 MINISTRES NOUS NE SERONS NI DANS LES BUREAUX CLIMATISÉS DE BAMAKO OU Á KOULOUBA OU DANS LES VILLAS CLIMATISÉES DE BAMAKO MAIS Á KIDAL SUR LES CHAMPS DE BATAILLES AUX FRONTS DE COMBATS AVEC L’ÉTAT MAJOR MILITAIRE ET LES FORCES MILITAIRES POUR LIBÉRER LE NORD DE LEUR MALI DES MAINS DES ENNEMIS VENUS DE L’EXTÉRIEUR TELS LES CAS DE GEORGE WASHINGTON ET SON GOUVERNEMENT POUR LIBÉRER SON PAYS LES USA DES MAINS DES ENNEMIS DE CHARLES DE GAULLE ET SON GOUVERNEMENT POUR LIBÉRER SON PAYS LA FRANCE DES MAINS DES ENNEMIS DE HÔ CHI MINH ET SON GOUVERNEMENT POUR LIBÉRER SON PAYS LE VIETNAM DES MAINS DES ENNEMIS DE MAO ZEDONG OU MAO TSÉ-TUNG ET SON ÉQUIPE POUR LIBÉRER SON PAYS LA CHINE DES MAINS DES ENNEMIS ET NOUS ALLONS ÊTRE ÉGALEMENT IMPITOYABLES SANS PITIÉ ET LES METTRE HORS D’ÉTAT DE NUIRE SANS AUCUN ÉTAT D’ÂME AUX FINS DE REMPORTER LA VICTOIRE FINALE ET DÉFINITIVE COMME L’ONT FAIT GEORGE WASHINGTON ET SON GOUVERNEMENT CHARLES DE GAULLE ET SON GOUVERNEMENT HÔ CHI MINH ET SON GOUVERNEMENT MAO ZEDONG OU MAO TSÉ-TUNG ET SON GOUVERNEMENT *PAR AILLEURS LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET SON PARLEMENT Á SAVOIR LES DÉPUTÉS SERONT BASÉS Á MACINA AVEC L’ÉTAT MAJOR DE LA GENDARMERIE ET LES GENDARMES ET SERONT AUX FRONTS DE GUERRE CONTRE LES ENNEMIS INTERNE DU MALI Á SAVOIR AMADOUN KOUFFA OU AMANDOUN LE MÉCRÉANT DU MACINA ET SA TROUPE DE MÉCREANTS ILS DEVRONT ÊTRE ÉGALEMENT IMPITOYABLES SANS PITIÉ ET LES METTRE HORS D’ÉTAT DE NUIRE SANS AUCUN ÉTAT D’ÂME *EN OUTRE LES MAIRES LES CHEFS TRADITIONELS LES CHEFS DE VILLAGE LES CHEFS RELIGIEUX TOUTE CROYANCE CONFONDUE AVEC L’ÉTAT MAJOR DE LA POLICE ET LES POLICIERS SERONT MOBILISÉS DE JOUR COMME DE NUIT POUR LE CONTRÔLE DES PERSONNES DANS LEURS DIFFÉRENTES LOCALITÉS ILS DEVRONT ÊTRE ÉGALEMENT IMPITOYABLES SANS PITIÉ ET METTRE HORS D’ÉTAT DE NUIRE SANS AUCUN ÉTAT D’ÂME TOUTE PERSONNE ENNEMIE ET COMPLICE DE L’ENNEMI 2)Nous leur disons et rappelons *LES FRONTS DE COMBAT CONTRE LES ENNEMIS DE LEUR MALI SERONT CONFIÉ NI AUX SOLDATS ET OFFICIERS PARENTAUX CLANIQUES POLITIQUES VENUS DANS L'ARMÉE DANS LA GENDARMÉRIE DANS LA POLICE POUR BOUFFER LEURS PARTS DE « GÂTEAU-MALI SUCCULENT SAVOUREUX QUI DONNE DE L’EMBONPOINT» NI AUX SOLDATS ET OFFICIERS REBELLES MILITAIRES GENDARMES POLICIERS « CHEVAL DE TROIE » MAIS AUX SOLDATS ET OFFICIERS MILITAIRES GENDARMES POLICIERS VENUS PAR VOCATION PROTOTYPES DES MALIENS ET MALIENNES ANTIQUES FIERS HONNÊTES COURAGEUX INTRÉPIDES SANS PEUR AYANT UN AMOUR PROFOND POUR LEUR MALI QUI ASSUMERONT AVEC SUCCÈS ET CELA SANS AUCUN DOUTE LEURS MISSIONS REGALIENNES ET NOUS USERONS DE LA GUERRE CONVENTIONNELLE DU DROIT HUMANITAIRE CONVENTIONNEL DU DROIT DE L’HOMME CONVENTIONNEL DE LA CONVENTION DE GÉNÈVE DU 27 JUILLET 1929 CONVENTIONNELLE ET DE LA
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