Gestion économique, sociale et culturelle du pays : Le Pr Issa N’Diaye dénonce le «bilan catastrophique d’ATT»

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Dans un article publié par notre confrère «Info-Matin» dans sa parution n°2068 du mercredi 15 novembre, intitulé : «Pr Issa N’Diaye, 1er secrétaire du FASO, ATT aura t-il la sagesse de se retirer ?», le Pr de philosophie jette un regard critique sur la gestion du pays. Faisant référence au Manifeste pour la démocratie, il dira que celui-ci ne dresse que le bilan politique désastreux de ATT, son phagocytage des partis politiques.

Ce qui manque à ce Manifeste, à en croire l’ancien ministre, c’est bien le bilan économique, social et culturel du pouvoir ATT : «la pauvreté galopante des Maliennes et des Maliens, leur mal-vivre, la corruption effrénée des élytes et son institutionnalisation, l’impunité et l’incivisme, le discrédit de l’Etat, la destruction accélérée du tissu social, la mise sous tutelle de la presse parfois à coup d’enlèvements et de bastonnades de journalistes lorsqu’ils résistent à l’achat des plumes et des langues, la transformation de l’ORTM en une officine de propagande bornée et stupide… La liste des dérives du régime ATT est longue voire infinie. Son bilan est plus désastreux que celui de l’UDPM. Mais encore une fois, le pouvoir ATT n’innove point en la matière. Il ne fait que bonifier l’héritage qui est le sien, il faut le reconnaître avec moins de classe, plus de voracité et de nullité. Mais au delà de tout ce silence, sur lequel saute à pieds joints le Manifeste pour la démocratie, il y a une large part de vérité dans son message et c’est cela aussi qu’il faut retenir tout en y prenant garde. Il est certes juste et salutaire qu’aujourd’hui, naisse au Mali, une nouvelle dynamique pour congédier de la classe politique nationale la médiocrité actuelle. Il faut certes pour cela que des patriotes maliens, les vrais, se retrouvent, mais pas dans la confusion comme ce fut le cas jusqu’ici, et dans le nébuleux mouvement démocratique des années 90-91. A cet effet, il nous faut en faire une critique vigoureuse et sans complaisance».

Par ailleurs, il persiste et signe qu’«il nous faut rompre avec le système actuel. Ce ne sera guère facile, mais nous sommes condamnés à aller dans ce sens, en créant une dynamique populaire autour d’une alternative nouvelle».

Lu par Chahana Takiou

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